Le père adopté, Didier van Cauwelaert

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Le père adopté, Didier van Cauwelaert
Editions Albin Michel, mars 2007.

 

Dans ce roman autobiographique, Didier van Cauwelaert retrace la vie de ce père tant aimé, aujourd’hui décédé. En braquant les projecteurs sur cet homme excentrique, aimant, protecteur, volontaire, animé d’une énergie phénoménale, l’auteur met en lumière ce qui a donné naissance et sens à sa propre vocation d’écrivain. Une vocation précoce qu’il caressa dès l’âge de sept ans et demi, puisant son inspiration dans les personnages familiaux romanesques qui l’entouraient, dans les vies parallèles qu’il s’inventait quand la sienne lui paraissait manquer de sel.

Ce qui frappe et émeut indiciblement au fil de ce récit, c’est cette relation si forte et si belle qui unit le père et le fils. Une relation tissée aux fils d’une confiance, d’un amour, d’une complicité et d’une admiration réciproques et absolus.

Truffées d’anecdotes truculentes, ces pages, qui, de l’aveu même de l’auteur, ne suivent d’autre plan que l’enchaînement des émotions, rendent un vibrant hommage à celui qui reste, pour son fils, si vivant aujourd’hui encore. Et qui le devient pour nous sous sa plume.

 

Citations :

 

« Ici bas, au fil des épreuves, des souffrances, des renaissances et des morts successives, tu as toujours préféré faire plaisir que pitié. Tu ne voulais pas qu’on te pleure. J’accomplis ta volonté et je te ris. »

« Tu as réussi ce que très peu de pères considèrent comme leur objectif ultime : être aimé à la fois comme un maître et comme un faire-valoir. »

 « Je ne suis pas dupe, je sais pourquoi tu as encouragé si fort ma vocation de romancier dès l’enfance : si tu as été mon maître à rêver, c’était aussi pour que je devienne ta machine à écrire. »
               « Tu ne me manques presque jamais, papa. Je te parle plus que je ne t’entends, mais depuis ta mort, j’ai l’impression de vivre double. Je souffre évidemment de n’avoir plus ton regard, ta voix, ton rire et ta main sur l’épaule au présent de l’indicatif, mais tu tiens toujours autant de place dans ma vie. »