Elle s’appelait Sarah, de Tatiana de Rosnay (éditions Héloïse d’Ormesson)

Elle-s-appelait-Sarah

Elle s’appelait Sarah, de Tatiana de Rosnay.
Traduit de l’anglais par Agnès Michaud.
Editions Héloïse d’Ormesson, mars 2007

A adopter sans hésitation dans votre bibliothèque !

Difficile de dire si c’est moi qui ai dévoré ce roman ou l’inverse, voire les deux à la fois, tant je me sens habitée par la petite Sarah. Un bouleversant récit sur le Vel d’Hiv’ qui constitue une mise en accusation de l’oubli, participe avec une émotion à fleur de plume au recouvrement de la mémoire, au devoir de se souvenir, de témoigner. Face à la barbarie dont les hommes peuvent être hélas capables – et ce judéocide en est un triste exemple – ce récit invite à garder l’esprit en alerte sur tout risque de dérapage. Plus qu’un témoignage sur le passé, il est donc aussi une invitation à la vigilance au présent.

Déchirant. Poignant. Magnifique.

De la première à la dernière ligne, la tension est permanente avec une montée en puissance au fur et à mesure de notre attachement aux personnages. L’auteure décrit les situations, l’ambiance des lieux, la psychologie des individus avec une acuité et une justesse si grandes, que l’on se fond dans le récit au point d’en oublier qu’il s’agit d’une fiction. Ce roman ne se lit pas, il se VIT. Ses personnages ne sont pas prisonniers des pages, ils vous HABITENT. Vous n’êtes plus un lecteur mais un TEMOIN.

Un style d’une remarquable fluidité, avec des phrases courtes, un rythme soutenu, où chaque mot fait mouche.Une construction aussi habile qu’imaginative où présent et passé alternent avant de se fondre et se confondre pour bâtir ensemble un avenir.
Tatiana de Rosnay nous offre véritablement ici un morceau de bravoure.

Je ne peux que vous inciter à vous précipiter sur ce roman que j’ai lu en apnée, la gorge nouée et les yeux embués de larmes.

S’il m’avait fallu résumer ce commentaire dithyrambique (à la mesure de mon coup de foudre) en quelques mots, je les aurais empruntés à Christian Bobin :  » Peu de livres changent une vie. Quand ils la changent, c’est pour toujours. Des portes s’ouvrent que l’on ne soupçonnait pas. On entre et on ne reviendra plus en arrière « .

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