Mon grand appartement, de Christian Oster (éditions de Minuit)

Mon-grand-appartement

Mon grand appartement, Christian Oster (Prix Médicis 1999)
Editions du Livre de Poche, Mars 2007

 

Tout commence pour Gavarine par une double perte : celle des clefs de son (grand) appartement, et celle de sa compagne. Son cœur comme son logement se retrouvent dès lors bien vides. Et c’est dans de somptueuses digressions qu’il va nous relater le vide amoureux, « le presque vide, le presque rien, le peu qu’il sauve ». Face à tous ces malheurs qui pèsent sur le quotidien, Gavarine ne se laisse pas abattre mais au contraire oppose un flegme savoureux, non dénué d’humour. Il décide de laisser faire le hasard, lequel va le conduire à croiser la route du bonheur en la personne de Flore, une femme enceinte. Et de décider instantanément non seulement qu’elle sera la femme de sa vie, mais qu’il sera le père de cet enfant. Une rencontre qui en l’espace de vingt petites minutes va changer son destin.

 

C’est dans un véritable état de jubilation que j’ai suivi les divagations de cet attachant personnage et ses incessantes réflexions intérieures. Un roman fluide, dans lequel on sent la vérité de l’expérience, où les clefs perdues de l’appartement nous offrent d’autres clefs sur l’existence.   

 

Citation :

 

« L’amour, c’est ce qui manque le plus à ceux qui aiment. »

Publicités