Des vents contraires, Olivier Adam (éditions de l’Olivier)

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Des vents contraires, Olivier Adam

Éditions de l’Olivier 2009.


     Interrogation douloureuse de la fillette lovée contre son père : « 
Elle me manque trop maman. Pourquoi on ne va pas la rejoindre ? » Lui : « Parce qu’on ne sait pas où elle est. » Manon : «Oui mais si elle est morte. Si elle est morte on n’a qu’à mourir tous les trois comme ça on sera avec elle. » Avec elle… Elle, c’est Sarah, qui un an plus tôt a disparu en laissant son mari Paul, et ses enfants, Manon 4 ans et Clément 8 ans dans un état d’angoisse paroxystique. Accident ? Nouvel amour ? Besoin de prendre de la distance quelque temps ? Accès de folie ? Aucune piste. Aucun mobile. Contres vents et marées, Paul veut garder le cap sur l’espoir qu’elle revienne, éviter son propre naufrage et surtout celui de ses enfants auxquels il voue un amour fou.

 

      Seul face à ces questions sans réponse, Paul décide de retourner sur les terres bretonnes de son enfance, là où sont ses racines. Un nouvel horizon pour un nouveau départ. Ses tumultes intérieurs sont le reflet du climat et des paysages de cette région qu’il décrit dans un langage simple et très imagé : la lande sauvage comme son côté de gentil bourru, les tempêtes et sa rage alternant avec la douceur du soleil et son infinie tendresse, les falaises de granit résistant au fracassement des vagues à l’instar du roc qu’il se doit d’être vis-à-vis de ses enfants.


Et comme si survivre à cette femme et mère absente ne suffisait pas, son âme de Saint-Bernard le conduit à aussi offrir son soutien, avec plus ou moins de bonheur, aux éclopés de la vie qu’il croise sur sa route. Un ours au cœur tendre. Un homme déboussolé puisant dans l’énergie du désespoir et l’amour viscéral qui le lit à Manon et Clément, la force d’affronter les vents contraires.

      Un roman poignant, sensible, au ton extraordinairement juste.

 

            Ce roman a reçu le Grand Prix RTL-Lire 2009  

 

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