Rien ne s’oppose à la nuit, de Delphine de Vigan : rien ne s’oppose à l’amour

 

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Rien ne s’oppose à la nuit, Delphine de Vigan

Editions Jean-Claude Lattès, août 2011.

 

Rien ne s’oppose à l’amour

 

     « L’écrit délivre les cris des lèvres » (Christine Spadaccini). Cris de joie, cris de douleur, la plume de Delphine de Vigan cherche les mots pour tenter de décrire, de cerner, de comprendre, celle qui n’est plus : sa mère, Lucile. « Sans doute avais-je envie de rendre un hommage à Lucile, de lui un offrir un cercueil de papier – car, de tous, il me semble que ce sont les plus beaux – et un destin de personnage. Mais je sais aussi qu’à travers l’écriture, je cherche aussi l’origine de sa souffrance (…), et je ne peux me contenter d’ignorer combien cette quête, non contente d’être difficile, est vaine. » Car il n’y a pas une vérité, incontestable, inébranlable, mais plusieurs.

     Delphine de Vigan remonte ainsi toute l’histoire de sa mère, qu’elle découvre sans vie sur son lit, après avoir mis fin à ses jours. Pour cela, l’auteur mène une véritable enquête de fond, traque jusqu’aux moindres détails auprès de ceux qui ont jalonné son parcours, de sa petite enfance à ce jour fatidique de 2008. Témoignages, lettres, enregistrements, photos, souvenirs, écrits, journaux intimes, face au vertige qui est sien, l’auteur a besoin de trouver des repères.

     Mais rédiger un livre sur un sujet aussi sensible et intime suscite en elle des doutes permanents. A t-on le droit de déterrer les démons du passé ? Ne risque t-elle pas de générer des dommages collatéraux auprès des proches encore en vie ? En quoi son histoire personnelle peut-elle avoir une dimension plus universelle et concerner le lecteur ?

     C’est une quête sur les origines, le mythe familial mais aussi sur l’acceptation d’en voir son envers que nous offre Delphine de Vigan. Un livre poignant, fascinant, où les souvenirs lumineux, les jours heureux, alternent avec les non-dits et secrets de famille douloureux.

     Un roman dont la quête, à l’instar du contenu, reste envers et contre tout un hymne à l’amour.

 

Bibliographie :

Jours sans faim, Editions Grasset (2001)

Les jolis garçons, Editions Jean-Claude Lattès (2005)

Un soir de décembre, Editions Jean-Claude Lattès (2005)

No et moi, Editions Jean-Claude Lattès (2007)

Les heures souterraines, Editions Jean-Claude Lattès (2009)

 

Informations pratiques :

Prix éditeur : 19€

Nombre de pages : 437

ISBN : 978-2-7096-3579-0

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