Les arbres ne montent pas jusqu’au ciel, de Marianne Rubinstein, aux Editions Albin Michel

9782226242983

Les arbres ne montent pas jusqu’au ciel, de Marianne Rubinstein

Editions Albin Michel, aout 2012 

     Trois septembre. Le sol s’ouvre sous les pieds de Yaël. Son mari la quitte. Pour une autre femme. Une de ses amies de surcroît. Comme les feuilles au dehors, elle tombe. Une chute vertigineuse dans le chagrin, le repli sur soi, la douleur de la trahison. Seule la présence de son fils Simon, trois ans, en garde alternée, rythme encore sa vie. A la quarantaine à peine passée, Yaël s’interroge sur cet âge charnière : « C’est quoi pour toi la quarantaine? » demande t-elle inlassablement à ses amies.

     Qu’est-ce que la quarantaine en effet, pour Yaël? L’âge de l’effondrement de son couple, le mi-parcours de son chemin de vie, ou l’aube d’une nouvelle existence?

     Au fil des saisons, Yaël consigne dans son journal la couleur des sentiments qui l’animent. Automne, hiver, printemps, été, ce n’est pas la vie qui continue, c’est une nouvelle vie qui commence. Peu à peu, la jeune femme s’ouvre aux autres, trouve des écho à son ressenti dans la littérature, étend le cercle de ses relations, élargit la palette de ses sentiments. Et découvre la saveur de cette liberté toute neuve, le bonheur de vivre pleinement l’instant présent. Comme une sève nouvelle qui la parcourt.

     Un roman plutôt agréable, mais qui a suscité en moi un enthousiasme automnal plus que printanier…

P. 40 : La colère protège aussi, elle préserve de la souffrance si aigüe qu’elle en tue, elle en diffère l’effet, elle permet au poison de s’infiltrer dans le sang de manière moins brutale.