Et n’attendre personne, d’Eric Genetet, aux éditions EHO : dévoré d’une traite!

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Et n’attendre personne, de Eric Genetet
Editions Heloise d’Ormesson, janvier 2013

     « J´avais rencontré celle que j’attendais. Elle était l’espoir qui détraquait la grisaille, un vertige éblouissant. Du sens dans la mécanique obscure de l’amour. » Plus de 20 ans ont passé et rien n’a changé. Les sentiments d’Alberto pour Isabella, et réciproquement, n’ont pas connu l’érosion du temps. Un amour  » solide comme du béton brut ».

     Et soudain, l’annonce de leur fils Manuel d’aller s’installer à New York de fragiliser leur bel édifice amoureux, cette citadelle qu’ils croyaient imprenable. Si Isabella se réjouit et considère ce départ comme une respiration bienvenue, Alberto vit l’éloignement de leur fils comme une suffocation. Un cataclysme.
Incompréhension au sein du couple. Ressenti aux antipodes. Trajectoires divergentes.

     Isabella part travailler à Bruxelles, épanouie dans ses nouvelles fonctions, tandis qu’Alberto se fait virer et sombre dans la dépression.        

    L’heure est au bilan sur soi, sur son couple à la quarantaine venue. Ce grain de sable dans les beaux rouages de leur amour va conduire Alberto à se pencher sur son parcours, sur ce qui a guidé inconsciemment sa vie jusqu’alors, sur les blessures non guéries de l’enfant qui sommeille en lui. Et c’est à la lumière d’un terrible secret de famille enfin dévoilé, qu’il va comprendre qui il est vraiment, quels sont ses besoins, ses réelles aspirations. Qu’il va trouver la paix et la liberté intérieures.

    Ces réflexions iront-elles dans le sens de la reconquête de la femme aimée? L’en éloigneront-elles au contraire?

Dans ce roman court au style épuré, Eric Genetet nous livre une analyse remarquable du cycle de vie des sentiments au sein du couple. Mais pas seulement. Avec beaucoup de subtilité, de sensibilité, il nous invite à être en accord avec nous-mêmes, à nous aimer, à être en paix avec notre passé. Pour ensuite avancer. Libres.

Un livre que j’ai dévoré!

P.110 :  » Un jour, si l’enfant qui est en nous a pu exprimer ses terreurs et ses colères, on ne souffre plus. On devient un homme libre. On se trompe parfois, on brule tout, souvent, mais quand on comprend le sens de tout cela, quand on s’affranchit du regard des autres, quand on trouve grâce à ses propres yeux, on peut aimer, s’aimer et être aimé. »

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