Vanessa Paradis, La vague à l’âme. Biographie de Erwan Chuberre-Saunier

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Vanessa Paradis, La vague à l’âme. Biographie de Erwan Chuberre Saunier

Éditions Didier Carpentier, février 2013

 

Le tourbillon de sa vie…

« Joe le taxi , c’est sa vie, du rhum au mambo, embouteillage… ». Qui n’a pas en tête ce tube qui déferla sur les ondes au printemps 1987? Qui ne se souvient pas de la touchante adolescente à la voix si singulière qui l’interprétait alors? Encensée par certains, vilipendée par d’autres, s’il est une évidence, c’est que la jeune fille avec ses trois millions de singles vendus ne laisse personne indifférent. Mais face à la critique, et ce, malgré sa fragilité apparente et son jeune âge, Vanessa Paradis tient bon. Les propos acerbes à son endroit façonnent un caractère de battante qui lui sera utile tout au long de sa carrière.  Coachée par son oncle, Didier Pain, l’adolescente entend bien montrer que la chanson n’est pas une lubie ni ce succès un feu de paille. Pas plus qu’elle n’est une marionnette dont on tire les ficelles.

Il faudra attendre 1990 et ses débuts au cinéma dans Noce blanche pour que ses détracteurs se calment un peu, pour qu’une légitimité en tant qu’artiste lui soit accordée. Meilleure interprète féminine lors des 5èmes Victoire de la musique, prix Romy Schneider, César du meilleur espoir féminin, son nom n’est plus synonyme de femme à abattre mais gage de qualité. Et les plus grands de travailler avec elle. De Gainsbourg qui la surnommera sa « lolycéenne », à la marque Chanel, de Jean-Baptiste Mondino à Jean-Paul Goude, de Lenny Kravitz à René Manzor, en passant par Patrice Leconte ou encore Matthieu Chédid, Vanessa Paradis fascine, touche, inspire.

C’est un portrait très vivant que nous offre Erwan Chuberre Saunier. Avec beaucoup de sensibilité, sans voyeurisme, il nous entraine dans les coulisses de la vie de l’artiste, de la femme et mère. Une personne attachante aux talents pluriels.

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