Autobiographie d’une courgette, de Gilles Paris : un GROS coup de coeur, aujourd’hui en librairie!

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Autobiographie d’une courgette, de Gilles Paris

Editions Flammarion, collection Etonnantiss!mes, à paraître le 17 avril 2013

Nouvelle édition augmentée et illustrée

 

      Pour Icare, 9 ans, surnommé Courgette, le quotidien n’est pas très rose même s’il ne s’en plaint jamais. Une maman qui passe ses journées affalée dans le canapé à regarder la télévision en buvant des bières, quand elle ne lui inflige pas des raclées. Un papa absent car parti « faire le tour du monde avec une poule » – expression que l’enfant comprend au premier degré… Le responsable de cette situation? Le ciel, lui dit sa mère, « avec ces saloperies de nuages qui pissent que du malheur. » Aussi, quand Icare découvre un revolver dans un tiroir, il décide ni plus ni moins de tuer le ciel. Sauf qu’il rate sa cible et… atteint sa mère.

     Dès lors, l’enfant est placé dans un foyer d’accueil, Les Fontaines. Un foyer qui sera l’étape vers sa renaissance, vers une vie auréolée de bonheur. Avec ses camarades Camille, Ahmed, Jujube, Simon, Béatrice et les autres, il va découvrir l’amitié, la rivalité, l’entraide. L’amour. Ce petit bonhomme résolument optimiste, qui « voit tout avec le soleil », n’a en effet pas son pareil pour saisir les aspects poétiques et drôles de l’existence, pour faire des pieds de nez à la tristesse et jongler avec les mots. Si la réalité de son existence est dure, en aucun cas il ne s’apitoie sur son sort et porte un regard bienveillant sur ce qui l’entoure.

     Courgette, c’est un mélange du Petit prince de St Exupéry pour sa sensibilité et sa profondeur, du Petit Nicolas pour son humour et sa spontanéité. C’est un petit garçon indiciblement attendrissant que le lecteur adopte dès les premières pages et garde en lui la lecture achevée.

     Avec Autobiographie d’une courgette, Gilles Paris nous dissuade de tuer le ciel, nous montre qu’il est possible de trouver plus grand sur terre. Un roman qui enchantera les enfants par son effet miroir et qui réveillera l’enfant qui sommeille chez chaque adulte. Un baume pour le coeur et l’âme. Un rayon de soleil dans le ciel de la vie.

     A lire absolument !

 

P.158 : Je la regarde avec ses longs cheveux tout blancs qui s’échappent du bonnet comme si elle vieillissait en marchant. Je connais pas un aussi joli sourire : il allume tout sur son visage comme une lampe au dessus de sa tête, et c’est encore plus beau que le sommet des montagnes et les sapins tout blancs qui descendent dans la vallée.

P. 172 : Des fois, les grandes personnes faudrait les secouer pour faire tomber l’enfant qui dort à l’intérieur. Ça me donne pas envie de grandir tout ça.

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