Juste avant le bonheur, de Agnès Ledig : bouleversant…

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Juste avant le bonheur, de Agnès Ledig

Editions Albin Michel 2013

Prix 2013 de la Maison de la Presse

Cela fait deux ans que Julie occupe ce poste de caissière. Un travail mal considéré sous la houlette d’un patron odieux, mais elle n’a pas le choix. Il lui faut bien subvenir aux besoins de la prunelle de ses yeux, son fils Lulu, trois ans. Alors la caissière encaisse. Sans broncher.

Un jour pourtant, sa route croise celle de Paul, un sexagénaire client du magasin. Il se montre touché par cette jeune femme de vingt ans aux allures d’adolescente. Dans son regard, elle n’est plus cette femme transparente, ce robot suscitant l’indifférence voire le mépris, mais une femme à part entière, dense, respectable et respectée. Et de lui proposer de sortir de sa routine : il part le lendemain pour la Bretagne avec son fils médecin, Jérôme, et propose de les emmener son fils et elle découvrir la mer avec eux. Un avant-goût du bonheur? Méfiante, si souvent trahie par les hommes, Julie finit toutefois par accepter.

Tous les quatre embarquent à bord de la voiture de Paul. Ce dernier, récemment quitté par sa femme, Jérôme, jeune veuf, Julie et Lulu, sont tous à un carrefour de leur existence. Parviendront-ils à négocier ce virage de la vie, à prendre la corde du bonheur et à laisser sur le bas-côté blessures et chagrin? Ne comptez pas sur moi pour vous en dire plus. Je ne voudrais en aucun cas vous ravir le bonheur qu’éprouve tout lecteur de ce roman au fil des pages emplies de tendresse, d’authenticité et d’humour.

Ce roman, sublime ode à l’espoir, est l’histoire d’une «coalescence», un terme scientifique que l’auteur redéfinit comme «un rapprochement de personnes sensibles et meurtries, dont le contact entraîne une reconstruction solide de chaque élément à travers le tout qu’ils forment».

Un concentré d’émotions dans un écrin de talent. Magnifique…

A lire, à relire, à offrir!

P.20 « Parfois, dans la vie, on a le sentiment de croiser des gens du même univers que nous… Des extra-humains, différents des autres, qui vivent sur la même longueur d’onde, ou dans la même illusion. »

P.115 : Ce soir il m’a dit « Je t’aime ». Je lui ai dit « Je t’aime » en retour. Puis il a ajouté : « Alors, on se t’aime tous les deux maman. » Oui mon Lulu, on se t’aime tous les deux…

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