Première sélection du Prix de la closerie des Lilas 2014

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Le Prix de la Closerie des Lilas, créé en 2007, poursuit avec toujours autant d’enthousiasme sa mission : soutenir et faire connaître une littérature féminine de qualité. Par souci d’indépendance et d’ouverture, la volonté des fondatrices a été d’instituer un jury invité différent chaque année qui rassemble des femmes du monde des arts, des lettres, de la presse, des sciences et de la politique. Le Prix de la Closerie des Lilas est d’abord une histoire d’amitié, de passion partagée pour la littérature.

 

Le jury invité en 2014 :

     Cécilia Attias, Roselyne Bachelot, Lydia Bacrie, Mireille Darc, Anne Michelet, Mazarine Pingeot, Daphné Roulier, Amanda Sthers, Karine Tuil.

 

Le jury permanent :

     Emmanuelle de Boysson (journaliste, romancière), Adélaïde de Clermont Tonnerre (Point de Vue, romancière), Carole Chrétiennot (cofondatrice du Prix de Flore), Stéphanie Janicot (Muze, romancière), Jessica Nelson (Au Field dans la Nuit, TF1), Tatiana de Rosnay (romancière).

     Mardi 28 janvier 2014, le jury du Prix de La Closerie des Lilas s’est réuni afin d’établir une première sélection de 11 romans de femmes parus à la rentrée de janvier 2014.

Première sélection :

Le colonel et l’appât 455, de Fariba Hachtroudi (Albin Michel)

Buvard, de Julia Kerninon (Editions du Rouergue)

La petite communiste qui ne souriait jamais, de Lola Lafon (Actes Sud)

L’Entaille, de Nadine Diamant (La Grande Ourse)

Quatre murs, de Kéthévane Davrichewy (Sabine Wespieser)

Calcutta, de Shumona Sinha (L’Olivier)

Trois jours à Oran, d’Anne Plantagenet (Stock)

Dans la remise, d’Inès Benaroya (Flammarion)

Karina Sokolova, d’Agnès Clancier (Arléa)

Réparer les vivants, de Maylis de Kerangal (Verticales)

Un tout petit rien, de Camille Anseaume (Kero)

 

La seconde liste sera rendue publique le 11 mars 2014. Le Prix sera remis le mardi 8 avril 2014.

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La tête de l’emploi, de David Foenkinos (éditions J’ai lu) : jubilatoire!!!

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La tête de l’emploi, de David Foenkinos

Editions J’ai lu, janvier 2014

Dans la partition de sa propre vie, tout se passe comme si Bernard n’était qu’un instrument qui joue en dehors de l’orchestre. Ce n’est pas faux, ni feint. C’est candidement à côté. A contretemps. Il faut dire que d’emblée, le prénom dont on l’a affublé à sa naissance le prédestinait à ne pas être en phase avec son époque ni avec la réalité : Bernard. « Avec le temps j’ai saisi la dimension sournoise de mon prénom; il contient la possibilité du précipice. Comment dire? En somme, je ne trouve pas que ce soit un prénom gagnant. Dans cette identité qui est la mienne, j’ai toujours ressenti le compte à rebours de l’échec. Certains prénoms sont comme la bande-annonce du destin de ceux qui les portent. A la limite, Bernard pouvait être un film comique. »(P.11)

Et sans que Bernard n’en ait conscience, le compte à rebours est lancé. Marié depuis 20 ans à Nathalie, rencontrée en chutant à ses pieds, conseillé financier dans une banque parce qu’il a la tête de l’emploi, il se laisse couler sur le long fleuve tranquille de la vie, sans se poser de questions, amoureux de la routine, saisissant de banalité. Jusqu’au jour où leur fille Alice, âgée de vingt ans, quitte le nid familial pour aller en stage à São Paulo. Nathalie et Bernard se retrouvent alors tous les deux face à face. Si ce dernier se complait dans ce quotidien routinier, Nathalie n’y trouve plus l’étincelle du début. Et les ennuis de commencer pour le touchant et gentil Bernard, parti pour collectionner les désastres comme certains les images Panini.

Divorce, chômage, solitude, reconversion, précarité, des thèmes liés à la crise actuelle qui ne prêtent pas à rire ni même sourire… sauf sous la talentueuse plume et avec l’inénarrable humour de David Foenkinos. On suit avec jubilation les péripéties de notre anti-héros, on rit de ce qui d’ordinaire accable, on applaudit la justesse et la délicatesse de l’auteur, on dévore le roman.

Un énorme coup de coeur!!!

P.30 : Les enfants masquent les fissures de nos murs.

P.135 : Aimer vraiment quelqu’un, c’est peut-être ça aussi : lui faire croire qu’on peut surmonter son départ.

P.139 : La souffrance, c’est ne pas oublier ce qui nous a rendus heureux.

P.222 : Il n’est pas nécessaire de vivre concrètement certaines choses tant la densité du moment nous les offre d’une manière souterraine, et peut-être plus forte encore. Comme si la vie était cachée sous la vie.

La Kar’interview de Marianne Guillemin au sujet de son livre « Dans la gueule du loup. Mariée à un pervers narcissique. » (Max Milo éditions) : « Il faut fuir. Très vite et loin »

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Le 30 janvier dernier, les Editions Max Milo ont publié le témoignage bouleversant d’une femme, Marianne Guillemin, mariée dix ans à un pervers narcissique. Un récit qui livre une analyse très claire et très précise des mécanismes de la perversion narcissique. Une main tendue aux personnes qui, à ce jour, sont sous la coupe de personnes manipulatrices et ne savent pas comment agir et réagir. Parce qu’il est possible d’en sortir et de se reconstruire. Parce que « L’amour n’est jamais la souffrance. Une vie heureuse ne peut pas se tisser autour d’efforts constants, d’une tension nerveuse permanente, de mensonges pour avoir la paix. Une vie meilleure est toujours possible. Il faut faire des choix, être prête à renoncer à certaines choses matérielles. Mais la liberté est trop précieuse pour être marchandée. » (P.171).

Rencontre avec l’auteur, Marianne Guillemin :

Karine Fléjo : Que souhaitez-vous partager en premier lieu avec vos lecteurs?

Marianne Guillemin : Je voudrais partager une expérience positive, même si l’histoire n’est pas drôle. Afin de montrer qu’il est possible de se sortir des griffes d’un pervers et possible de renouer avec le bonheur. Plus on connaîtra, on vulgarisera ce type de manipulation, mieux on pourra les éviter. Car dans ce domaine, le facteur temps est important. Quand le piège est refermé c’est déjà trop tard. Plus on reste sous l’emprise du pervers plus on mettra du temps à se reconstruire. J’ai tout de même voulu envoyer un message d’espoir…

KF : Si ce témoignage est celui d’une expérience de couple particulière, la vôtre, vous montrez qu’il existe un degré d’universalité dans les relations avec un (e) pervers(e) narcissique, des traits de personnalité que l’on retrouve systématiquement. Quels sont-ils essentiellement?

MG : On retrouve des caractéristiques qui sont : la phase d’intense séduction, qui précède la mise sous emprise, l’aspect «  janus » du personnage qui a effectivement plusieurs facettes dont il joue pour asseoir sa domination. Car il s’agit bien d’une relation de domination. Et l’absence de regrets, d’empathie, de compassion. Même quand il s’excuse, c’est une stratégie de récupération, pas un réel remords…il n’en n’est pas capable.

KF : S’il est possible, d’une certaine manière, de  » codifier »  le profil du manipulateur, peut-on dire qu’il existe de même, selon vous, un profil type de ses victimes? Ou toute personne est-elle une potentielle victime?

MG : Je ne suis pas médecin ni experte en la matière, mais je pense que tout le monde peut tomber dans les filets d’un pervers. Ce qui va différencier les suites de l’histoire c’est que selon votre personnalité ( jeune, manque d’estime de soi dans mon cas) vous allez rester plus ou moins longtemps, et vous aurez plus ou moins d’énergie pour réagir.

KF : Dans ma précédente question, j’emploie le terme de victime, terme restrictif car, vous le démontrez fort justement, une personne sous l’emprise d’un manipulateur ne peut pas ne se considérer que comme une victime si elle veut s’en sortir. Il faut sortir de cette position pour redevenir acteur de sa vie?

MG : Absolument. C’est parce qu’on subit et qu’on est installé dans la survie que l’on ne peut plus réagir. Le jour où on accepte de regarder en face la réalité, on est prêt à reprendre le contrôle de sa vie. Il ne faut pas se victimiser sinon on ne peut pas s’en sortir. Il faut accepter sa part de responsabilité. On a commis une erreur, on a manqué de discernement, certes, mais un jour on décide de réorienter sa vie.

KF : Il est courant, lorsque ce genre de comportement destructeur est révélé à l’entourage, que ce dernier ne comprenne pas qu’une relation de couple ait pu à ce point durer si l’autre est vraiment le manipulateur décrit. A la difficulté d’oser parler s’ajoute pour la victime celle de n’être pas crue. Or comme vous le soulignez fort à propos,  » la vie avec un pervers narcissique n’est pas tissée au rouet du malheur ». Est-ce son côté caméléon, multifacettes qui rend la rupture difficile?

MG : Oui car l’entourage, à qui on n’a bien souvent rien dit, a du mal à y croire. Comment expliquer qu’on a joué la comédie du bonheur en excusant ses absences, ses colères ? Le problème avec lespervers c’est que la vérité semble être de leur côté, le bon droit aussi. Moi, j’avais en permanence l’impression d’être du mauvais côté de la barrière.

KF : Paradoxalement, de prime abord, on a le sentiment que dans pareille relation, la victime se sent coupable, tandis que le manipulateur s’estime dans son bon droit. Il y a inversement des rôles au niveau du ressenti?

MG : Le manipulateur a toujours raison. Tenter de le raisonner, voire de le contrecarrer, génère de la violence et des crises. Donc, au début, on se sent coupable d’avoir provoqué ces crises, par la suite, même si on sait qu’il a tort, on se retrouve en train de lui demander pardon, pour apaiser la crise justement….

KF : Les enfants et surtout le souci que vous avez de leur bien-etre, sont au coeur de ce témoignage. On a le sentiment, notamment depuis les travaux de Françoise Dolto, que l’enfant est considéré comme une personne et donc entendu dans sa souffrance, pris en compte dans ses besoins. Or en vous lisant, il semblerait que ce soit loin d’être le cas lors des procédures judiciaires? 

MG : Je ne suis pas juriste mais je trouve que, malgré les progrès et avancées indéniables, la justice est encore bien démunie devant ce genre de personnalités… et en effet, il me semble que c’est rarement l’intérêt de l’enfant qui est au centre mais plutôt une espèce de paix sociale destinée à apaiser les conflits parentaux et ne léser personne ( ce qui peut avoir un, effet sur les enfants bien sûr)

KF : Si vous n’aviez qu’un seul conseil à donner à une personne sous l’emprise d’un être manipulateur, quel serait-il?

MG : Là encore je ne suis pas experte pour donner des conseils d’autant que je ne les ai pas suivis moi-même ! Mais avec le recul, je dirai : il faut fuir. Très vite et loin. Car les choses ne peuvent pas s’arranger, d’abord parce que lui ne le veut pas. Et quand on connait un proche sous emprise, il faut éviter de juger, ne pas lui conseiller de partir, il faut juste être là, à l’écoute et lui dire que le jour où elle sera prête, on sera là.

                                                                                Propos recueillis le 31 janvier 2014.

Dans la gueule du loup, de Marianne Guillemin. Mariée à un pervers narcissique. Un témoignage édifiant et plein d’espoir.

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Dans la gueule du loup. Mariée à un pervers narcissique. Témoignage de Marianne Guillemin

Éditions Max Milo, janvier 2014

Quand Marianne Guillemin se marie à l’âge de 21 ans, son époux, homme charismatique, tendre, brillant, a tout du prince charmant. Une symbiose parfaite en apparence.

Pourtant, très vite, le prince perd de son charme. Il se met en privé à dénigrer son travail, à la rabaisser, à l’invectiver… tandis qu’il se montre toujours excessivement charmant, calme et attentionné en public. Un homme à facettes, mi-ange mi-démon…

Mais difficile pour la jeune femme de s’avouer qu’elle peut s’être trompée à ce point sur son mari. Ne sait-il pas se montrer tendre encore… parfois? « C’était bien là toute la difficulté. Cette alternance de moments agréables et de violence inouïe. »(P.29) Alors elle balaie ses doutes, s’accroche à cette facette lumineuse de lui, celle de celui qui l’a séduite et qu’elle entrevoit quelquefois encore. Elle s’arc-boute à l’espoir que les crises ne surviendront plus, lui trouve pour l’heure des excuses. Ce n’est pas de sa faute… De toute façon, ne lui répète-t-il pas qu’elle est une moins que rien, qu’elle lui doit tout? « Tu n’es rien sans moi » (P.35). Et Marianne de se sentir coupable. Elle se met alors à surveiller ses moindres faits et gestes de crainte de l’agacer. Tout juste si elle ose respirer… Une situation d’auto-contrôle permanent. Et éreintant.

Les années passent. Trois enfants naissent de cette union. Le piège se referme sur elle.

Car malgré les 1000 et 1 stratégies mises en place par Marianne pour éviter qu’il ne s’emporte, pour se suradapter en permanence, pour offrir à ses petits un foyer le plus serein possible, les crises de son mari se font de plus en plus nombreuses. Aux propos avilissants se joignent les coups. La honte et la culpabilité la submergent alors. La peur aussi. « Le doute, la culpabilité, me faisait croire que j’étais responsable de cette situation et que j’avais le pouvoir, le devoir d’arranger les choses. » (P.75 ). Alors Marianne se tait. Alors Marianne cloisonne sa vie. Elle sourit à l’extérieur, volubile, assurée et encaisse à la maison, tremblante, sur le qui-vive.

Le quotidien est devenu un enfer mais avec des arrière-gouts de paradis entre deux crises. De courtes parenthèses tendres qui ne sont que des pièges tendus par son mari pour la retenir, pour lui faire croire au retour d’une vie apaisée et aimante. Avant de la violenter à nouveau.

Il ne lui est plus permis de douter à présent que l’homme qu’elle a aimé n’était qu’un masque. Pour autant, il lui faudra plusieurs années pour passer outre sa culpabilité et sa peur, pour trouver l’énergie de le fuir avec ses trois enfants, exténuée par la violence, les douches écossaises et le climat de terreur qu’instaure ce vampire affectif. Exsangue. Et puis, un jour, après dix années de mariage, c’est le point de non-retour : elle réalise que ses enfants, qu’elle chérit plus que tout, subissent de plein fouet cette violence eux aussi. Inacceptable pour un coeur de mère.

Alors elle s’enfuit. Pour sauver ses enfants. Pour sauver sa peau. Pour se reconstruire lentement mais sûrement.

Avec ce témoignage poignant, cette analyse très claire et très précise des mécanismes de la perversion narcissique, Marianne Guillemin nous livre une ode à l’espoir. L’espoir, pour toute personne victime d’un être manipulateur, de pouvoir sortir de ses griffes. Parce qu’il n’y a pas de fatalité à subir. Parce qu’il est possible de reprendre les rênes de son destin en mains.

A lire!

NDR : en fin d’ouvrage, trois annexes pragmatiques et indispensables – car si toute relation à un pervers narcissique est singulière, elle présente des caractéristiques universelles.

Annexe 1 : Comment aider les victimes de pervers?

Annexe 2 : Caractéristiques du pervers narcissique.

Annexe 3 : Paroles de femmes

La Kar’interview de Pierre-Yves Tinguely, auteur de L’axe du sang (M.A. éditions)

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Le 21 janvier dernier, M.A. éditions a publié L’axe du sang, un thriller absolument remarquable de Pierre-Yves Tinguely.

Rencontre avec l’auteur :

Karine Fléjo: Comment procédez-vous pour construire une intrigue si magistralement menée, aux rouages si parfaitement huilés?

Pierre-Yves Tinguely : J’ai un peu l’impression de fonctionner avec mes sensibilités de peintre. Ça veut dire qu’avant de faire ma peinture, j´ai déjà en tête le tableau final. Après, quand je commence à travailler, je m’aperçois qu’il faut plutôt faire ceci ou cela pour avoir tel effet, qu’il faut que je commence par faire telle partie car après il faudra que je laisse sécher trois jours, qu’il vaut mieux que je pose ma main à tel endroit car ici ce ne sera pas sec, etc. J’ai cette vision globale de l’histoire. Et au delà de cette construction technique – qui fait quoi, comment, pourquoi, à qu’elle heure?, une des principales notions qui m’intéresse est la crédibilité.

KF : Le fait que le lecteur adhère à la version donnée même si elle flirte avec l’étrange, voire le paranormal?

PYT : C’est le fait que l’on ne puisse à aucun moment, exactement comme pour un film, se dire : ce n’est pas possible ça, ça ne tient pas debout, on me prend pour un imbécile! Or je déteste être pris pour un imbécile. Donc dans ma méthode de travail, par respect pour les gens qui vont me lire, je veille à ce que la structure même de l’histoire tienne la route. Ça c’est le cadre. Puis à l’intérieur de ce cadre, je me laisse complètement exploser le cerveau. D’où l’impression que l’on a et que c’est un film et que c’est construit comme le ferait un architecte. Il n’a pas mis la salle de bains n’importe où si vous voulez. Tout est réfléchi, cohérent. Et c’est cela qui m’intéresse : qu’il y ait une corrélation entre un imaginaire structuré qui rentre dans quelque chose auquel on a envie de croire et la réalité.

KF : On se retrouve à la frontière de deux mondes donc?

PYT : Oui, entre le paranormal et la réalité pure et dure. Entre la réalité et cette sensation qu’on éprouve quand on effleure ce monde invisible, bizarre, incompréhensible. Aussi bien dans le cas du Codex Lethalis *que dans L’axe du sang, les enquêteurs sont sidérés, ne comprennent pas ce qui se passe et sont amenés du coup à devoir imaginer d’autres solutions aux frontières du paranormal.

KF : Ce roman fait suite au Codex Lethalis, paru l’an dernier, même si la compréhension de L’axe du sang n’impose pas d’avoir absolument lu le premier tome. Un troisième volet est-il envisagé?

PYT : En ce moment je suis en train de réfléchir au synopsis du tome 3, oui.

Un troisième volet attendu avec impatience après ces deux premiers tomes fascinants!

                                                                               

                                                                                     Propos recueillis le 24 janvier 2014

* Le codex Lethalis, roman de Pierre-Yves Tinguely, Paru Aux Editions Hachette en mars 2013. Sorti en format poche aux Editions MA Poche en janvier 2014.

L’axe du sang, de Pierre-Yves Tinguely (MA Editions) : un thriller magistral!

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L’axe du sang, de Pierre-Yves Tinguely

MA Editions, janvier 2014

     Quand Teodor Cepek, ancien prêtre devenu exorciste, se rend dans une ferme au nord de Varsovie, il n’imagine pas les catastrophes en chaine que son intervention va déclencher. Venu offrir ses services pour faire fuir les esprits malins hantant les lieux, il se heurte alors à une entité d’une puissance phénoménale. Et la famille qu’il est venu sauver d’être massacrée sous ses yeux. Et les animaux de la ferme de tous périr dans ce même déferlement de violence et de sang. Une horreur innommable. Seul Cepek survit. Et la puissance maléfique avec lui… Car ce dernier prend conscience d’une réalité horrifiante : son propre sang a été infecté par le mal. Quelques gouttes de celui-ci, un simple contact par l’air et c’est la mort qui se propage autour de lui. Comment éviter qu’un tel pouvoir tombe aux mains d’esprits animés par le désir de répandre la terreur et la mort? Comment contrecarrer cette puissance redoutable? Quel est le rapport entre la contamination sanguine de Cepek et ces fameux grimoires, les codex, dont chaque page est un condensé d’incantations destinées à invoquer les plus effroyables démons? Où sont ces codex? En la possession de qui? Quel est leur secret?

Dès lors, de la Pologne aux États-Unis, en passant par la Suisse, une course contre la montre est lancée. Il s’agit de barrer la route à l’énergie satanique du trio d’ouvrages maudits…

Avec L’axe du sang, Pierre-Yves Tinguely offre à ses lecteurs une intrigue magistralement menée, aux rouages d’une subtilité inouïe. On marche aux frontières de l’étrange, on court après le temps, on retient son souffle de la première à la dernière ligne. Impossible de résister à la puissance magnétique de la plume de l’auteur.

Si le sang de Cepek contient une substance maléfique, celui de Pierre-Yves Tinguely recèle indéniablement le gène du talent.

Un thriller incontournable qui vous fera frissonner l’âme!

Site de l’auteur : http://www.pyt.ch

NDR : L’axe du sang est le deuxième volet d’une trilogie, la suite (même si les deux ouvrages peuvent être lus séparément) de Codex Léthalis, paru en 2013 aux éditions Hachette (et en version poche aux éditions MA poche en 2014).