Coup de coeur pour « Le sourire des femmes, de Nicolas Barreau » : le livre qui délivre…

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Nicolas Barreau

Le sourire des femmes, de Nicolas Barreau

Éditions Héloïse d’Ormesson, février 2014

« Je vais maintenant vous révéler un secret, mademoiselle Mirabeau, déclara-t-il, et chacun d’entre nous savait ce qui allait suivre, car nous l’avions tous déjà entendu une fois. Un bon livre est bon à chaque page. » Quand Aurélie, lectrice très occasionnelle, referme le roman qu’elle a entre les mains, nul doute pour elle qu’il s’agit d’un « bon » livre. Mieux : il s’agit DU livre, celui qui vient de lui sauver la vie grâce à l’éclairage apporté sur son existence, le livre qui l’aidera à surmonter les épreuves et l’accompagnera en tout lieu et en tout temps. Un livre lumière.

C’est pourtant le hasard – ou le destin?, qui l’a guidée vers ce roman joliment intitulé Le sourire des femmes. Dévastée par le départ de son compagnon, éplorée par le décès aussi soudain que récent de son père, la jeune restauratrice erre dans les rues de Paris, submergée par des idées sombres. Réfugiée dans une librairie de l’île Saint Louis pour échapper à un policier un peu trop insistant qui craint qu’elle ne tente de mettre fin à ses jours, elle se saisit du premier livre venu. Et de retour chez elle, confortablement installée pour lire, c’est le choc. Non seulement ce roman lui insuffle une extraordinaire foi en la vie, mais la comédie romantique qu’elle a entre les mains évoque une restauratrice trentenaire qui lui ressemble. Plus troublant encore, le restaurant choisi par l’auteur est SON propre restaurant…

Les informations sur la quatrième de couverture mentionnent que l’auteur, un certain Robert Miller, est un ancien ingénieur automobile résidant près de Londres. Comment cet homme peut-il connaître son petit restaurant de la rue Princesse, dans le quartier germanopratin? Comment se fait-il que l’héroïne soit son si fidèle reflet? Pour le savoir, mais aussi pour le remercier de lui avoir redonné goût à la vie, une seule solution : écrire à l’auteur. Mais ce qui semblait simple, à savoir initier un dialogie par écrits interposés, se complique quand l’auteur s’avère aussi mystérieux que ce Robert Miller, aussi insaisissable que l’air… Qui est-il vraiment? Et son éditeur, André Chabanais, pourquoi semble t-il faire barrage entre l’auteur et elle?

Dans cette comédie romantique à deux voix, Nicolas Barreau nous entraine de quiproquos en quiproquos, de petits en gros mensonges, de sorte qu’on s’interroge avec malice sur la façon dont les protagonistes vont bien pouvoir retomber sur leurs pieds. Une histoire d’amour indiciblement attachante, cuisinée avec beaucoup de talent, des zestes d’humour et énormément d’amour. A consommer sans modération!

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