Les dieux sont vaches, de Gwendoline Hamon (JC Lattès)

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Gwendoline Hamon nous raconte sa mère, son destin hors du commun et à travers elle, l’histoire de cette famille pas comme les autres, réunie, soudée autour de cette femme fascinante au moment de sa disparition, pendant ces soixante neuf jours où les dieux ont été un peu vaches…

Six ans après le décès de sa mère, Gwendoline Hamon s’autorise à évoquer celle qui n’est plus, « avec une volonté d’expier une culpabilité enracinée au plus profond de moi et de me délivrer d’une douleur.(-) Je sais que je ne suis pas responsable de mon histoire familiale, mais j’en porte le poids. »

Novembre 2008. De retour de New-York, Zélie apprend une terrible nouvelle : sa mère Caroline a un cancer en phase terminale. Le médecin ne lui donne que huit jours à vivre. Dix tout au plus. Après le séisme de cette annonce, Zélie se ressaisit. Hors de question que sa mère apprenne l’existence de cette épée de Damoclès au dessus de sa tête. Hors de question qu’elle mesure la gravité de son état. Et en fille responsable que l’on a fait grandir trop tôt, Zélie décide de faire ce qu’elle a toujours fait : être la mère de sa mère, veiller sur elle, la protéger, la rassurer, la cajoler. Il s’agit de faire de ces jours de vie en sursis les plus beaux jours de sa vie. Alors elle informe un par un tous les êtres chers, pour que tous contribuent à rendre le crépuscule de la vie de Caroline tendre, joyeux, pétillant, lumineux.

Tandis que le temps file entre ses doigts là où chaque minute restante est précieuse, Zélie repasse le film de son enfance sur l’écran de son esprit. La femme amaigrie et faible qu’elle a sous les yeux, ce petit oiseau tombé du nid, était jusqu’alors une femme fantasque, en quête d’absolu, attirée par les voyants étranges, les forces occultes. Une femme tantôt tendre tantôt cruelle, qui oscillait entre crises de larmes, crises d’angoisse, envolées lyriques et exaltation pour le paranormal. Une femme enfant qui n’a jamais assouvi son besoin viscéral d’être aimée, pas plus qu’elle n’a su verbaliser son amour pour sa fille. Du moins jusqu’ici. Ces derniers instants à son chevet lui permettront-ils d’atteindre le Graal maternel?

Avec ce roman autobiographique, Gwendoline Hamon rend un hommage très touchant et indiciblement tendre à sa mère. Une maman qui de fait continue à vivre sous les traits de sa plume…

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