Adultère, de Paolo Coelho (éditions Flammarion)

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Adultère, de Paolo Coelho

Éditions Flammarion, mai 2014

Linda, 31 ans, a de son propre aveu tout pour être heureuse. Un mari aimant, patron d’un fonds d’investissement qui le hisse chaque année dans le palmarès des 300 personnes les plus riches de Suisse. Deux enfants qui sont « sa raison de vivre ». Un travail de journaliste passionnant. Tout semble aller pour le mieux.

Semble seulement. Car l’interview d’un écrivain va ébranler ses certitudes. Quand ce dernier lui répond «  Je m’en moque totalement d’être heureux. Je préfère est d’être toujours amoureux, ce qui est dangereux car on ne sait jamais ce qu’on va trouver au delà », elle se met à douter. Une phrase qui, telle une termite, va fragiliser ses fondations. Et de se rendre compte qu’elle ne prend jamais aucun risque, attend que la vie décide pour elle au lieu de s’interroger sur son cours et prendre les décisions qui s’imposent.

Au fil des mois, une terreur la gagne. Terreur que sa vie s’écoule ainsi comme un long fleuve tranquille jusqu’à la fin de ses jours. Terreur tout aussi grande de changer et de risquer de perdre les siens, ses repères, ses acquis. Un dilemme qui peu à peu la mène vers la dépression. Ce besoin impérieux de changer va la conduire à entamer une relation adultérine avec un ex-petit ami d’adolescence, Jacob König, aujourd’hui avocat et homme politique de renom. « La vie retrouve son sel, parce que l’apathie des jours passés est remplacée par la peur. Quelle joie d’avoir peur de rater une occasion! »

Mais la machine s’emballe. Mensonges, manipulation, perversion, la joie n’est qu’éphémère. Sans compter la culpabilité de trahir la confiance indéfectible que son mari place en elle…

P. 168: Nous ne sommes pas ce que nous désirons être. Nous sommes ce que la société exige. Nous sommes ce que nos parents ont choisi. Nous ne voulons décevoir personne, nous avons un immense besoin d’être aimés. Alors nous étouffons le meilleur de nous-mêmes. Bientôt, ce qui était la lumière de nos rêves devient le monstre de nos cauchemars. Ce sont les choses non réalisées. Les possibles non vécus.

P. 231 : l’amour n’est pas seulement un sentiment, c’est un art. Et comme tous les arts, l’inspiration ne lui suffit pas, il faut aussi beaucoup de travail.

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