Le livre qui console, de Marie Salomé Peyronnel et Joann Sfar (Flammarion)

Le livre qui console, de Marie Salomé Peyronnel (textes) et Joann Sfar (illustrations)

Éditions Flammarion, octobre 2014

 

Le livre qui console est une promenade graphique joyeuse et poétique au pays des larmes pour mieux apprendre à les sécher.

Quand sa sœur jumelle Sarah s’apprête à partir à New York pour un an, c’est le déluge lacrymal. 12 mois, 365 jours, 8760 heures, 5836 kilomètres. Dans le temps et dans l’espace, jamais le cordon n’a jusqu’ici été autant distendu entre les deux sœurs.

Cinq ans plus tard, sa jumelle est toujours à New York. Et la séparation toujours aussi déchirante.

Alors Marie Salomé Peyronnel s’interroge sur les larmes dans toutes leurs acceptions : de la présence de ces rivières oculaires dans la littérature, la musique ou le cinéma, en passant par la typologie des larmes, leur origine scientifique, leur rôle biologique, leur saveur, leur signification, chez l’homme, chez la femme, chez l’enfant, chez l’animal, chaque gouttelette salée est passée au crible.

Et ne vous méprenez pas, ce ravissant livre illustré par les lavis en noir et blanc de Joann Sfar est tout sauf triste. Car il existe aussi des larmes…de joie!

Tendre, poétique, curieux, étonnant, détonant, Le livre qui console est un savoureux petit OVNI littéraire!

Informations pratiques :

ISBN : 978 2 0813 4303 0

Prix éditeur : 12€

Glissez Myriam Chirousse dans votre poche!

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La paupière du jour, de Myriam Chirousse,

Editions du livre de poche, octobre 2014

 

Un impossible pardon

Avril 1994. Fait divers. Un homme meurt suite à une fusillade dans une bijouterie.

Dix-huit ans plus tard, l’assassin est relâché pour bonne conduite. Un affront insupportable pour la fiancée de la victime, Cendrine Gerfaut. Cendrine comme la cendre… Comme ce qu’il reste de leur crépitant amour. Sa vie s’est arrêtée en avril, au printemps de leur vie. Ses jours ne sont plus que des nuits depuis, des paupières du jour. Des bris de rêves. Et de décider alors de se faire justice elle-même. A défaut de pouvoir ressusciter son fiancé, elle le vengera. A vie volée, vol de vie.

 « Puisque je ne peux plus t’épouser ni mettre tes enfants au monde, je t’apporterai la tête de celui qui t’a tué. Je te vengerai, et ce sera ma seule et unique raison de vivre avant de te rejoindre ».

La jeune femme débarque donc à Barjouls, village natal du tueur. Officiellement, elle est botaniste et vient faire une étude de terrain. Il s’agit d’étudier si la radioactivité est normale dans cette région des Alpes-Maritimes. Officieusement, elle vient venger son défunt fiancé. Mais aussi crédible soit sa couverture, les habitants sont sceptiques. Dans ce petit village du sud, tout le monde se connait, s’épie, commente les moindres faits et gestes. Un village pétri de rancœurs, truffé de secrets, peuplé de superstitions, qui ne livre pas facilement la clef de ses mystères à une étrangère. Et le mystère de s’épaissir encore suite à ce message d’un corbeau : « Celui que vous cherchez n’est pas celui que vous croyez. »

Cendrine assouvira t-elle sa soif de vengeance? Benjamin Lucas, meurtrier de son fiancé, est-il vraiment l’homme à abattre?

Avec ce deuxième roman, Myriam Chirousse nous entraine dans une enquête peuplée de rebondissements, au coeur d’une nature luxuriante et généreuse et d’une galerie de personnages hauts en couleurs.

La paupière du jour. Le titre est à lui seul une invitation à ce qu’on pose le regard sur le livre. Et de fait, la couverture soulevée, on ne cille plus jusqu’à la dernière page.

Un roman captivant et remarquablement écrit!