Prix Renaudot 2015 : deuxième sélection

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On y trouve 9 romans et 6 essais. Le lauréat sera connu et récompensé le 3 novembre.

Après la deuxième liste du Goncourt, voici celle du Renaudot.

Elle est nettement plus maigre que la première: Charles Dantzig, Eric Holder et Simon Liberati, notamment, ont disparu. Et Boualem Sansal aussi, qui a cependant de quoi se consoler en observant qu’il reste sélectionné pour à peu près tous autres les prix de la saison.

Du côté des essais, quelques évictions également, mais presque compensées par la sélection de deux candidats extrêmement sérieux: Philippe Forest, d’une part, avec son énorme biographie d’Aragon; et le toujours excellent Didier Blonde d’autre part, avec une de ces enquêtes modianesques dont il a le secret.

Les 9 romans de la 2e liste du Renaudot 2015 :

L’Eté contraire, par Yves Bichet (Mercure de France)

La Septième fonction du langage, par Laurent Binet (Grasset)

La Cache, par Christophe Boltanski (Stock)

Ce coeur changeant, par Agnès Desarthe (l’Olivier)

Ann, par Fabrice Guénier (Gallimard)

La Petite femelle, par Philippe Jaenada (Julliard)

Adieu aux espadrilles, par Arnaud Le Guern (Le Rocher)

D’après une histoire vraie, par Delphine de Vigan (JC Lattès)

Juste avant l’oubli, par Alice Zeniter (Flammarion)

Les 6 titres en piste pour le Renaudot essai :

La Piste Pasolini, par Pierre Adrian (Les Equateurs)

Leïla Mahi 1932, par Didier Blonde (Gallimard)

Aragon, par Philippe Forest (Gallimard)

Encre, sueur, salive et sang, par Sony Labou Tansi (Seuil)

Victor Hugo vient de mourir, par Judith Perrignon (L’Iconoclaste)

Mille et un morceaux, par Jean-Michel Ribes (L’Iconoclaste)

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Le jury :

Le jury du Prix Renaudot est composé de Christian Giudicelli, Dominique Bona, Franz-Olivier Giesbert, Georges-Olivier Châteaureynaud, Jean-Marie Gustave Le Clézio, Jean-Noël Pancrazi (président), Louis Gardel, Patrick Besson, Jérôme Garcin, Frédéric Beigbeder.

Prochaine sélection le mardi 27 octobre à l’hôtel de Massa. Lauréat le 3 novembre, chez Drouant, juste après la proclamation du Goncourt. 

Prix Fémina 2015 : deuxième sélection

Christine Angot ne figure plus dans la deuxième sélection du Femina, qui a retenu en revanche ce vendredi la romancière algérienne Maïssa Bey, absente de la première sélection pour Hizya. L’écrivain francophone algérien Boualem Sansal, seul auteur en lice pour tous les prix littéraires de l’automne, demeure dans la course.

Au total, dix romans français et dix romans étrangers figurent dans la deuxième sélection du Femina, prix littéraire qui sera décerné le 4 novembre. Le jury du Femina a également retenu neuf essais.

L’ultime sélection aura lieu le 21 octobre. Voici cette sélection par ordre alphabétique d’auteurs.

Romans français : Nathalie Azoulai pour Titus n’aimait pas Bérénice (POL), Maïssa Bey pour Hizya (L’Aube), Christophe Boltanski pour La cache (Stock), Brigitte Giraud pour Nous serons des héros (Stock), Hédi Kaddour pour Les prépondérants (Gallimard), Hélène Lenoir pour Tilleul (Grasset), Cherif Madjalani pour Villa des femmes (Seuil), Judith Perrignon pour Victor Hugo est mort (L’Iconoclaste), Boualem Sansal pour 2084 (Gallimard) et Alexandre Seurat pour La maladroite (Le Rouergue).

Romans étrangers : Martin Amis pour La zone d’intérêt (Calmann-Levy), Oya Baydar pour Et ne reste que des cendres (Phébus), Jane Gardam pour Le maître des apparences (JC Lattès), Kerry Hudson pour La couleur de l’eau (Philippe Rey), Laird Hunt pour Neverhome (Actes Sud), Alice McDermott pour Someone (La Table ronde), Dinaw Mengestu pour Tous nos noms (Albin Michel), Owen Sheers pour J’ai vu un homme (Rivages), Sasa Stanisic pour Avant la fête (Stock) et Agata Tuszynska pour La fiancée de Bruno Schulz (Grasset).

Essais : Frédéric Brun pour Novalis et l’âme poétique du monde (Poesis), Joël Cornette pour La Mort de Louis XIV. 1er septembre 1715. Apogée et crépuscule de la royauté (Gallimard), Benoît Duteurtre pour La nostalgie des buffets de gare (Payot), Cynthia Fleury pour Les Irremplaçables (Gallimard), Phillipe Forest pour Aragon (Gallimard), Alain Jaubert, Casanova l’aventure (Gallimard), Nicole Lapierre pour Sauve qui peut la vie (Seuil), Emmanuelle Loyer pour Levi-Strauss (Flammarion) et Benjamin Stora pour Les clés retrouvés (Stock).

Yanick Lahens sacrée en 2014

L’an dernier, le prix Femina avait été décerné à l’Haïtienne Yanick Lahens pour Bain de lune (Sabine Wespieser) et le Femina étranger avait été attribué à l’Israélienne Zeruya Shalev, pour Ce qui reste de nos vies (Gallimard). Le Femina de l’Essai avait récompensé l’historien de la Rome antique Paul Veyne pour son livre de souvenirs Et dans l’éternité je ne m’ennuierai pas (Albin Michel).