Le prix de la Closerie des Lilas décerné à Julia Kerninon!

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Le Prix de la Closerie des Lilas a été attribué ce mardi 12 avril, à Julia Kerninon pour « Le dernier amour d’Attila Kiss », un court et dense roman sur la naissance d’une passion entre deux êtres que tout sépare.

Paru en janvier aux éditions du Rouergue, ce deuxième roman de Julia Kerninon, 29 ans, est l’histoire d’un coup de foudre entre une jeune héritière viennoise de 25 ans, Theodora, « optimiste, surprenante, captivante » et Attila Kiss, un prolo hongrois quinquagénaire un peu dépressif ayant « échoué dans les choses les plus essentielles ».

Née en 1987 dans la région nantaise, Julia Kerninon est thésarde en littérature américaine. Son premier roman,Buvard, a reçu de nombreux prix, dont le prix Françoise Sagan. Elle a été lauréate de la bourse Lagardère du jeune écrivain en 2015.

La lauréate sera l’invitée de la Closerie des Lilas, célèbre brasserie du boulevard du Montparnasse à Paris, pendant une année, pour un montant de 3.000 euros.

Créé en 2007, le Prix de la Closerie des Lilas a pour originalité de couronner une romancière de langue française dont l’ouvrage paraît à la rentrée de janvier.

L’an dernier, le prix avait été décerné à Saïdeh Pakravan pour « Azadi » (Belfond).

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«Par la suite, il se demanderait souvent s’il devait voir quelque chose d’extraordinaire dans leur rencontre – cette fille venant à lui sur la terrasse d’un café qui n’était même pas son préféré, qu’il ne fréquentait que rarement. Si elle était passée par là la veille, ou simplement une heure plus tôt ou plus tard, elle l’aurait manqué – il ne l’aurait jamais connue, il serait resté seul avec ses poussins et sa peinture et sa tristesse et sa dureté. Mais elle était venue, et il avait poussé doucement la lourde chaise de métal pour qu’elle puisse s’installer, et c’était comme ça que tout avait commencé.»

À Budapest, Attila Kiss, 51 ans, travailleur de nuit hongrois, rencontre Theodora Babbenberg, 25 ans, riche héritière viennoise. En racontant la naissance d’un couple, Julia Kerninon déploie les mouvements de l’amour dans ses balbutiements. Car l’amour est aussi un art de la guerre, nous démontre-t-elle avec virtuosité dans son deuxième roman.

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