Lauréats 2016 du Prix Littérature-monde

C’est la troisième édition pour les prix littérature-monde. Le jury a désigné Makenzy Orcel pour L’Ombre animale (Zulma) et Ondjaki pour Les Transparents (Metailié).

Le jury composé des écrivains Paule Constant, Ananda Devi, Nancy Huston, Dany Laferrière, Michel Le Bris, Atiq Rahimi, Jean Rouaud et Boualem Sansal a désigné les lauréats 2016 des prix littérature-monde. Il s’agit de Makenzy Orcel pour L’Ombre animale (Zulma) et Ondjaki pour Les Transparents (Metailié).

Avec le Prix Littérature-Monde, Makenzy Orcel se fait de nouveau remarquer pour son livre L’ombre animale : en avril 2016, il recevait le Prix Louis Guilloux, décerné par le Conseil départemental des Côtes-d’Armor. Né le 18 septembre 1983 à Port-au-Prince en Haïti, Mkenzy Orcel se consacre à l’écriture après des études en linguistique. En 2015-2016, il est en résidence d’écriture en Mayenne, à Laval, et c’est en janvier 2016 qu’il publie L’ombre animale.

L’autre lauréat, pour le Prix Littérature-monde étranger, c’est Ondjaki, Ndalu de Almeida selon sa carte d’identité. Né à Luanda en Angola, il travaille dans un premier temps sur des projets cinématographiques, puis publie des poèmes et des romans qui reçoivent plusieurs prix dont le Grande Prémio de Conto Camilo Castelo Branco, décerné par l’Association des écrivains portugais et le prix Grinzane for Africa. Ondjaki est également récompensé par le prestigieux prix Jabuti. Son dernier roman, Les Transparents, a déjà obtenu le prix Transfuge du meilleur roman africain.
Les prix seront remis lors de la tenue du 27e festival Saint-Malo Etonnants Voyageurs qui débute samedi 14 mai, à Saint-Malo.

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Citation du jour

Lorsqu’un enfant, pour la première fois, voit les adultes tels qu’ils sont, lorsque pour la première fois l’idée pénètre dans sa tête que les adultes n’ont pas une intelligence divine, que leurs jugements ne sont pas toujours justes, leurs idées bonnes, leurs phrases correctes, son monde s’écroule et laisse place à un chaos terrifiant. Les idoles tombent et la sécurité n’est plus. Et, lorsqu’une idole tombe, ce n’est pas à moitié, elle s’écrase et se brise ou s’enfouit dans un lit de fumier. Il est difficile alors de la redresser et, même réinstallée sur son socle, des taches ineffaçables dénoncent la chute passée. Et le monde de l’enfant n’est plus intact. Il se meut alors péniblement jusqu’à l’état d’homme.

 

John Steinbeck – A l’est d’Eden.

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