Prix littéraire de la vocation 2016 : Line Papin

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La primo-romancière Line Papin, succède à Miguel Bonnefoy , en remportant le Prix de la vocation 2016 avec L’éveil, paru chez Stock.

Le jury du 40e Prix littéraire de la Vocation, décerné par la Fondation Marcel Bleustein-Banchet, s’est réuni mardi 20 septembre pour élire son lauréat 2016. La jeune Line Papin, 21 ans, a été couronnée pour son premier roman, L’éveil, paru chez Stock le 24 août et déjà lauréat du Prix Transfuge du meilleur premier roman français.

Quatre autres primo-romanciers étaient en lice: Grégoire Domenach (Pysanka, Carnet d’Art), Sarah Leon (Wanderer, Héloise d’Ormesson), Aurélien Gougaud (Lithium, Albin Michel) et Florent Oiseau (Je vais m’y mettre, Allary Editions).

Le jury du 40e Prix littéraire de la Vocation, décerné par la Fondation Marcel Bleustein-Banchet, s’est réuni mardi 20 septembre pour élire son lauréat 2016. La jeune Line Papin, 21 ans, a été couronnée pour son premier roman, L’éveil, paru chez Stock et déjà lauréat du Prix Transfuge du meilleur premier roman français.

Quatre autres primo-romanciers étaient en lice: Grégoire Domenach (Pysanka, Carnet d’Art), Sarah Leon (Wanderer, Héloise d’Ormesson), Aurélien Gougaud (Lithium, Albin Michel) et Florent Oiseau (Je vais m’y mettre, Allary Editions).

Le livre :

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 « Je dois y retourner, c’est insupportable de le savoir ici, lui qui marche et vit non loin. Non, il ne s’agit pas encore de l’éveil, du vrai, c’est mon attention seule qu’il éveille pour l’instant, et c’est en dessous, plus loin, que nous allons éclore et tomber et rouler. Je suis à l’orée de l’éveil. »

La scène est à Hanoi, au Vietnam, dans les ruelles surchauffées. Cela se passe aujourd’hui, mais ce pourrait être il y a longtemps. C’est une histoire d’amour, dont les personnages sont deux garçons et deux filles, dont les voix s’entrechoquent. C’est une histoire d’amour, douloureuse et sensuelle, où les héroïnes ne font que traverser le tumulte de la ville, et se cachent dans l’ombre protectrice des chambres.
C’est un premier roman d’exception. Et l’acte de naissance d’un écrivain.

 

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Citation du jour

Ce ne sont pas les êtres bien portants, sûrs d’eux-mêmes, gais, fiers et joyeux qui aiment vraiment, – ils n’ont pas besoin de cela ! Quand ils acceptent d’être aimés, c’est d’une façon hautaine et indifférente, comme un hommage qui leur est dû. Le don d’autrui n’est pour eux qu’une simple garniture, une parure dans leurs cheveux, un bracelet à leur poignet, et non le sens et le bonheur de leur existence. Seuls ceux que le sort a désavantagés, les humiliés, les laids, les déshérités, les réprouvés, on peut les aider par l’amour. Et quand on leur consacre son existence, on les dédommage seulement de ce dont la vie les a privés. Et eux seuls savent aimer et se laisser aimer comme il faut: humblement et avec reconnaissance.

Stefan Zweig – La pitié dangereuse

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