Lire accroît la longévité (et rend plus séduisant)!

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On sait déjà qu’écrire rend Immortel, en tout cas une poignée de petits hommes verts (et quelques grandes femmes) se réunissant régulièrement quai de Conti, à Paris, autour d’un dictionnaire. On sait désormais, et c’est peut-être la meilleure nouvelle de cette rentrée littéraire, que lire fait vivre plus longtemps. Ce n’est pas moi qui le dis (et Dieu sait que cette information me concerne directement, moi qui me délecte d’au moins trois romans par semaine, et qui vois donc mon espérance de vie grimper jusqu’à environ 143 ans), c’est une très sérieuse équipe de chercheurs de l’université de Yale dans la revue « Social Science & Medicine ». (On ne louera jamais assez ces études iconoclastes qui fleurissent aux États-Unis ; à quand : faire la vaisselle fait-il pousser les cheveux ?)

Les scientifiques ont étudié un échantillon de 3635 personnes âgées de 50 ans et plus. Le groupe a été divisé en trois: ceux qui n’ouvraient jamais un bouquin, ceux qui lisaient jusqu’à trois heures trente par semaine et ceux qui dévoraient des livres plus de trois heures trente par semaine. Les chercheurs ont d’abord observé que les plus gros lecteurs étaient des femmes, ayant fait des études universitaires et avec des revenus plus élevés que la moyenne. Plus surprenant, les chercheurs ont constaté que le groupe de gros lecteurs avait 23% de risques en moins que les autres de mourir dans les douze années à venir. Précision : il s’agit de livres, pas de magazines. D’après la professeure Becca Levy, directrice de l’étude, l’explication est simple comme bonjour (et pas tristesse) : « cette activité permet de stimuler son cerveau, ainsi, le déclin cognitif est ralenti, la mémoire est préservée et le risque de développer une maladie dégénérative est réduit ».

À ces conclusions réjouissantes s’ajoutent celles d’une autre enquête menée par eDarling sur l’influence de la lecture dans la vie amoureuse : 87 % des célibataires se laissent séduire si on leur parle bouquins, et 43% des personnes interrogées trouvent que lire c’est sexy !

Source : magazine ELLE du vendredi 23 septembre 2016

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Rentrée littéraire : A tombeau ouvert, Bernard Chambaz (Stock)

A tombeau ouvert, Bernard Chambaz

Éditions Stock, août 2016

Rentrée littéraire

Qui ne se souvient pas de l’accident qui coûta la vie à Ayrton Senna, le 1er mai 1994, sur le circuit italien d’Imola ? Aficionado de la course automobile ou pas, sa mort reste dans la mémoire de chacun. Mais que sait-on de l’homme, du pilote ? C’est le parcours de ce champion, mais aussi celui de Juan-Manuel Fangio, Jules Bianchi, ou encore Andrea de Cesaris, que nous propose Bernard Chambaz dans ce roman.

Initié au pilotage dès 4 ans, à bord d’un kart confectionné par son père, sous le regard admiratif de ce dernier et celui, craintif, de sa mère, Ayrton montre déjà des dispositions. A dix ans, celui qui a pour Idole Jim Clark, reçoit un nouvel engin sur lequel il va perfectionner sa conduite : maîtrise de la force centrifuge, calcul au plus près de la courbe des virages, exploration des mécanismes du moteur. Rien n’échappe à l’enfant, perfectionniste, passionné et véritablement doué. Premières compétitions à l’adolescence. Et premiers succès. Dès lors, ses études achevées, plus rien ne l’arrêtera, pas même le souhait de son père qu’il prenne sa succession dans les affaires. « Tout se passe comme un de ces romans de formation où le jeune héros fait ses premières armes, franchit des obstacles et en tire des leçons. Et dans cette aventure, il va particulièrement vite. » Il remporte la plupart des courses qu’il dispute dans sa catégorie, animé d’une rage de vaincre hors-normes : « Il brigue le record du tour. Il a un besoin vital d’être devant, quitte à paraître « sauvage », à excéder ses adversaires au point d’en venir, une fois, aux mains. »

C’est donc un roman d’apprentissage que nous offre Bernard Chambaz. Celui d’un pilote brésilien adulé par les hommes comme les femmes, un des plus grands pilotes de l’histoire de la Formule 1, élevé depuis sa mort au rang de demi-dieu. Pour ceux qui admirent « Magic Senna » et ceux qui désirent mieux le connaître.

Rentrée littéraire : L’indolente de Françoise Cloarec(Stock)

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L’indolente, Françoise Cloarec

Editions Stock, août 2016

Rentrée littéraire

Amateur d’art ou non, tout le monde connaît le peintre Pierre Bonnard. Celui qui ne se revendique d’aucune école, désireux de faire quelque chose de purement personnel, laisse derrière lui une œuvre conséquente, riche en couleur, qui exalte la lumière. Une œuvre très étroitement liée à sa muse, son modèle favori, son âme-soeur et plus grand amour, le support de sa création : sa femme Marthe Bonnard. Mais qui est cette personne qui a partagé près de 50 ans de sa vie, qui ment sur son âge, son nom, ses origines? Cette femme qui offre très souvent sa nudité sur les toiles, habille à contrario son passé de tenues opaques et épaisses. Le peintre lui-même ne connaît d’elle que ce qu’elle veut bien lui dire ou lui montrer, autrement dit peu de chose datant d’avant leur rencontre.

C’est ce mystère que Françoise Cloarec tente de percer.

Elle nous entraine sur les pas d’une femme caractérielle, à la santé fragile, aux phobies desquelles Pierre Bonnard se plie avec dévotion, quitte à ne plus pouvoir voir ses amis ou sortir en société. Une femme qui, à la rencontre de son futur mari, décide de s’inventer une nouvelle identité : Maria Boursin, née dans une famille modeste, orpheline de père, devient Marthe de Méligny, fille naturelle d’un aristocrate issu d’une famille noble et ruinée dont elle est censée être la dernière représentante. Une femme qui n’existe que dans et par le regard de l’homme qu’elle aime.

C’est le roman d’une histoire d’amour passionné que nous relate l’auteur. Touche par touche, elle peint le portrait de celle qui a inspiré le chef de file du mouvement nabi et dont le véritable visage sera dévoilé à la mort de Pierre Bonnard, lors des procès liés à sa succession. Quatre nièces de « Maria Boursin » surgissent en effet au décès du maître et réclament leur part d’héritage…

Prix littéraire de la vocation 2016 : Line Papin

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La primo-romancière Line Papin, succède à Miguel Bonnefoy , en remportant le Prix de la vocation 2016 avec L’éveil, paru chez Stock.

Le jury du 40e Prix littéraire de la Vocation, décerné par la Fondation Marcel Bleustein-Banchet, s’est réuni mardi 20 septembre pour élire son lauréat 2016. La jeune Line Papin, 21 ans, a été couronnée pour son premier roman, L’éveil, paru chez Stock le 24 août et déjà lauréat du Prix Transfuge du meilleur premier roman français.

Quatre autres primo-romanciers étaient en lice: Grégoire Domenach (Pysanka, Carnet d’Art), Sarah Leon (Wanderer, Héloise d’Ormesson), Aurélien Gougaud (Lithium, Albin Michel) et Florent Oiseau (Je vais m’y mettre, Allary Editions).

Le jury du 40e Prix littéraire de la Vocation, décerné par la Fondation Marcel Bleustein-Banchet, s’est réuni mardi 20 septembre pour élire son lauréat 2016. La jeune Line Papin, 21 ans, a été couronnée pour son premier roman, L’éveil, paru chez Stock et déjà lauréat du Prix Transfuge du meilleur premier roman français.

Quatre autres primo-romanciers étaient en lice: Grégoire Domenach (Pysanka, Carnet d’Art), Sarah Leon (Wanderer, Héloise d’Ormesson), Aurélien Gougaud (Lithium, Albin Michel) et Florent Oiseau (Je vais m’y mettre, Allary Editions).

Le livre :

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 « Je dois y retourner, c’est insupportable de le savoir ici, lui qui marche et vit non loin. Non, il ne s’agit pas encore de l’éveil, du vrai, c’est mon attention seule qu’il éveille pour l’instant, et c’est en dessous, plus loin, que nous allons éclore et tomber et rouler. Je suis à l’orée de l’éveil. »

La scène est à Hanoi, au Vietnam, dans les ruelles surchauffées. Cela se passe aujourd’hui, mais ce pourrait être il y a longtemps. C’est une histoire d’amour, dont les personnages sont deux garçons et deux filles, dont les voix s’entrechoquent. C’est une histoire d’amour, douloureuse et sensuelle, où les héroïnes ne font que traverser le tumulte de la ville, et se cachent dans l’ombre protectrice des chambres.
C’est un premier roman d’exception. Et l’acte de naissance d’un écrivain.

 

Citation du jour

Ce ne sont pas les êtres bien portants, sûrs d’eux-mêmes, gais, fiers et joyeux qui aiment vraiment, – ils n’ont pas besoin de cela ! Quand ils acceptent d’être aimés, c’est d’une façon hautaine et indifférente, comme un hommage qui leur est dû. Le don d’autrui n’est pour eux qu’une simple garniture, une parure dans leurs cheveux, un bracelet à leur poignet, et non le sens et le bonheur de leur existence. Seuls ceux que le sort a désavantagés, les humiliés, les laids, les déshérités, les réprouvés, on peut les aider par l’amour. Et quand on leur consacre son existence, on les dédommage seulement de ce dont la vie les a privés. Et eux seuls savent aimer et se laisser aimer comme il faut: humblement et avec reconnaissance.

Stefan Zweig – La pitié dangereuse

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