Et si tu n’existais pas, Claire Gallois : juste magnifique…

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Et si tu n’existais pas, Claire Gallois

Editions Stock, janvier 2017

Rentrée littéraire

Un hymne à l’amour d’une déchirante beauté de l’auteur à sa maman de cœur. Un récit qui fait frissonner l’âme. A lire absolument !

Et si tu n’existais pas. Un titre qui sonne comme la chanson d’amour de Joe Dassin. Et pour cause. C’est un hymne à l’amour magnifique que nous interprète la plume de Claire Gallois dans ce récit. Un hommage à celle qui s’occupa d’elle de l’âge de deux mois à six ans, sa maman de cœur, la tendre et lumineuse Yaya.

« J’étais sa vie, elle était la mienne. Je ne le savais pas encore. »

Une parenthèse enchantée dans son existence. Avec Yaya, la petite Claire apprend la grammaire de l’enfance, conjugue le bonheur et la tendresse au présent. Et imagine son futur à cette image. Mais c’est sans compter avec le brusque retour de sa mère biologique, qui, sans explication, la récupère et la ramène à Paris. Et Claire, le cœur mutilé, arrachée à la présence ô combien aimante de sa Yaya, de se faire une promesse : un jour, elle la retrouvera.

Le changement de vie est radical. La simplicité, l’authenticité et la bonne humeur qui peuplaient ses journées creusoises, font place à un univers très bourgeois, froid, convenu. L’authenticité a cédé la place aux faux-semblants. Un monde dans les valeurs duquel elle ne se reconnaît absolument pas.

« J’étais devenue étrangère à moi-même parce que mon vrai reflet avait été Yaya. »

Et cette conviction profonde de grandir en elle : sa mère n’a jamais été et ne sera jamais sa maman. Les liens les plus forts ne sont et ne seront jamais pour elle ceux du sang. Plus que jamais retrouver Yaya devient impératif.

Claire Gallois nous offre un livre d’une sensibilité aussi vibrante que belle. Touche par touche, elle dresse le portrait de sa famille pétainiste, ses codes, ses secrets, avec une plume acérée mais jamais rancunière ni haineuse. Un tableau aux antipodes de celui, doux, lumineux et vibrant d’amour, de sa nourrice.

Bouleversant.

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Retrouvez-moi dans l’émission Tranche de livre, sur Radio Arverne!

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Lundi 23 janvier, de 12H30 à 13H00, je serai l’invitée d’Henri Delorme, dans son émission Tranche de livre sur Radio Arverne.

Il sera question du blog Les chroniques de Koryfée, de mes choix de lecture et tout particulièrement du nouveau roman de Catherine Locandro : Pour que rien ne s’efface, paru aux éditions Héloïse d’Ormesson en janvier 2017. Vous pouvez à ce titre retrouver la chronique que j’ai consacrée à ce livre coup de coeur en cliquant sur ce lien : Pour que rien ne s’efface .

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Vous pouvez suivre l’émission Tranche de livre en direct à la radio sur 100.2 , ou nous retrouver Henri Delorme et moi, sur le site internet de la radio : Site de l’émission de radio .

A lundi, 12H30, dans votre poste! 😉

 

Les 5 romans finalistes du prix RTL-Lire 2017

Cinq romans de la rentrée littéraire 2016 sont finalistes du Grand Prix RTL-Lire 2017. Le lauréat sera connu en mars prochain.

Les rédactions de RTL et Lire ont dévoilé, jeudi 12 janvier, les cinq romans finalistes qui concourent pour le Grand Prix RTL-Lire 2017. Nicolas Maleski est le seul primo-romancier de cette sélection finale.

Les 5 romans en lice

  • Une femme au téléphone de Caroles Fives (Gallimard-L’Arbalète)
  • Sous le compost de Nicolas Maleski (Fleuve)
  • Le cas Malaussène de Daniel Pennac (Gallimard)
  • Tout ce dont on rêvait de François Roux (Albin Michel)
  • Article 353 du code pénal de Tanguy Viel (Minuit).

Ces cinq ouvrages sont maintenant soumis à vingt librairies qui ont composé des jurys régionaux au sein de leur clientèle. Au total, 100 lecteurs choisiront le nom du lauréat.

En 2016, le Grand Prix RTL-Lire a récompensé Olivier Bourdeaut pour En attendant Bojangles (Finitude).

K comme Carafouille, de Fabienne Blanchut : K-rément extra!

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K comme Carafouille, Fabienne Blanchut

Editions Zethel, janvier 2017

A partir de 9 ans.

Un roman qui se sirote d’une traite, savoureux cocktail d’aventures, de magie, d’adolescence rebelle, avec un zeste de mystère. Le tout brassé avec talent.

K a douze ans. Une adolescente en rébellion contre tout et tous. Fille unique, elle passe le plus clair de ses journées seule, ses parents étant trop pris par leur travail prestigieux dans la haute couture. Alors certes, elle ne manque matériellement de rien. Certes, elle a Lupita, l’intendante espagnole à l’accent étrange pour s’occuper d’elle, de même que le réconfort de son chat Mistigri. Mais il lui manque l’essentiel : la présence aimante de ses parents.

Furieuse face à cette nouvelle collection de vêtements qui va lui voler une fois de plus leur présence, pour trois longs mois, K obtient en contrepartie une faveur : choisir la nouvelle fille au pair. Et ce sera Abigaëlle ou personne. Mais si les premiers jours sont merveilleux et la confortent dans son choix, la suite révèle bien des surprises…

Avec ce  second roman pour adolescents, Fabienne Blanchut confirme si besoin était, son talent de romancière. Elle entraîne le lecteur dans la vie trépidante de cette adolescente attachante, le tient en haleine face aux multiples rebondissements qui le jalonnent, sans jamais aucun temps mort. Les adolescents retrouveront les problématiques qui sont leurs (indépendance, autorité, affection, …) et voyageront de l’univers de la mode à celui de la magie. Un premier tome qui rend impatient de découvrir le second!