Prix Simone Veil 2017 : deux lauréates

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Le prix des Femmes de Lettres Simone Veil a été créé conjointement par l’Association Cocktail & Culture et les Librairies Fontaine, avec le concours du groupe Prisma Média. Il récompense un ouvrage écrit par une femme (roman, essai, histoire) ayant comme intérêt principal de faire connaître ou de révéler une ou des femmes marquantes, engagée(s) ou non, de leur époque. 

Le prix Simone Veil 2017 a été décerné, jeudi 18 mai, à Theresa Révay pour son roman La vie ne danse qu’un instant paru en mars chez Albin Michel et à Sabine Melchior-Bonnet pour son essai, Les grands hommes et leur mère: Louis XIV, Napoléon, Staline et les autres paru en janvier chez Odile Jacob. Il leur a été remis lors du 9e salon des Femmes de lettres au Cercle National des Armées, à Paris.

Les livres lauréats : 

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Rome, 1936. Alice Clifford, la correspondante du New York Herald Tribune, assiste au triomphe de Mussolini après sa conquête de l’Abyssinie. Sa liaison avec Don Umberto Ludovici, un diplomate proche du pouvoir fasciste, marié et père de famille, ne l’aveugle pas. Son goût pour la liberté l’empêche de succomber aux sirènes des dictatures.
La guerre menace, les masques vont tomber. Alice découvre les conspirations qui bruissent dans les couloirs feutrés du Vatican et les rues ensanglantées de Berlin. Son attirance pour un journaliste allemand au passé trouble révèle les fêlures de son passé. Si l’aventurière ne renie jamais ses convictions de femme moderne, toute liberté a un prix. Jusqu’où ira-t-elle pour demeurer fidèle à elle-même ?
Des palais de Rome à la corniche d’Alexandrie, des montagnes d’Éthiopie aux plaines de Castille, une Américaine intrépide et passionnée témoigne d’un monde qui court à sa perte. Theresa Révay nous offre l’inoubliable portrait d’une femme pour qui la vie ne brûle et ne danse qu’un instant.
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Le destin historique d’un grand homme se dessine-t-il dès l’enfance ? Sabine Melchior-Bonnet montre dans ce livre que derrière tout héros, qu’il soit grandiose ou maudit, il y a… une mère.
C’est dans les relations entre mère et fils que se joue aussi l’Histoire.
Que seraient en effet Néron, François Ier, Louis XIII, Louis XIV, Napoléon, mais aussi Churchill, Staline, Hitler, sans leur mère ? C’est à la restitution de ces biographies historiques sous l’angle inédit des relations entre mère et fils que s’attache ici l’auteur.
Et c’est à résoudre le mystère de ces destins uniques que nous sommes ici conviés, dans une série de portraits d’Histoire déroutants et inattendus.
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Le retour de Jules, Didier van Cauwelaert (Albin Michel)

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Le retour de Jules, Didier van Cauwelaert

Editions Albin Michel, mai 2017

163 P. ; 16,50€.

 

Didier van Cauwelaert nous offre une suite au roman Jules, paru en 2015. On retrouve avec bonheur le chien guide d’aveugle, au chômage depuis que sa maitresse, Alice, a recouvré la vue. Le couple a explosé depuis. Mais sauront-ils se ressouder pour sauver Jules ? Ils ont 24 heures pour agir. Ou pas…

Grâce à son opération de la cornée, Alice a recouvré la vue. Une guérison aux répercussions multiples tant sur sa vie personnelle que professionnelle. Mais aussi sur Jules, son labrador, qui était ses yeux jusqu’alors. Mis sur la touche, Jules tombe dans la dépression. Il devient urgent de lui redonner le sentiment d’être utile. Ce sera l’Escape, l’école supérieure des chiens d’alerte et de protection pour épileptiques, qui lui en fournira l’occasion. Le chien est en effet en mesure de prévenir une crise d’épilepsie et peut ainsi veiller et alerter un nouveau malade. Sa vie a retrouvé du sens.

Tandis que celle de ses maitres en perd. L’impossibilité à concevoir un enfant, l’éloignement de Jules qui était un peu leur bébé, le tournant professionnel de Zibal, ont lentement mais sûrement érodé leurs liens. Alice s’engage alors dans une école de peinture pour éléphants en Thaïlande, désireuse de convertir sa souffrance en altruisme. Chacun vit sa vie, sur des chemins parallèles.

Jusqu’au jour où un appel à secourir Jules fait se recroiser leurs routes.

Si vous n’avez pas lu « Jules », vous aurez un peu de mal à suivre ce roman. De rebondissement en rebondissement, Didier van Cauwelaert nous entraine avec humour et tendresse dans les tourments amoureux du couple. L’occasion, au passage, de nous informer sur ces chiens annonciateurs de crises d’épilepsie, espoir non négligeable pour ces 500 000 français épileptiques. Un roman agréable à lire, même si j’ai préféré le premier tome.