Prix Orange du livre 2017 : Louis-Philippe Dalembert

Son roman Avant que les ombres s’effacent a été récompensé par un jury présidé par Erik Orsenna et composé d’écrivains, de libraires et de lecteurs.

Ils étaient, d’abord, trente auteurs à pouvoir décrocher ce prix, puis les internautes ont désigné cinq finalistes : Philippe Besson, Arrête avec tes mensonges, (chez Julliard) ; Cécile Coulon, Trois saisons d’orage (Viviane Hamy) ; Louis-Philippe Dalembert Avant que les ombres s’effacent (Sabine Wespieser éditeur) ; Simon Johannin, L’été des charognes, (Allia) ; et Pierre Jourde, Winter is Coming (Gallimard).

C’est Louis-Philippe Dalembert qui a le bonheur de se voir décerner ce beau prix. Bienheureux romancier: c’est sa deuxième récompense de la semaine puisqu’il vient de recevoir le Prix du livre France Bleu/Page des libraires.

Le jury de cette édition 2017 : 

Présidé par Erik Orsenna, le jury est composé de Vincent Message (lauréat 2016), Laurence Cossé, Benoit Duteurtre, Alain Mabanckou, Carole Martinez, des libraires passionnés comme Bénédicte Deprez (librairie Trait d’union à Noirmoutier), Jean-Paul Shafran (librairie Le Bouquetiniste à Val d’Isère) et sept lecteurs également passionnés issus de la communauté du site lecteurs.com.

 

Un prix doté de 15.000 € et un roman lauréat qui bénéficiera d’une importante promotion.

Le livre : 

En guise de prologue à cette fresque conduisant son protagoniste de Lódz, en Pologne, à Port-au-Prince, l’auteur rappelle le vote par l’État haïtien, en 1939, d’un décret-loi de naturalisation in absentia, qui a autorisé ses consulats à délivrer passeports et sauf-conduits à des centaines de Juifs, leur permettant ainsi d’échapper au nazisme. Avant d’arriver à Port-au-Prince – à la faveur de ce décret – au début de l’automne 1939, le docteur Ruben Schwarzberg, né en 1913 dans une famille juive polonaise, a traversé bien des épreuves. Devenu un médecin réputé et le patriarche de trois générations d’Haïtiens, il a peu à peu tiré un trait sur son passé. Mais, quand Haïti est frappé par le séisme de janvier 2010 et que la petite-fille de sa défunte tante Ruth – partie s’installer en Palestine avant la deuxième guerre mondiale – accourt parmi les médecins et les secouristes du monde entier, il accepte de revenir pour elle sur son histoire familiale. Pendant toute une nuit, installé sous la véranda de sa maison dans les hauteurs de la capitale, le vieil homme déroule pour la jeune femme le récit des péripéties qui l’ont amené à Port-au-Prince. Au son lointain des tambours du vaudou, il raconte sa naissance en Pologne, son enfance et ses années d’études à Berlin, où son père Néhémiah avait déménagé son atelier de fourreur, la nuit de pogrom du 9 novembre 1938, au cours de laquelle lui et son père furent sauvés par l’ambassadeur d’Haïti. Son internement à Buchenwald ; sa libération grâce à un ancien professeur de médecine ; son embarquement sur le Saint Louis, un navire affrété pour transporter vers Cuba un millier de demandeurs d’asile et finalement refoulé vers l’Europe ; son arrivée, par hasard, dans le Paris de la fin des années 1930, où il est accueilli par la communauté haïtienne et, finalement, son départ vers sa nouvelle vie, muni d’un passeport haïtien : le docteur Schwarzberg les relate sans pathos, avec le calme, la distance et le sens de la dérision qui lui permirent sans doute, dans la catastrophe, de saisir les mains tendues. Fascinant périple, le roman de Louis-Philippe Dalembert rend également un hommage tendre et plein d’humour à sa terre natale, où nombre de victimes de l’histoire trouvèrent une seconde patrie

Publicités

2 commentaires sur “Prix Orange du livre 2017 : Louis-Philippe Dalembert

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s