La femme nue, Elena Stancanelli (Stock)

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La femme nue, Elena Stancanelli

Traduction de l’italien par Dominique Vittoz

Editions Stock, mai 2017

 

Anna est en couple avec Davide depuis cinq ans. Et depuis quelques mois, la magie n’opère plus. Mais aucun n’envisage pour autant la séparation. Jusqu’au jour où un téléphone mal raccroché permet à Anna de surprendre les propos de son conjoint avec un collègue. Et de l’entendre, sonnée, évoquer ses maitresses, dont une certaine Chien. Anna qui jusqu’alors ne s’était jamais montrée méfiante ni jalouse, voit sa vie basculer. Désormais, elle n’a plus qu’une obsession : démasquer et humilier sa rivale, lui faire passer l’envie de lui voler Davide.

« Je voulais tout savoir sur Davide : ce qu’il écrivait, ce qu’il faisait, où il était, où il dormait, avec qui il couchait. » Elle pirate sa boîte mails, son compte Facebook, se crée un faux profil sur les réseaux sociaux, le piste grâce à la géolocalisation du téléphone, bien déterminée à tout apprendre sur Chien. Afin de mieux l’anéantir. Plus rien d’autre ne compte. Au point de se négliger, de ne plus s’alimenter ni se laver ou même dormir.

La femme nue raconte l’histoire d’une femme trahie, blessée dans son amour propre, qui peu à peu va verser dans la folie. Une femme dont l’obsession de vengeance devient à ce point dévorante qu’elle en perd tout contrôle sur sa vie. Un roman qui m’a embarquée au début, tant la tension est palpable, le rythme soutenu, les situations crédibles, mais qui m’a perdue en chemin. J’ai eu de la peine avec la redondance des scènes érotiques qui alourdissent et ralentissent le récit, le caractère glauque que prend l’histoire, l’esprit résolument dérangé de l’héroïne. Je vous laisse donc juge, après une lecture mitigée pour ma part.

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