Prix littéraire du Monde 2017 : Alice Zéniter

Avec L’art de perdre (Flammarion), Alice Zeniter succède à Ivan Jablonka et remporte son deuxième prix de la saison.

Le 5e Prix littéraire du Monde a été décerné, mercredi 6 septembre à la Fondation Jérôme Seydoux-Pathé, à Paris (13e), à Alice Zeniter pour L’art de perdre, paru le 16 août chez Flammarion. Elle succède à Ivan Jablonka, distingué en 2016 pour Laëtitia ou la fin des hommes (Seuil).

Révélation de cette rentrée littéraire, L’art de perdre revient sur les origines algériennes de l’auteure, dépeignant ainsi une fresque familiale où le destin de trois générations successives navigue entre la France et l’Algérie. A travers l’histoire de son grand-père harki et de son père, Alice Zeniter narre surtout l’histoire d’un silence, celui qui ronge sa famille depuis leur départ de l’Algérie, pendant la guerre d’indépendance. L’art de perdre revient sur les conséquences d’une décision qui bouleverse une famille à jamais.

Le roman d’Alice Zeniter a remporté, le 3 septembre, le Prix des libraires de Nancy et des journalistes du Pointet figure dans les premières sélections du Goncourt et du Renaudot ainsi que celles du Prix du Patrimoine et du Prix Landerneau des lecteurs et dans la sélection France Inter/JDD.

Elle était en compétition avec Jakuta Alikavazovic (L’avancée de la nuit, L’Olivier), Sorj Chalandon (Le jour d’avant, Grasset), Marie Darrieussecq (Notre vie dans les forêts, P.O.L), François-Henri Désérable (Un certain M. Piekielny, Gallimard), Patrick Deville (Taba-Taba, Seuil), Pierre Ducrozet (L’invention des corps, Actes Sud), Anne Godard (Une chance folle, Minuit), Camille Laurens (La petite danseuse de quatorze ans, Stock), Monica Sabolo (Summer, JC Lattès) et Pierre Souchon (Encore vivant, Rouergue).

Créé en juin 2013 lors des Assises internationales du roman, le prix littéraire du Monde est présidé par Jérôme Fenoglio, directeur du quotidien, et composé pour moitié de journalistes de la rédaction et pour moitié des plumes du Monde des livres, le supplément littéraire du jeudi.

Source : Livres Hebdo du 06/09/17
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Manège, Daniel Parokia : un roman qui va vous faire tourner la tête!

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Rentrée littéraire

Manège, Daniel Parokia

Editions Buchet Chastel, août 2017

Manège, deuxième roman de Daniel Parokia, entraîne le lecteur dans le monde d’hier aux résonances émouvantes et fitzgeraldiennes.

La vie est un manège, les choses passent, vont. Et reviennent. On pense le passé dépassé, la page tournée, et soudain. Soudain une voiture vous renverse et sa conductrice n’est autre que votre premier amour.

C’est ce qui arrive à Matteo Bellini. Tandis qu’il git au sol, l’épaule démise, il se retrouve face à face avec une femme aux cheveux blonds, aux yeux agate, dont les traits lui rappellent quelqu’un. Et pour cause, il s’agit de Mathilda D’Encey, la femme qu’il a tant aimée. Et de se projeter 26 années plus tôt, au milieu des années 60, lorsqu’il fit sa connaissance. Une banale annonce de vente de scooter par une riche famille lyonnaise, un jeune homme d’origine modeste désireux d’acquérir sa première Vespa, rien qui ne présageait un quelconque amour.

Et pourtant, lorsqu’il se rend chez les propriétaires de la Vespa, ce n’est pas seulement le luxe de la propriété qui subjugue Mattéo. Mais aussi la jeune fille de la maison. Très vite, la revoir devint une obsession.  Et une réalité.

Mais ce coup de foudre est-il vraiment réciproque ? Le hasard est-il le seul à avoir décidé de cette rencontre, où ce jeune couple est-il manipulé? Qui est aux commandes du manège de leur vie ?

C’est un roman d’ambiance, qui nous plonge avec délice dans l’insouciance de la jeunesse, ses rêves, ses projets. Ses désillusions aussi. Une histoire sous forme de puzzle, dont l’auteur nous dévoile avec subtilité une à une les pièces, maintenant le lecteur en haleine jusqu’à la toute fin. Une belle écriture, des personnages attachants, une histoire captivante, vous ne descendrez pas du manège en route !