Prix des lecteurs du Livre de Poche 2017, les lauréats

Durian Sukegawa remporte le prix des Lecteurs 2017 dans la catégorie littérature et R.J. Ellory dans la catégorie policiers/thrillers.

Les 28es prix des lecteurs du Livre de poche ont distingué, jeudi 21 septembre, Durian Sukegawa dans la catégorie littérature pour Les délices de Tokyo, et R.J. Ellory dans la catégorie policiers/thrillers pour Papillon de nuit. Dans le même temps, Anthony Doerr a reçu la récompense du Choix des libraires pour son roman Toute la lumière que nous ne pouvons voir, prix Pulitzer 2015.

De février à août, 130 lecteurs en littérature ont choisi chaque mois leur livre préféré parmi une sélection allant de 3 à 4 ouvrages. Sur les sept ouvrages sélectionnés, ils ont élu Durian Sukegawa avec Les délices de Tokyo, une émouvante histoire d’amitié entre un vendeur de gâteaux et une dame plus âgée qui propose de l’aider à élaborer les « an », les galettes à base de haricots rouges qu’il vend.

Parallèlement, 130 lecteurs de policiers/thrillers ont eu à choisir entre un total de 19 ouvrages sur la même période et ont finalement sacré Papillon de nuit, de R.J. Ellory, un roman construit autour d’un condamné à mort qui se confie à un prêtre peu avant son exécution.

Source : Livres Hebdo du 21/09/17
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Glissez René Manzor dans votre poche!

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Celui dont le nom n’est plus, René Manzor

Editions Pocket, septembre 2017

Grâce à une plume parfaitement maîtrisée, René Manzor signe un roman aux frontières de l’amour et de la mort dont on ne sort pas indemne. Un thriller haletant et dérangeant dont vous n’oublierez plus jamais le nom…

Si Mc Kenna, vétéran de Scotland Yard a vu bien des cadavres dans sa carrière, ce qu’il découvre ce matin-là dépasse l’entendement. Le tueur a éventré la victime, prélevé tous les organes thoraciques et abdominaux, abandonnant sa carcasse évidée sur une table. Une alliance malsaine du monstrueux et du sacré. Car rien n’a été laissé au hasard : la dépouille a été préparée selon un rite funéraire précis. Juste à côté, une épitaphe écrite dans le sang de la victime : « Puissent ces sacrifices apaiser l’âme de Celui dont le Nom n’est plus… » Plus troublant encore, l’assassin est rapidement retrouvé et s’avère être une femme qui aimait le défunt comme son propre fils. Pourquoi tuer un être cher? La vieille femme, en état de sidération, est incapable d’expliquer son geste, et pour cause, elle ne s’en souvient même pas.

Et ce n’est que le premier meurtre d’une longue série obéissant toujours au même modus operandi. Chaque jour en effet, un nouveau corps est découvert dans des conditions similaires. S’agit-il des actes d’une secte satanique? Sont-ils au cœur d’un monstrueux trafic d’organes?

Mc Kenna, très éprouvé par le décès récent de sa femme, accepte à contrecœur de collaborer avec Dahlia Rhymes, criminologue américaine, spécialiste en meurtre rituel et satanique. Pour plaider la cause de ces criminels au visage de victimes, un avocat de renom, Nils Blake, en retrait de la vie active depuis une transplantation cardiaque, se laisse convaincre de reprendre du service. Tous trois sont animés par le désir de faire émerger la vérité. Tous trois vont voir leurs blessures ravivées et leur vie à jamais bouleversée.

Après Les âmes rivales, brillant premier roman, René Manzor transforme l’essai et nous revient avec un thriller époustouflant. Une intrigue admirablement menée, un savant cocktail de suspense, d’ésotérisme, de profondeur, de sensibilité, de complexité et des personnages indiciblement attachants. Avec cette question en fil rouge : jusqu’où peut-on aller par amour?… Jusqu’à un point que même l’esprit le plus perspicace n’avait pas envisagé. Attendez-vous à une chute vertigineuse!

Et retrouvez en cliquant sur ce lien, l’interview que m’a accordée René Manzor : Interview de René Manzor !

 

Citation du jour

« Nager, c’est comme écrire. On ne peut pas atteindre rapidement le point qu’on s’est fixé au loin. On ne peut pas courir dans l’eau. Il faut le rejoindre patiemment. Il faut traverser en sentant ce qu’on traverse. Prendre le temps de sentir. Il faut se laisser traverser également, et dans ce moment hypnotique du mouvement dans l’eau, ne plus savoir si c’est elle qui nous fend ou nous qui la pénétrons… Ainsi le point se rapproche au fur et à mesure de ces brasses ou de ces mouvements crawlés, et seul le son de notre respiration, le rythme du souffle de l’air dans l’eau demeure. »

Frédérique Deghelt, Agatha

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