Prix Apollinaire 2017 : la sélection

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La remise du Prix Apollinaire 2017 et du Prix Apollinaire Découverte, nouvellement créé, aura lieu le 6 novembre, au célèbre café littéraire Les Deux Magots, en présence de Jacques Weber qui lira plusieurs poèmes des lauréats.

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Les titres en lice : 

  • Ariane Dreyfus, Le dernier livre des enfants, Éditions Flammarion
  • Alain Duault, Ce léger rien des choses qui ont fui, Éditions Gallimard
  • Emmanuel Echivard, La Trace d’une visite, Cheyne éditeur
  • Cédric Le Penven, Joachim, Éditions Unes
  • Serge Pey, Flamenco. Les souliers de La Joselito, Les Fondeurs de Briques/Dernier Télégramme
  • Nohad Salameh, Le Livre de Lilith, L’Atelier du Grand Tétras
    Ariel Spiegler, C’est pourquoi les jeunes filles t’aiment, Éditions de Corlevour

 

Le jury du Prix Apollinaire : 

Présidé par Jean-Pierre Siméon, le jury est composé de personnalités du monde de la poésie :

Marc Alyn, Linda Maria Baros (secrétaire générale), Tahar Ben Jelloun, Zéno Bianu, GeorgesEmmanuel Clancier (président d’honneur), Fabienne Courtade, Philippe Delaveau, Guy Goffette, Jean Portante et Jean Rouaud.

Les mécènes : 
Catherine Mathivat, présidente des Deux Magots, Pierre Guénant, du vignoble Villa Baulieu, et Pierre Walusinski, de la librairie Nicaise, présenteront la cuvée Apollinaire 2017, dont la bouteille est illustrée par une gravure originale de Patrick Loste.
Une dotation de 3500 euros pour le Prix Apollinaire et de 500 euros pour le Prix Apollinaire Découverte, une médaille gravée de Saint-Germain-des-Prés et une bouteille personnalisée de la Villa Baulieu seront remises aux lauréats.

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Glissez Stéphanie Dupays dans votre poche!

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Brillante, Stéphanie Dupays

Editions J’ai lu, octobre 2017

« Ce qui n’est pas vu n’a pas d’existence ».

Brillante, c’est le qualificatif qui définit le mieux Claire, jeune trentenaire fraîchement diplômée d’une grande école, aujourd’hui cadre supérieure dans une entreprise agro-alimentaire. Jusqu’ici, pas un seul faux pas dans sa trajectoire bien huilée : un poste enviable, un compagnon lui-même cadre supérieur, un bel appartement dans un quartier chic, des amis triés sur le volet dans cette même sphère sociale, le désir non contrarié de mener de front vie privée et professionnelle. La réussite telle qu’elle l’entend.

Emportée dans un véritable tourbillon, son rythme de travail fou ne laisse aucune place à une remise en question. Jusqu’à ce moment où, brusquement, Claire tombe en disgrâce. Non pas qu’elle n’ait pas été performante ou non conforme à ce que l’entreprise attendait d’elle. Au contraire. Son excellence fait de l’ombre à sa chef, femme dont jusque-là elle était la protégée. Et de se retrouver au placard. C’est la sidération.

Isolement, absence de tâches, relégation à la transparence, humiliation, l’entreprise présentée comme le lieu d’épanouissement de l’individu devient dès lors celui de son dépérissement. Le harcèlement moral menace de la broyer. Physiquement. Moralement.

Comment Claire la battante, dont toute la vie s’est construite autour de cette image de réussite, va t-elle pouvoir rebondir ? Quelles seront les conséquences sur son couple, sur ses amitiés, dans la mesure où ses relations reposent sur ces mêmes principes et idéaux de succès? Cette expérience malheureuse va t-elle remettre en cause ses valeurs ?

C’est un roman passionnant et édifiant sur le monde de l’entreprise que nous offre Stéphanie Dupays. Un monde où sous le vernis des apparences humanistes, bienveillantes, se cache parfois une réalité tout autre, faite de pressions, de violence, de rivalités qui ne disent pas leur nom. Avec une justesse chirurgicale, l’auteur dissèque au scalpel de sa plume le système de management de l’entreprise « humaniste », ses répercussions sur les individus tant au sein de l’entreprise que dans leur vie privée. Un roman qui se lit d’une traite, dans une tension permanente, à l’image de celle que vit l’héroïne au quotidien.

Un ENORME coup de cœur !