Prix du 1er roman 2017 : Jean-Baptiste Andréa!

 

Le jury du prix du Premier roman a récompensé Jean-Baptiste Andrea pour Ma Reine, publié chez L’Iconoclaste pendant la rentrée littéraire 2017. Il succède à Gaël Faye, lauréat 2016 pour Petit pays (Grasset).

Déjà salué par le Prix Talents Cultura en septembre dernier, le roman Ma reine, de Jean-Baptiste Andréa, vient de se voir attribuer, à fort juste titre, le Prix du Premier Roman 2017. Il est par ailleurs toujours en lice pour le Prix Femina.

L’auteur primé : Jean-Baptiste Andréa

Jean-Baptiste Andrea est né en 1971. Il est réalisateur et scénariste. Ma reine est son premier roman.

Le roman primé que j’avais plébiscité ici :  

Un superbe premier roman. Un conte initiatique, entre philosophie et onirisme, sur un jeune garçon un peu différent que vous ne pourrez plus oublier… 

Nous sommes en Provence, en 1965. Shell, douze ans, aide ses parents à la station essence et prend son rôle très au sérieux. Il doit son surnom au blouson avec l’écusson de la marque éponyme qu’il revêt pour servir les rares clients. Il ne va plus à l’école, car sa différence lui valait d’être le bouc-émissaire des autres élèves. Ce dont il souffre exactement, il ne le sait pas, juste, comme le lui a dit son père, qu’il est une sorte d’Alfa Roméo avec un moteur de 2CV. Sa tête a arrêté de grandir.

Mais un jour, tandis qu’il allume sa première cigarette en cachette, il manque de mettre le feu à la station. Ses parents se sentent dépassés. Leur verdict est alors sans appel : il doit aller en institut spécialisé. Pour échapper à cette sentence, Shell s’enfuit. Il va aller faire la guerre, celle dont il voit les images à la télé. A son retour, il se dit qu’il sera considéré comme un homme, un héros. Et alors on ne cherchera plus à l’emmener dans cet établissement.

Et de partir, avec comme seul point d’horizon le vaste plateau au-delà duquel il imagine que se livre la guerre. En chemin, il croise Viviane, une fillette étrange, laquelle le fait exister dans son regard, là où il n’était que transparence jusqu’ici. Et si la vraie guerre à mener était la guerre contre les préjugés ? Et si Viviane l’aidait à faire la paix avec lui-même ?

Cet enfant différent dans un monde d’indifférence va vous bouleverser par la pureté de son regard, sa candeur, sa faim d’amour. Dans ce roman initiatique, il s’ouvre à la vie, aux autres, découvre, se découvre. Le lecteur accompagne chacun de ses pas, de ses chagrins, de ses joies, avec la furieuse envie de le prendre dans ses bras. De le protéger. Comme s’il existait. Vraiment.

Avec une infinie poésie, entre la fable et le conte, Jean-Baptiste Andréa nous livre un roman d’une sensibilité à fleur de plume. Un roman viscéralement humain.

 

 

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