Ce soir on regardera les étoiles, Ali Ehsani (Belfond) : un témoignage essentiel

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Ce soir on regardera les étoiles, Ali Ehsani

Editions Belfond, février 2018

Récit

Pourquoi lire ce livre ?

  • C’est un témoignage de l’intérieur sur la condition des migrants
  • C’est une invitation à la tolérance, à l’ouverture aux autres
  • Pas de misérabilisme ni de sensationnalisme mais au contraire beaucoup de courage, de détermination et d’espoir dans ce récit

Agé de 8 ans, Ali Ehsani a dû fuir l’Afghanistan en 1998 après la mort de ses parents dans un bombardement. C’est ce bouleversant exil de 5 années avec son frère Mohammed à travers le Moyen-Orient et l’Europe, jusqu’aux côtes italiennes, qu’il raconte ici. Un témoignage bouleversant. Une invitation à la tolérance, à l’ouverture à l’autre. A lire de toute urgence.

Kaboul, 1998. De retour de l’école, Ali, 8 ans, ne retrouve plus la maison de ses parents. Bombardée par un missile. Réduite à un tas de pierres. Incrédule, il refuse d’accepter l’atroce réalité : ses parents ont pourtant bien  été tués. Son grand frère Mohammed le prend sous son aile et décide de fuir l’Afghanistan et sa guerre, de tout laisser derrière eux. Pour survivre. Du moins pour espérer survivre.

Avec bienveillance, douceur et un amour infini, Mohammed veille sur son petit frère, masque la peur qu’il éprouve lui-même, rogne sur ses maigres repas et l’eau si rare, pour que le petit Ali souffre le moins possible. Arc-boutés sans eau ni nourriture sur le toit d’une camionnette dont ils ont dû grassement payer le chauffeur, ils mettent le cap sur Téhéran via le Pakistan. Première étape d’un périple qui durera cinq interminables années.

Mais Téhéran ne peut qu’être une étape. Vivre dans la clandestinité, sans papiers, sans droits, ne peut pas être une fin en soi. Cap sera alors mis sur l’Europe : la Turquie, la Grèce, puis l’Italie. Avec le risque de se faire arrêter et reconduire en Afghanistan à tout instant.

A pied, sur le toit de camionnettes, sous les camions, à bord de bateaux gonflables de fortune, ils affrontent le froid et la chaleur extrême, la faim et la soif, la peur et la solitude, les montagnes, le désert et la mer déchaînée. Mais jamais ne renoncent. Quitte à y laisser la vie.

C’est un témoignage absolument ESSENTIEL que nous livre Ali Ehsani, à une heure où on est abreuvé d’informations diverses et contradictoires, de sources multiples et non vérifiées, sur la condition des migrants. Un témoignage de l’intérieur. Tout quitter pour ne pas mourir sous les bombes. Avancer la peur et la faim au ventre, sans savoir de quoi demain sera fait. Parce qu’on n’a pas d’autre choix. Pas de misérabilisme ici, ni d’apitoiement, mais une leçon de courage magnifique, une invitation à davantage de tolérance et d’ouverture envers nos semblables. A lire ABSOLUMENT.

Il n’y a rien de plus semblable à l’espoir que la décision d’émigrer : espoir d’arriver dans un endroit meilleur, espoir de réussir, espoir de survivre, espoir de tenir bon, espoir d’un dénouement heureux, comme au cinéma. Il est normal que tout être humain cherche désespérément à améliorer sa condition et, dans certains cas, partir est le seul moyen d’y arriver.

 

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