Play boy, Constance Debré : un livre coup de poing

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Play boy, Constance Debré

Editions Stock, janvier 2018 

Direct, tranché, décomplexé, vivant, le roman de Constance Debré l’est assurément. Témoignage d’une quadra authentique et cash.

Quadra, avocate, maman d’un petit garçon, issue d’un milieu bourgeois, Constance Debré détonne, étonne, en révolte contre sa famille, les codes du milieu bourgeois, les modes de pensée étriqués, ces cases dans lesquelles on cherche à nous enfermer. Libre d’être, de penser, de dire, d’écrire. Sans ambages.

Avec une rage de vivre qui frôle parfois la rage du désespoir, elle témoigne de son enfance dans un milieu bourgeois avec des parents camés, de ses 20 années maritales avec le père de son enfant, de son amour déclaré pour les femmes, de son métier d’avocat « un métier d’homme où on porte une robe ».

Les pages se transforment en ring de boxe. Les phrases cognent. Les mots écorchent. Constance Debré n’est pas là pour faire de la figuration, fille d’une famille de renom. Elle n’est pas là pour paraître. Elle est. Et elle le dit. Que cela plaise ou non, que son vocabulaire cash irrite ou non. Que ses propos agacent ou pas. Authentique.

« A quatre ans j’étais homosexuelle. Je le savais très bien et mes parents aussi. Après c’est un peu passé. Aujourd’hui ça revient. C’est aussi simple que ça. »

Ce livre dérangera certains par le caractère cru du vocabulaire, par les préjugés qu’il envoie valser. Mais un livre n’a-t-il pas aussi pour rôle de déranger, comme un caillou dans la chaussure ? Rudoyer les consciences pour inviter à réfléchir, engager le débat. Ce qui est sûr, c’est que ce livre coup de poing ne laissera pas indifférent.

 

La KarInterview de Agnès Martin-Lugand : « Je souhaite simplement raconter des histoires où l’espoir est permis, où l’on voit le joli de la vie. « 

Le 29 mars dernier, les éditions Michel Lafon ont publié le 6ème roman de Agnès Martin Lugand : A la lumière du petit matin. Rencontre avec la romancière.

Quel a été le point de départ de ce roman, ce qui vous a donné l’idée et l’envie de l’écrire ?

Le personnage d’Hortense m’a appelée, m’a saisie. J’ai rapidement pensé à une professeur de danse, à son rapport au corps, surtout quand celui-ci est blessé. Et puis, j’ai souhaité me projeter dans cette position de l’ « autre » femme, la maîtresse, l’amante. On en parle peu. Je souhaitais sortir du cliché de la femme fatale, briseuse de famille. Hortense est simplement une femme amoureuse…

Votre héroïne, Hortense, semble épanouie dans sa vie tant professionnelle que personnelle. Semble seulement. Il lui faudra un accident pour prendre le temps de se poser les bonnes questions. Pensez-vous qu’il faille un drame (blessure, accident, licenciement, …) pour que l’on s’interroge vraiment sur nos choix, nos besoins, le sens de notre vie ? Et donc que l’on change ?

Quand tout va bien, on évite de se poser des questions, certainement de peur de mettre en péril un équilibre qui peut être fragile ! J’ai tendance à penser qu’en cas d’une épreuve à traverser, nous avons la possibilité de prendre du recul, de la distance. Nous pouvons aussi nous découvrir des capacités insoupçonnées pour endurer ce que la vie nous impose. Cela n’amène peut-être pas nécessairement à changer du tout au tout, mais au moins à avoir un nouveau regard sur la façon dont on mène sa vie et à grandir d’une certaine façon.

C’est un accident qui joue ici le rôle de révélateur, qui invite Hortense à réaliser qu’elle se ment, passe à côté de sa vie. Ne pensez-vous pas que bien souvent, notre petite voix intérieure, notre intuition, nous préviennent de nos mauvais choix, mais nous préférons être sourd et aveugle ?

Effectivement, je crois que nous avons la merveilleuse faculté à ne pas voir ce qui nous éclate au visage ! C’est plus confortable. Qui souhaite volontairement se créer des soucis ? Pas grand monde, je pense. Et puis, inconsciemment, on sait que l’on apprend de ses erreurs. Certains rebondissent merveilleusement bien après avoir été au fond du trou. Ne savoure-t-on pas mieux le bonheur quand on a vécu quelques épreuves ?

Certes, votre héroïne vit un double drame : la perte proche de ses parents, mais aussi une grave blessure alors que son corps est son outil de travail. Passage à vide aussi pour Elias, un autre personnage. Mais pour autant votre roman n’est pas triste. Au contraire, il est porteur d’espoir. Est-ce une façon de dire aux lecteurs qu’il ne faut pas s’arrêter à ne voir que l’épreuve, qu’elle peut être un tremplin vers un avenir meilleur ?

Je suis quelqu’un d’optimiste. Je ne cherche pas à délivrer un quelconque message dans mes romans. Je souhaite simplement raconter des histoires où l’espoir est permis, où l’on voit le joli de la vie. Pourquoi se l’interdire ? Beaucoup d’histoires de la « vraie » vie se terminent bien, pourquoi se priver de les raconter dans des romans ? J’aime faire traverser des épreuves à mes personnages, comme Hortense ou Élias, parce que j’aime les aider à cicatriser et les mettre sur le chemin de la « lumière ». Je souhaitais de la lumière dans ce roman, d’où son titre !

A quelques jours de la publication de votre 6ème roman, dans quel état d’esprit êtes-vous : le fabuleux succès de vos précédents romans vous préserve-t-il du trac, ou vit-on chaque publication comme si c’était la première ?

Le trac est là, bien présent, dans le corps, dans la tête, partout ! J’ai toujours le sentiment de faire le grand saut. Chaque sortie de roman est pour moi un nouveau défi, une nouvelle mise à nue, une remise en cause. Je refuse d’être blasée, ce serait si triste. Ce moment de la publication est un moteur pour moi. C’est l’aboutissement de longs mois de travail, d’émotion, alors je pense qu’il faut le vivre pleinement malgré les insomnies !

Retrouvez la chronique que j’ai consacrée à ce roman en cliquant ici : A la lumière du petit matin, Agnès Martin Lugand

 

 

La Kar’Interview de Philippe Claudel pour L’Archipel du chien (Stock) : « Le roman nous met face à nos contradictions »

Le 14 mars, les éditions Stock ont publié le nouveau roman de Philippe Claudel : L’Archipel du chien. Suite de la rencontre avec l’auteur (1er volet publié hier).

Qu’apporte le roman de plus que la presse, les informations à la télévision ou à la radio ?

Le roman nous met face à nos contradictions, à nos contrariétés. Il est le caillou dans la chaussure, il est ce qui nous empêche de tourner en rond, il est celui qui nous met face à nos responsabilités. Ici ce livre nous demande : c’est quoi être un homme ? Que ferais-je dans cette situation si j’avais été sur cette île avec ces trois corps qui s’échouent ? Je serais allé à la police ? Je les aurais ignorés ? Planqués ? Ici les personnages sont des représentants du pouvoir politique (le maire), spirituel (le curé), scientifique (le médecin), judiciaire (le commissaire), culturel (l’instituteur). Toutes ces forces ne vont pas dans le même sens. Chacun a raison, mais a raison par rapport à sa logique.

Pourquoi ce lieu imaginaire, L’Archipel du chien ?

D’une part, pour la référence aux Canaries. L’archipel des Canaries d’un point de vue étymologique est en effet l’archipel du chien. Or c’est des Canaries qu’ont eu lieu les premiers drames migratoires, même si on en a moins parlé. Et puis, le chien c’est aussi cette annonce romaine, cette mise en garde au seuil des maisons romaines : « Cave canem » « attention au chien » autrement dit « Ne rentre pas chez moi sinon mon chien te mord ».

Ce livre est sombre. Etes-vous quelqu’un de pessimiste, Philippe Claudel?

On s’était dit après Auschwitz, plus jamais ça. Or ça s’est reproduit pendant la guerre en ex-Yougoslavie. Bis repetita. Ce qui se passe en Syrie, regardez…Pendant la seconde guerre mondiale on trouvait comme excuse de dire qu’on ne savait pas ce qui se passait dans ces camps. Or là, en Syrie, on le sait ! Et on laisse gentiment crever des gens, on les laisse être gazés à l’arme chimique…Tout cela laisse peu d’espoir.

En même temps il y a beaucoup de recensions d’actes de générosité, d’actes d’humanité. On peut se gausser de Angela Merkel qui a ouvert la porte à 1 million de migrants, n’empêche elle l’a fait. Il y a un roman à faire sur cela, sur la générosité et peut-être qu’un jour j’y viendrai. Mais là je voulais provoquer un électrochoc chez le lecteur et dans le même temps renouer avec les codes du thriller. Et puis, même si ce livre est pessimiste, je ne suis pas désespéré comme peut l’être ici le commissaire. Je déteste l’attitude désespérée du commissaire, il se moque de tout, est dans une forme de cynisme désolé, même l’alcool ne le réchauffe pas. Alors que personnellement je trouve bien des occasions de me réjouir dans la vie.

Un dernier mot sur le rôle des livres?

La lecture ne nous enseigne pas tout, ne nous console pas de tout, ne nous transmet pas tout, mais elle nous permet de faire un petit pas en avant.

Retrouvez l’article que j’ai consacré à L’archipel du chien, paru aux Editions Stock en mars dernier en cliquant ici : L’archipel du chien

 

La Kar’Interview de Philippe Claudel pour L’Archipel du chien (Stock) : « Les soubresauts du monde nous travaillent, nous atteignent et, si nous ne sommes pas assez généreux, peuvent faire exploser nos vies. »

Le 14 mars, les éditions Stock ont publié le nouveau roman de Philippe Claudel : L’Archipel du chien. Rencontre avec l’auteur, volet 1. Le 2ème volet sera publié demain.

Le livre : Une île, dans l’Archipel du chien. Une petite communauté d’hommes vit de la pêche, de la vigne, des oliviers et des câpriers, à l’écart des fracas du monde. Jusqu’au jour où trois cadavres s’échouent sur ses rives. Bousculés dans leur tranquillité, les habitants se trouvent alors face à des choix qui révèlent leur nature profonde, leur petitesse et leur égoïsme.

Ce roman se déroule sur l’Archipel du chien, lequel ne figure sur aucune carte ?

J’ai commencé ce livre il y a 4/5 ans et j’ai repris 3 ou 4 fois les 60 premières pages car j’avais du mal à trouver une géographie pour ce livre, où l’implanter. Peu à peu ce qui m’a plu, c’est de tirer un récit de type réaliste vers la fable, avec une géographie plutôt estompée comme j’avais pu le faire dans Le rapport de Brodeck ou dans Les âmes grises.

On trouve en effet des points communs avec Le rapport Brodeck et Les âmes grises

Oui, si mon travail est protéiforme, L’Archipel du chien est plus dans la lignée de ces deux livres. Pourquoi ? Car j’aime jouer avec les codes du roman policier. C’est encore quelque part un polar, haut en mystère, une ile qu’on suppose être en méditerranée et qui ne sera jamais nommée. Une île qui vit presque en autarcie, assez riche, avec ses vignobles. Un matin on découvre trois cadavres de jeunes hommes noirs échoués là. La question des habitants est : qu’est-ce qu’on en fait ? La tentation est de dire ou de cacher. La petite communauté va se déchirer, s’interroger et comprendre qu’on ne peut pas vivre en dehors de tout et qu’un jour ou l’autre le monde vous rattrape. Donc il y a cette problématique-là, mystérieuse et policière.

Il y a une galerie de personnages très riche

J’ai voulu des personnages pittoresques et attachants. La lande est elle aussi un personnage. Et dans le même temps il y a le renfort des mythes et légendes, des histoires. J’ai toujours été marqué par L’Iliade et l’Odyssée, par les mythes antiques, par L’enfer de Dante. On a une île métaphorique et parabolique ici de l’enfer que peut être le monde quand on s’en croit à l’écart ou protégé. Sans vouloir faire un roman sur l’actualité, c’est quand même aussi une parabole sur l’actualité, sur cette mare nostrum, sur cette mer commune qui est la nôtre, qui est devenue un grand cimetière marin.

Les personnages sont nommés d’après leur fonction (le maire, le commissaire, etc.), pourquoi ?

Ce n’est pas nouveau, cette tendance est déjà apparue dans L’enquête, Le rapport de Brodeck. Chaque roman qui s’écrit c’est aussi une tentative de réfléchir à ce que peut être un roman aujourd’hui. Ce qui m’intéresse c’est de jouer sur des formes classiques de romans, à priori et encore un peu balzaciens comme ça, mais d’en proposer autre chose, de les disséquer, de les malmener, de les triturer et, notamment par rapport aux personnages, de créer une forme pittoresque. Je me suis beaucoup amusé à les peindre, un peu comme un caricaturiste. Mais en même temps, les déréaliser pour qu’ils soient définis par des mots comme ça « le curé », « le maire », « la vieille », « le commissaire » et non des prénoms, un peu pour leur faire atteindre des archétypes universaux. Parce qu’on est aussi dans le domaine de la fable. On est dans le domaine du mythe. A la fois la géographie qui est assez mythique, avec un volcan central qui est une espèce de gros cœur rassurant, oppressant. Mais on est aussi dans quelque chose qui est de plain-pied dans la réalité : on a des êtres qui ont les soucis du quotidien, qui sont confrontés à ce que le monde nous déverse aujourd’hui et, encore une fois, alors qu’ils pensaient être à l’écart de tout et de tous, ce qui est notre cas. C’est une métaphore de l’Europe en général et de la France en particulier cet archipel du chien. Les soubresauts du monde nous travaillent, nous atteignent et, si nous ne sommes pas assez généreux, peuvent faire exploser nos vies.

C’est un livre qu’on peine à reposer une fois la lecture commencée

Ce qui m’a intéressé c’est de faire un livre qui accroche le lecteur. J’avais envie de raconter une histoire, j’avais envie de faire une sorte de page-turner, de profiter de certaines constructions policières, de récits à suspens, pour prendre le lecteur et ne pas le lâcher, lui raconter une vraie histoire romanesque et en même temps lui permettre de découvrir divers niveaux de sens.

Retrouvez ici la chronique que j’ai consacrée à ce roman : L’archipel du chien

Max et lapin, la grosse bêtise, Astrid Desbordes et Pauline Martin (Nathan)

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Max et lapin : la grosse bêtise, Astrid Desbordes (texte) et Pauline Martin (illustrations)

Editions Nathan, mars 2018

A partir de 2 ans.

Une nouvelle aventure de Max et son doudou lapin, pleine d’intelligence, de douceur et d’empathie. Coup de coeur ❤ !

Les points forts :

  • Des histoires emplies de douceur, de compréhension mutuelle, d’empathie.
  • Des situations qui parleront aux enfants et face auxquelles ce livre leur donnera des réponses.
  • Des illustrations aussi tendres que les personnages.
  • Des pistes pour les parents face aux questionnements et attitudes de leur enfant

C’est l’après-midi et Max a envie de jouer. Il va solliciter ses parents, mais ces derniers font la sieste. Qu’à cela ne tienne, son fidèle doudou lapin ne dort pas, lui! Et nos deux compères de se livrer à une bataille imaginaire dans le potager.

Quand le papa de Max se réveille, il ne peut que constater le désastre : laitues piétinées, tomates écrasées, … Il s’emporte. Consigné dans sa chambre, Max a conscience d’avoir mal agi, mais il est trop tard. De son côté, le papa n’est pas fier d’avoir crié… Tous deux sont malheureux de cette situation.

Et s’ils faisaient la paix, chacun présentant des excuses à l’autre et collaborant à un nouveau potager? Aussitôt pensé, aussitôt fait!

Cette collection Max et lapin est un vrai coup de coeur. L’enfant, espiègle, découvre son environnement avec son fidèle doudou, se trompe, fait des bêtises, expérimente. Les erreurs à ne pas commettre lui sont expliquées, de même que la façon d’y remédier. Les vertus du dialogue, de l’empathie, de la douceur sont ici mises en avant. Une collection intelligente, pédagogique, qui parlera aux petits. Et à leurs parents.

Agnès Martin-Lugand, A la lumière du petit matin : peut-on être heureux en se mentant à soi-même?

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A la lumière du petit matin, Agnès-Martin Lugand

Editions Michel Lafon, mars 2018

Points forts :

  • Des personnages indiciblement attachants
  • Une analyse très fine de la psychologie des personnages
  • Un talent narratif indéniable
  • Un suspense magistralement entretenu

Peut-on être heureux quand on se ment à soi-même ? Ou quand une épreuve vous conduit à faire le point et à vous recentrer sur vos besoins et vos priorités. Un roman touchant, viscéralement humain et… addictif !

Hortense est une jeune femme bientôt quadra, en apparence épanouie. Elle exerce avec passion son métier de professeur de danse, dans une école parisienne qu’elle gère avec Bertille et Sandro. Et aime tout aussi passionnément Aymeric. Sa vie semble donc être un ballet parfaitement aérien. Jusqu’au jour où, faute d’avoir écouté les signaux de détresse de son corps, elle se blesse gravement à la cheville.

Une pause s’impose. Pendant deux mois, elle doit tirer sa révérence.

Cette convalescence l’oblige alors à se regarder en face : depuis le décès de ses parents, quels choix de vie a-t-elle fait ? A-t-elle d’ailleurs vraiment choisi, ou s’est-elle passivement contentée d’aller là où on l’attendait, tant professionnellement que personnellement ? Certes, la danse est sa passion, mais les choix que Bertille et Sandro veulent prendre pour faire évoluer l’école correspondent-ils à sa vision de l’enseignement ? Par ailleurs, elle éprouve une attirance folle envers Aymeric, ne vit que pour les moments qu’ils passent ensemble. Mais justement, ces rares moments lui suffisent-ils ? Etre depuis trois ans la maitresse d’un homme marié et père de famille, être en permanence dans l’attente, dans le manque, a-t-il un sens ? Est-ce sa conception de l’amour ?

Elle décide de prendre un peu de distance et part dans la bastide provençale héritée de ses parents. Histoire de mettre un (grand) écart entre les tourbillons de sa vie parisienne et elle-même. Histoire d’émerger de la chorégraphie du chaos qu’interprète sa vie actuelle.

Une fois encore, force est de constater qu’Agnès Martin-Lugand excelle à explorer l’âme humaine, à décrire des situations et des personnages à ce point justes, que le lecteur vit l’histoire plus qu’il ne la lit. Elle nous interroge sur nos choix de vie, nos priorités, nos besoins, lesquels sont souvent révélés à l’occasion d’un drame : sommes-nous acteur ou spectateur de notre existence ? Peut-on durablement se mentir sans passer à côté de sa vie ? Avec beaucoup de sensibilité, de grâce, elle nous invite à interpréter le ballet de notre vie et non à nous glisser dans les pas des autres. Un roman addictif, qui vous prend en otage dès les premières lignes et ne vous délivre qu’à la dernière page.

Lecture en cours

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Lecture de circonstance en ce week-end pascal : Ma vie avec Contumace, roman jubilatoire de Jean-Pierre Brouillaud, aux Éditions Buchet/Chastel.

J’avais beaucoup ri avec Les petites rébellions, roman délicieusement drôle dont vous pouvez retrouver la chronique ici :  Les petites rébellions

Rires au rendez-vous cette fois encore avec Contumace, le poisson rouge qui tourne à 17 tours minute dans son bocal 🐠🐟🐠 Je fais quelques tours d’aquarium et reviens vous en parler 😉