Rentrée littéraire en images aux Editions Jean-Claude Lattès : pour vous mettre l’eau à la bouche…

Ce jeudi matin, un petit déjeuner suivi d’une conférence de presse en la présence des auteurs de la rentrée littéraire des éditions JC Lattès avait lieu à La Société, boulevard Saint-Germain des Prés. L’occasion de découvrir des univers riches, de voyager du Liban à l’Algérie en passant par l’Afrique et l’Irlande.

Il n’est pas question ici de tout vous dévoiler, il faudra attendre pour cela la sortie de ces sept romans dont un roman étranger. Mais en attendant le mois d’août, voici un aperçu en photos de ce qui vous attend…

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Nina Bouraoui nous révélera Tout ce que les hommes désirent naturellement savoir. L’histoire d’un désir devenu une identité et un combat.

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Serge Bramly, avec Pour Sensi, médite sur un amour défunt

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Michèle Fitoussi nous entraîne sur les pas de Janet Flanner, correspondante du New Yorker à Paris

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Henri Lopes se plonge dans l’histoire de ses parents avec Il est déjà demain

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Diane Mazloum évoque les derniers jours de l’âge d’or du Liban à travers la destinée de Georgina

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Patrice Nganang fouille les mémoires, raconte les vies bouleversées par la guerre et l’exil dans Empreinte de crabe

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Sans oublier John Boyne, qui fait revivre l’histoire de l’Irlande, des années 40 à nos jours, à travers les yeux de son héros dans Les fureurs invisibles du coeur

——> Je vous donne rendez-vous en août ici, pour vous parler de ces romans! D’ici là, belles lectures! 🙂

 

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Au rendez-vous des élégantes, Susana Lopez-Rubio (Presses de la cité)

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Au rendez-vous des élégantes, Susana Lopez Rubio

Editions Presses de la cité, mai 2018

Offrez-vous un voyage dans l’espace et dans le temps. Avec ce roman, partez dans le Cuba des années 50, son exubérance, sa musique, son apparente insouciance, mais aussi sa mafia, sa criminalité, sa dictature. Passionnant.

En 1947, âgé de 19 ans, Patricio a tout perdu. Son père a été tué par des franquistes. Sa mère a été assassinée par des républicains pour avoir abrité une cousine religieuse chez elle. Alors il décide de tenter le tout pour le tout, de fuir la misère en Espagne et de vendre la bague de sa grand-mère pour se payer un billet de bateau Madrid-La Havane. Repartir à zéro. Au bout du monde.

Car Patricio est tout sauf résigné. Il veut transformer l’essai, faire de sa vie à la Havane la plus belle existence qui soit. Pour cela, il peut compter sur son courage, son extraordinaire bagout, son imagination sans bornes, sa jeunesse. Mais aussi et surtout, sur son inextinguible faim : faim de vie, d’avenir, de couleurs.

« A l’école de la nécessité, on apprend plus qu’à l’université. » (P.58)

Dans un Cuba gangréné par la corruption, la violence, mais un Cuba relativement riche, avec un niveau de vie à la Havane proche de celui des Etats-Unis, Patricio obtient rapidement un poste dans le prestigieux magasin de luxe : El Encanto. Et de gravir rapidement les échelons, débrouillard et déterminé. Tout semble lui dessiner un avenir radieux, quand il croise la mystérieuse Gloria, cliente fortunée. Première ombre au tableau : elle est mariée. Deuxième ombre au tableau : son mari n’est autre que le chef de la mafia, un homme redoutable qui ne s’encombre pas de la vie de ceux qui s’opposent à lui.

Ce roman est plein de couleurs et de parfums, une véritable peinture de Cuba avant la révolution. Le lecteur s’engouffre dans le sillage des mots de l’auteur, happé par le courage et la détermination des personnages, fasciné par cette page d’histoire qui se dessine, aube d’une révolution aussi bien personnelle pour Patricio, que historique pour le peuple cubain. Un véritable page-turner.