Le squale, Francine Kreiss

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Francine Kreiss est apnéiste et fait des reportages sous-marins en  apnée pour des magazines. En 2014, dans un café, un inconnu entame la discussion avec elle. Il lui apprend alors que quand il était en Corse, un homme plongeait en apnée à plus de 100 mètres et ramenait des paniers entiers de corail rouge. Voilà qui intrigue Francine Kreiss, car descendre en apnée à plus de 100 m, sans pallier au cours de la remontée, c’est risquer au mieux le caisson de décompression et au pire, la morgue. Et l’inconnu d’ajouter :  » Cet homme était de la famille Recco, un proche du commandant Cousteau. Il purge aujourd’hui une peine à perpétuité dans une prison de Haute-Corse pour des meurtres en série. Sa famille est une famille de criminels, originaire de Propriano. »

Sauf que l’inconnu s’est trompé dans le prénom. Le plongeur en apnée était Toussaint Recco, le frère du meurtrier en série. Et non  Tommy Recco, l’auteur de sept meurtres et nageur de combat. Aussi, quand l’auteur veut contacter l’homme aujourd’hui emprisonné, afin de partager avec lui ses expériences de plongée, son amour de la mer, afin de tenter de comprendre comment cet homme survit en cellule depuis 50 ans sans la mer, elle tombe sur la mauvaise personne. 

Loin de la faire fuir et bien qu’elle ait réalisé qu’il ne s’agit pas du plongeur corailleur, Francine se sent fascinée par lui. Il la supplie de prouver son innocence, clame qu’il s’agit d’une erreur judiciaire. Et lui demande de rédiger un livre qui le prouvera. Même si Francine réalise qu’il se ment à  lui-même, tout comme il ment aux autres, même si elle se dit qu’elle devrait éprouver de la répulsion ou de la frayeur face à ce meurtrier et non cette fascination, force est d’admettre qu’au fil des échanges, un lien d’amitié se tisse entre la sirène et le squale.

Ce roman nous fait nager en eaux troubles, côtoyer un squale octogénaire qui par bien des côtés est séducteur et séduisant, mais aussi tueur à ses heures. Mieux vaut nager à ses côtés qu’à contre-courant, sauf à risquer sa vie. J’ai apprécié le style, fluide, les métaphores inédites, mais aussi l’histoire de cette fascination entre la blanche sirène et le squale à la réputation redoutable. Par contre, je me suis un peu noyée parfois dans les longueurs, ai bu la tasse en attendant une vague qui redonnerait du rythme. Mon sentiment sur ce roman est donc mitigé.

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Un commentaire sur “Le squale, Francine Kreiss

  1. Moi aussi j’ai commencé le livre sur les conseils d’une libraire de Hyères, où se passe en partie l’histoire. J’ai commencé mais pas fini, « noyée » dans les longueurs, la grandiloquence du tueur, ses lettres interminables… J’ai donc regretté mon achat, la lecture ne m’a pas beaucoup intéressée.

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