Prix Wepler Fondation la Poste 2018 : première sélection

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La liste des romans sélectionnés a été dévoilée dimanche 9 septembre. Le prix sera décerné le 12 novembre. 

Le prix Wepler est un prix littéraire créé en 1998 à l’initiative de la librairie des Abbesses, avec le soutien de la Fondation La Poste, et de la Brasserie Wepler (place Clichy, Paris 18e ) et qui distingue, au mois de novembre, un auteur contemporain. Il fonctionne avec un système de jury tournant.

Treize romans ont été sélectionnés pour cette 21ème édition du Prix Wepler – Fondation La Poste :

  • Arcadie d’Emmanuelle Bayamack-Tam (P.O.L)
  • Isidore et les autres de Camille Bordas (Inculte)
  • Trois fois la fin du monde de Sophie Divry (Noir sur blanc/Notabilia)
  • La première année de Jean-Michel Espitallier (Inculte)
  • François, portrait d’un absent de Michaël Ferrier (Gallimard)
  • Tenir jusqu’à l’aube de Carole Fives (L’Arbalète/Gallimard)
  • Federica Ber de Mark Greene (Grasset)
  • L’île aux troncs de Michel Jullien (Verdier)
  • La robe blanche de Nathalie Léger (P.O.L)
  • Le sillon de Valérie Manteau (Le Tripode)
  • Série noire de Bertrand Schefer (P.O.L)
  • Par les écrans du monde de Fanny Taillandier (Seuil)
  • Une vie en l’air de Philippe Vasset (Fayard)
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Rentrée littéraire : Dix-sept ans, Eric Fottorino. Magnifique…

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Dix-sept ans, Eric Fottorino

Editions Gallimard, août 2018

Rentrée littéraire

Ce roman fait partie de la présélection du Prix Goncourt 2018.

Un roman intime et pudique à la fois, sur le portrait aussi solaire que douloureux d’une femme libre, viscéralement humaine et profondément blessée : la mère de l’auteur. Magnifique et bouleversant. Coup de cœur !

Depuis près de trois décennies, Eric Fotorino écrit sur les siens. Mais demeurait jusqu’alors une grande absente : sa mère, Lina. Celle dont il a été si peu le fils. Celle qui pour lui a si peu été une mère. Jusqu’à ce jour où Lina réunit ses trois enfants et lève le voile sur un terrible secret, vieux d’un demi-siècle. Pour chacun, c’est la sidération. Mais l’auteur est incapable de faire montre d’empathie, de soutenir sa mère face au poids de ses aveux. Comme si ses émotions étaient anesthésiées dès lors qu’il s’agit de Lina. Comme il en a toujours été entre eux…

Pourtant au fil des jours, cette révélation va agir comme une flamme avec laquelle on a allumé une mèche : elle fait exploser ses certitudes, sa façon de considérer Lina. Ne l’a-t-elle réellement pas aimé ou l’a-t-il à tort interprété ainsi ? Et de ressentir une urgence : se rapprocher de celle qui a toujours paru si loin de lui, découvrir à près de 60 ans qui est cette inconnue. Cap mis sur Nice, là où Lina l’a mis au monde, à l’écart de tous et dans la honte familiale. Car devenir fille-mère à 17 ans dans les années 60 était jugé scandaleux. Un voyage dans le sud, mais aussi un voyage vers un autre soleil, le lumineux portrait d’une femme libre, combative, aimante : Lina de dix-sept ans à nos jours. Il est temps de rembobiner les années, de sonder l’oubli, de comprendre. D’essayer de rattraper le temps enfui, le temps perdu.

Un roman juste MAGNIFIQUE. D’une émotion vibrante. Eric Fottorino fait de nous les témoins bouleversés d’une double naissance : celle d’une femme en tant que mère, celle d’un homme en tant que fils. Parce qu’il n’est jamais trop tard, tant qu’on est vivants, pour se dire je t’aime…