Prix Femina 2018 : la première sélection

liste_Les-romans-etrangers-selectionnes-pour-le-Prix-Fem_1346

En ce lundi 17 septembre, le jury du Prix Femina 2018, présidé par Camille Laurens, a  révélé le nom des 14 auteurs sélectionnés. 

Romans français en lice

  • Arcadie d’Emmanuelle Bayamack-Tam (POL)
  • Trois enfants du tumulte d’Yves Bichet (Mercure de France)
  • Tous les hommes désirent naturellement savoir de Nina Bouraoui (J-C Lattès)
  • Je voudrais que la nuit me prenne d’Isabelle Desesquelles (Belfond)
  • Platine de Régine Detambel (Actes Sud)
  • Frère d’âme de David Diop (Seuil)
  • La révolte de Clara Dupond-Monod (Stock)
  • François, portrait d’un absent de Michaël Ferrier (Gallimard)
  • Idiotie de Pierre Guyotat (Grasset)
  • Le lambeau de Philippe Lançon (Gallimard)
  • Einstein, le sexe et moi d’Olivier Liron (Alma)
  • Tu t’appelais Maria Schneider de Vanessa Schneider (Grasset)
  • Roissy de Tiffany Tavernier (Sabine Wespieser)
  • Une vie en l’air de Philippe Vasset (Fayard)

Romans étrangers en lice

  • Je reste ici de Marco Balzano traduit de l’italien par Nathalie Bauer (Philippe Rey)
  • Taxi curaçao de Stefan Brijs traduit du néerlandais par Daniel Cunin (Héloïse d’Ormesson)
  • Le monarque des ombres de Javier Cercas traduit de l’espagnol par Aleksandar Grujicic, avec la collaboration de Karine Louesdon (Actes Sud)
  • Le bûcher de György Dragoman traduit du hongrois par Joëlle Dufeuilly (Gallimard)
  • La femme à part de Vivian Gornick traduit de l’anglais par Laetitia Devaux (Rivages)
  • Le cœur converti de Stefan Hertmans traduit du néerlandais par Isabelle Rosselin (Gallimard)
  • Forêt obscure de Nicole Krauss traduit de l’anglais par Paule Guivarch (l’Olivier)
  • La saison des fleurs de flamme d’Abubakar Adam Ibrahim traduit de l’anglais Marc Amfreville (l’Observatoire)
  • La neuvième heure d’Alice McDermott traduit de l’anglais par Cécile Arnaud (La table ronde)
  • Voyou d’Itamar Orlev traduit de l’hébreu par Laurence Sendrowicz (Seuil)
  • Asta de Jon Kalman Stefansson traduit de l’islandais par Eric Boury (Grasset)
  • My absolute darling de Gabriel Tallent (Gallmeister)
  • Les livres de Jakob d’Olga Tokarczuk traduit du polonais par Maryla Laurent (Noir sur blanc)
  • La marcheuse de Samar Yazbek traduit de l’arabe par Khaled Osman (Stock)

Deuxième sélection le 5 octobre. Le prix sera décerné le 5 novembre.

Publicités

Rentrée littéraire : Un fils obéissant, Laurent Seksik (Flammarion)

A8D72FF8-7591-4E73-BDAF-B005D59DD0A5

Un fils obéissant, Laurent Seksik

Editions Flammarion, août 2018

Rentrée littéraire

Ce livre du père, odyssée et drame personnel, retrace l’aventure commune d’un fils et de son père, deux êtres qui vécurent dans l’adoration l’un de l’autre. Dans un style virtuose d’une rare puissance émotionnelle, l’auteur des « Derniers jours de Stefan Zweig » signe son livre le plus intime et le plus universel. Un bouleversant roman d’amour.

Pour son neuvième roman, Laurent Seksik ose pour la première fois le « je ». Tandis qu’il se rend en Israël prononcer un discours sur son père décédé un an plus tôt, il nous offre un voyage dans le temps, à la rencontre de cet homme qu’il a tant aimé, tant admiré. Et qui lui vouait la même admiration. Le même amour. Un homme qui croyait en la capacité d’une œuvre à transcender le monde et a toujours encouragé son fils dans sa carrière d’écrivain, sans pour autant oser s’interposer à sa femme, qui avait décidé de la route de leur fils avant même sa naissance : il serait médecin. Alors ce père bienveillant et aimant lui recommande ceci :  « Tu dois exceller en médecine ; plus tard tu excelleras en littérature. (…) Chez nous le devoir passe avant, tu sais. »

Pendant trente ans, pour ne pas décevoir ses parents, pour être à la hauteur de leurs attentes à son endroit, Laurent Seksik sera un fils obéissant, fréquentera les bancs de la fac de médecine à regret et obtiendra son diplôme de médecin… sans s’en réjouir au fond de lui. Mais sans renoncer non plus à ses rêves d’écrivain.

« Nous vivions dans une sorte d’émulation, un peu comme si nous concourions ensemble pour le César du Meilleur rôle dans un Film familial, lui dans la catégorie du Père modèle, moi dans celle du Fils parfait. »

Ce livre a une portée universelle, va bien au-delà du simple témoignage de l’auteur, au-delà du portrait d’un père dans le regard de son fils qui n’a d’yeux que pour lui. Aussi sublime soit ce portrait. Il pose la question de la construction, de l’affirmation de ses besoins, de ses envies, quand on a peur de décevoir ou de blesser ceux que l’on aime, quand ces derniers ont d’autres attentes vous concernant. Comment trouver sa place, ouvrir la cage de cet amour filial et prendre son envol ? Un livre magnifique, bouleversant, d’une rare puissance émotionnelle.