Les rendez-vous littéraires du Centre Wallonie-Bruxelles à Paris

Vous vous intéressez à la culture francophone contemporaine? Vous êtes curieux? Vous aimez le cinéma, la photographie, la littérature, les spectacles vivants? Vous rêvez d’un lieu qui réunisse tous ces domaines à la fois? Alors retenez bien cette adresse : le Centre-Wallonie-Bruxelles.

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  • Le CWB : de quoi s’agit-il ?

Derrière les initiales CWB se cache le Centre Wallonie-Bruxelles, lequel ne se situe pas en Belgique, non, non, mais au cœur du Marais, dans le 4ème arrondissement de Paris. Pas besoin d’emprunter le Thalys, le métro suffit! Sa mission est de promouvoir en France les talents de nos contemporains belges. Pour cela, tout au long de l’année, le CWB propose des activités culturelles extrêmement riches et variées dans tous les domaines de la création : spectacles vivants, performances, expositions, cinéma, lectures, rencontres littéraires… Il y en a pour tous les goûts et toutes les curiosités.

  • Les rendez-vous littéraires du CWB : des brunchs, des bistrots littéraires, des conférences/débats tout au long de l’année

Passion pour la littérature oblige, je vais vous parler plus particulièrement des rencontres littéraires du CWB, lesquelles se déclinent en conférences avec des auteurs, mais aussi en brunchs du samedi ou encore en bistrots littéraires à l’heure de midi.

Les brunchs littéraires sont traditionnellement organisés lors des deux rentrées littéraires certains samedis de septembre et de janvier. Samedi 22 septembre, de 11h à 14h, ce seront ainsi Adeline Dieudonné et Antoine Wauters qui participeront au brunch de la rentrée.

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Adeline Dieudonné est l’auteur de La vraie vie aux éditions L’Iconoclaste. Un roman déjà primé (Prix du Roman Fnac 2018) et en lice pour le Prix Renaudot et le Goncourt.

Antoine Wauters est l’auteur de Pense aux pierres sous tes pas, aux éditions Verdier. Son roman est finaliste du Prix Jean-Marc Roberts.

Pour celles et ceux qui ne peuvent pas se libérer le samedi, le CWB propose régulièrement en semaine des bistrots littéraires sur le temps de midi. Le principe est un peu similaire au brunch, si ce n’est qu’il vous est proposé de manger un sandwich, de boire un verre et un café. Sans quoi, il s’agit toujours d’une rencontre avec les auteurs suivie d’une séance de dédicace. Le prochain bistrot littéraire aura lieu le 12 octobre avec Ariane Le Fort et René de Ceccatty : https://www.cwb.fr/agenda/bistrot-litteraire_2

Ces rencontres couvrent tout le champ de la création littéraire et pas uniquement les romans. Ainsi sont aussi mises en valeur des BD, du théâtre, de la poésie et, plus modestement, des essais.

Retrouvez toute la programmation du CWB en cliquant sur ce lien : Programmation

  • Informations pratiques :

Adresse : 127-129, rue Saint Martin – 75004 Paris

Numéro de téléphone : 01 53 01 96 96

Courriel: info@cwb.fr

Page Facebook : https://www.facebook.com/CentreWallonieBruxellesParis/

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Rencontre avec Inès Bayard, pour son roman Le malheur du bas ( Albin Michel)

 

Le malheur du bas, premier roman de Inès Bayard, paru aux éditions Albin Michel, a reçu le prix des Talents Cultura 2018. Rencontre avec l’auteur : 

  •  Comment est né ce roman choc ? 

Je l’ai écrit sans imaginer qu’il allait être publié. C’était une écriture très solitaire, très personnelle. Je ne sais pas si l’on peut vraiment parler de choc, parce que tout le monde me dit que ce livre a choqué, j’en suis désolée. C’est plutôt un livre de compréhension par rapport au corps.

  • Quelle est l’émotion qui vous a poussée à écrire ce livre ?

Le point de départ de ce livre était le désir de parler du corps féminin, c’était un sujet qui m’intéressait depuis pas mal d’années et qui était traité à la fois dans la littérature française et dans les médias, d’une façon qui ne me convenait pas. Il n’y a que dans la littérature étrangère que je le trouvais traité de façon suffisamment forte.

  • Est-ce que vous pouvez définir ce que vous ne plaisait pas ou plutôt la façon dont vous vouliez en parler ?

Pour moi, il y a toujours un problème quand on parle du corps féminin et plus particulièrement d’une agression sexuelle, il y a toujours un décalage entre ce que les victimes de ces agressions disent dans leur témoignage et le traitement dans les médias. Les débats restent très superficiels. Ils ne vont pas c’est dans le détail. Ils n’expliquent pas les ressorts physiques. On a toujours tendance à évoquer la psychologie féminine, mais très peu le corps dans ses détails. Or cela me paraît problématique surtout en ce qui concerne les agressions sexuelles. Revenir à ces débats dans le fond me paraissait important.

Le roman : Le malheur du bas

« Au cœur de la nuit, face au mur qu’elle regardait autrefois, bousculée par le plaisir, le malheur du bas lui apparaît telle la revanche du destin sur les vies jugées trop simples. »
Dans ce premier roman suffoquant, Inès Bayard dissèque la vie conjugale d’une jeune femme à travers le prisme du viol. Un récit remarquablement dérangeant.