Prix Médicis 2018 : la deuxième sélection

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Ce jeudi 4 octobre, le jury du Prix Médicis 2018 a révélé sa deuxième sélection de 7 romans français, 6 romans étrangers et 9 essais.

Les romans français en lice : 

  • Emmanuelle Bayamack-TamArcadie (POL)
  • Nina BouraouiTous les hommes naturellement désirent savoir (JC Lattès)
  • Pauline Delabroy-Allard, Ça raconte Sarah (Minuit)
  • David DiopFrère d’âme (Seuil)
  • Pierre GuyotatIdiotie (Grasset)
  • Franck MaubertL’eau qui passe (Gallimard)
  • Fanny TaillandierPar les écrans du monde (Seuil)

Les romans étrangers en lice : 

  • Horacio Castellanos Moya Moronga, traduit par René Solis (Métaillé)
  • Selahattin Demirtas L’Auroretraduit du turc par Julien Lapeyre de Cabanes (éditions Emmanuelle Collas)
  • Rachel Kushner Le Mars Club, traduit de l’anglais par Sylvie Schneiter (Stock)
  • Yiyun Li Cher ami, de ma vie je vous écris dans votre vie, traduit par Clément Baude (Belfond)
  • Zadie Smith Swing Time, traduit de l’anglais par Emmanuelle et Philippe Aronson (Gallimard)
  • Peter Stamm La douce indifférence du monde, traduit par Pierre Deshusses (Bourgois)

Les essais en lice

  • Peter Ackroyd, Queer city (Philippe Rey)
  • Bernard CerquigliniL’Invention de Nithard (Minuit)
  • Elisabeth de Fontenay, Gaspard de la nuit (Stock)
  • Annie LebrunCe qui n’a pas de prix (Stock)
  • Stefano Massini, Les Frères Lehman (Globe)
  • Laure MuratUne révolution sexuelle ? Réflexions sur l’après-Weinstein (Stock)
  • Jérome PrieurLa moustache du soldat inconnu (Seuil)
  • Philippe VassetUne vie en l’air (Fayard)
  • Marc Weitzmann, Un temps pour haïr (Grasset)

Le prix Médicis 2018 sera décerné le 6 novembre.

 

 

 

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Prix Renaudot 2018 : deuxième sélection

Prix Renaudot BibliObs
Qui aura le prix Renaudot cette année ?

La première sélection du Prix Renaudot comportait 17 romans et 7 essais. Ils ne sont plus que 9 sélectionnés du côté des romans et 6 du côté des essais lors de cette deuxième sélection.

Les romans en lice : 

  • La grande idée d’Anton Beraber (Gallimard)
  • La vraie vie d’Adeline Dieudonné (L’Iconoclaste)
  • Frère d’âme de David Diop (Seuil)
  • L’ère des suspects de Gilles Martin-Chauffier (Grasset)
  • Les belles ambitieuses de Stéphane Hoffmann (Albin Michel)
  • Le lambeau de Philippe Lançon (Gallimard)
  • L’âge d’or de Diane Mazloum (JC Lattès)
  • Quitter le rang des assassins de Pierre Notte (Gallimard)
  • Tu t’appelais Maria Schneider de Vanessa Schneider (Grasset)

Les essais en lice : 

  • Une famille corse de Robert Colonna d’Istria (Plon)
  • Avec toutes mes sympathies d’Olivia de Lamberterie (Stock)
  • Sand à Nohan de Michelle Perrot (Seuil)
  • Une femme invisible de Nathalie Piégay (Rocher)
  • Modèle vivant de Joann Sfar (Albin Michel)
  • Un temps pour haïr de Marc Weitzmann (Grasset)

La troisième sélection sera annoncée le 30 octobre . Quant au Prix Renaudot, il sera décerné le 7 novembre.

Rentrée littéraire : Le chien rouge, Philippe Ségur

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Le chien rouge, Philippe Ségur

Editions Buchet Chastel, août 2018

Rentrée littéraire

Le chien rouge dresse le portrait psychologique d’un homme épris d’idéal et victime de sa propre révolte. C’est aussi une critique radicale de notre société.

Peter Seurg, proche de la cinquantaine, est un homme qui, de l’extérieur, a une vie épanouie : un métier socialement enviable de professeur d’université, une femme bien lisse et trois enfants. Pourtant, il étouffe et dans son travail et dans sa vie privée. « A l’université je travaillais comme une machine au profit d’une organisation qui demandait toujours plus à ses membres sans se souvenir qu’il pouvait être juste de parfois les récompenser. » Quant à la maison, ce n’est qu’une apparence de bonheur ménager avec Neith, sa femme.

Alors il décide de tout quitter, femme, enfants et travail, de cesser de se fondre dans le moule des attentes des autres, dans une existence stéréotypée. Il se dépouille de tout le superflu et se sent libre, enfin. Brûler la vie par les deux bouts en s’essayant à toutes sortes d’expédients (alcool, drogue). Vivre. Vivre intensément. Atteindre une forme d’authenticité personnelle. Le chien rouge en lui n’a plus à aboyer, à sortir les crocs, furieux de devoir vivre une vie qui n’est pas la sienne. Il est libre, court, jappe de joie. Mais vivre ses idéaux ne se révèle pas forcément un idéal de vie…

Le chien rouge est un roman dont le thème est très intéressant et brillamment traité : quête d’une vie conforme à ses besoins, à ses propres attentes, sans contraintes extérieures, sans stéréotype tout tracé. Un thème dans lequel se reconnaîtront les personnes en recherche d’une plus grande authenticité, lasses de passer à côté de leur vie. Pour autant, j’ai eu du mal à entrer en empathie avec le personnage, à ne pas me perdre dans certaines longueurs. Un sentiment mitigé, donc.