Prix Femina 2018 : la deuxième sélection

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Une longue liste d’ouvrages encore en lice pour la deuxième sélection du Prix Fémina 2018.

Le jury exclusivement féminin de ce prix récompense chaque année une œuvre de langue française écrite en prose ou en vers.

  • Les romans français en lice :

Emmanuelle Bayamack-TamArcadie (P.O.L)

Yves BichetTrois enfants du tumulte (Mercure de France)

Isabelle DesesquellesJe voudrais que la nuit me prenne (Belfond)

Régine DetambelPlatine (Actes Sud)

David DiopFrère d’âme (Seuil)

Michaël FerrierFrançois, portrait d’un absent (Gallimard)

Pierre GuyotatIdiotie (Grasset)

Philippe LançonLe lambeau (Gallimard)

Fanny TaillandierPar les écrans du monde (Seuil)

Tiffany TavernierRoissy (Sabine Wespieser)

● Les romans étrangers en lice

Marco BalzanoJe reste ici, traduit de l’italien par Nathalie Bauer, (Philippe Rey)

Stefan BrijsTaxi Curaçao, traduit du néerlandais (Belgique) par Daniel Cunin (Héloïse d’Ormesson)

Javier CercasLe monarque des ombres, traduit de l’espagnol par Aleksandar Grujicic, avec la collaboration de Karine Louesdon (Actes Sud).

György DragomanLe bûcher, traduit du hongrois par Joëlle Dufeuilly (Gallimard)

Davide EniaLa loi de la mer, traduit de l’italien par Françoise Brun (Albin Michel).

Stefan HertmansLe cœur converti, traduit du néerlandais par Isabelle Rosselin (Gallimard)

Alice McDermottLa neuvième heure, traduit de l’anglais (États-Unis) par Cécile Arnaud (La Table Ronde).

Itamar OrlevVoyou, traduit de l’hébreu par Laurence Sendrowicz (Seuil)

Gabriel Tallent, «My Absolute Darling», traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Laura Derajinski (Gallmeister)

Samar YazbekLa marcheuse, traduit de l’arabe (Syrie) par Khaled Osman (Stock)

● Les essais en lice

Antoine de BaecqueHistoire des crétins des Alpes (Vuibert)

Stéphane BeaudLa France des Belhoumi (La Découverte)

René de CeccattyElsa Morante: une vie pour la littérature» (Taillandier)

François DosseLa saga des intellectuels français (Gallimard)

Marc DugainIntérieur jour (Robert Laffont)

Colette FellousCamille Claudel (Fayard)

Élisabeth de FontenayGaspard de la nuit (Stock)

Thierry IllouzMême les monstres (L’Iconoclaste)

Laurent Nunez, Il nous faudrait des mots nouveaux (Le Cerf)

Jean-Claude PerrierLa nostalgie des pays perdus (Le Cerf)

Dominique SchnapperLa citoyenneté à l’épreuve: la démocratie et les juifs(Gallimard)

Stephen SmithLa ruée vers l’Europe (Grasset)

Marc WeitzmannUn temps pour haïr (Grasset)

La troisième sélection du Prix Femina sera annoncée le 24 octobre.

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Misery au Théâtre Hébertot à Paris : à voir absolument!

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Depuis le 19 septembre et jusqu’au 6 janvier 2019, se joue au Théâtre Hébertot Misery, une pièce adaptée du célèbre roman de Stephen King. Une interprétation magistrale, une mise en scène originale, une pièce à voir absolument!

S’attaquer à l’oeuvre de Stephen King était un pari audacieux. Or force est de constater que le challenge est non seulement relevé, mais relevé avec brio! Dans cette adaptation de William Goldman, mise en scène par Daniel Benoin, les acteurs Myriam Boyer (Annie Wilkes) et Francis  Lombrail (Paul Sheldon) nous offrent un huis-clos saisissant.

  • Le scénario de Misery :

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Paul Sheldon est un romancier à succès. Un succès qu’il doit à sa saga culte dont l’héroïne est MIsery. Après huit tomes qui lui ont certes apporté la notoriété, il a envie de passer à autre chose, à une autre forme d’écriture et fait mourir Misery dans le neuvième et dernier tome. Libéré de Misery, il ne le sera hélas pas de ses fans. Suite à un accident de voiture, il est recueilli puis soigné par l’une d’elle, Annie Wilkes. Cette dernière ne supporte pas du tout la mort de Misery. Elle séquestre l’auteur et l’oblige à écrire une suite à Misery, à la faire revivre sous sa plume. Le cauchemar commence pour lui…

  • L’adaptation de Misery au théâtre : 

La pièce est d’une grande fidélité à l’oeuvre de Stephen King. D’emblée, les éclairages, les décors, la musique, la projection d’images sur les murs plongent le spectateur dans l’ambiance angoissante de ce huis-clos. La tension monte, palpable, tandis que l’humour de certaines répliques vient apporter une respiration salvatrice. Pas de temps mort dans la mise en scène, à l’image du temps compté pour Paul Sheldon, sommé d’écrire une suite au roman sous peine d’être exécuté. Le jeu de Myriam Boyer et de Francis Lombrail est époustouflant, tous deux complètement habités par leur rôle, au plus près des émotions et des situations. Un duo qui fonctionne à merveille, emporte et transporte le public du début à la fin. Myriam Boyer excelle à jouer la fan psychopathe, imprévisible, à la fois attachante et redoutablement inquiétante. Francis Lombrail est épatant de même, tantôt furieux, tantôt pince-sans-rire, tantôt tordu de douleur.

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La mise en scène de Daniel Bénoin est aussi originale que réussie. L’ambiance anxiogène est accentuée par la projection d’images cauchemardesques sur les murs entre les scènes, le choix d’une bande son délicieusement angoissante. De très belles idées de même avec notamment cette circulation du spectateur dans la maison d’ Annie Wilkes par le truchement d’une caméra de surveillance.

Cette pièce est une réussite. Si vous habitez Paris ou passez par Paris, offrez-vous 1h30 de sensations fortes avec Misery au Théâtre Hébertot!   

—> Toutes les informations pratiques sont ici : Théâtre Hébertot Misery