Cupidon a des ailes en carton, Raphaëlle Giordano (Eyrolles/Plon)

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Cupidon a des ailes en carton, Raphaëlle Giordano

Editions Eyrolles/Plon, janvier 2019

Un roman de développement personnel sur la recette des couples qui durent. Hélas, un livre qui n’a pas remporté mon adhésion…

C’est le troisième roman de développement personnel de Raphaëlle Giordano, après l’immense succès de « Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une » et « Le jour où les lions mangeront de la salade verte. »

Cette fois, Raphaelle Giordano explore la relation de couple, tente de cerner quels sont les prérequis pour qu’une relation amoureuse dure au-delà des premiers émois, des premiers embrasements. Son héroïne, Mérédith, est éperdument amoureuse d’Antoine. Mais à la différence de ce dernier, connu et reconnu, producteur d’émissions de radio à succès, Mérédith ne s’est pas réalisée professionnellement. Actrice, elle peine à remplir les salles, à joindre les deux bouts à la fin du mois. Au moment où leur relation amoureuse semble prête à prendre son envol vers une vie à deux, Mérédith panique. Elle ressent le besoin viscéral de prendre de la distance, de s’accomplir et de s’épanouir avant tout engagement, avant toute vie de couple. Comment pourrait-elle être durablement heureuse avec l’autre, si elle n’est pas bien avec elle-même ? Comment pourra-t-elle l’aimer et se laisser aimer, si elle ne s’aime pas elle-même ?

Mérédith décide donc de faire un break de six mois et un jour avec Antoine. Le temps de se trouver, de panser ses blessures, de combler ses failles. Pour mieux le retrouver ensuite. Pour que leur amour ne réponde pas à un besoin (de réassurance, de réconfort) ni à des attentes, mais soit un don pur.

Si ce roman part d’un principe louable, celui de poser les bases d’un amour durable, j’ai regretté deux points. D’une part, j’ai eu le sentiment de retrouver une succession de poncifs sur l’amour, vus et revus dans les articles et ouvrages de développement personnel : « Le seul moyen de ne pas tomber dans la dépendance affective est de prendre en charge soi-même ses besoins », « Et si les clefs d’un amour qui dure étaient une meilleure compréhension mutuelle et une meilleure communication ? », « Un homme ne peut pas deviner mes envies, mes désirs, si je ne les formule pas clairement », etc.  D’autre part, je ne suis pas parvenue à entrer en empathie avec les personnages, à trouver crédibles leurs aventures.

Ce livre n’est donc pas un coup de cœur pour ma part, mais je conçois qu’il puisse convenir à d’autres.

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