Citation du jour

Je me sens toujours heureux, savez-vous pourquoi? Parce que je n’attends rien de personne. Les attentes font toujours mal, la vie est courte. Aimez votre vie, soyez heureux, gardez le sourire et souvenez-vous : avant de parler, écoutez. Avant d’écrire, réfléchissez. Avant de crier, pardonnez. Avant de blesser, considérez l’autre. Avant de détester, aimez. Et avant de mourir, vivez.

William Shakespeare

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Des cœurs ordinaires, Catherine Locandro (Gallimard)

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Du droit d’aimer… tout simplement.

Avec ce huitième roman, Catherine Locandro plonge le lecteur dès les premières pages dans une atmosphère inquiétante, envoûtante et entretient savamment le mystère jusqu’à la toute fin. Une maîtrise narrative et une tension extraordinaires pour Des cœurs ordinaires.

Le sujet du roman Des coeurs ordinaires

Gabrielle, veuve, trouve ses journées bien longues. Certes, il y a le club d’informatique deux fois par semaine, certes il y a les quelques échanges laconiques avec son fils par Skype, mais cela ne meuble pas ses journées. Aussi, quand une jeune femme, prénommée Anna, emménage chez son voisin du dessus, Sacha Malkine, cette nouveauté apporte un peu de piment dans la vie de Gabrielle.

Mais la curiosité de Gabrielle ne saurait se satisfaire de bonjours échangés dans le hall de l’immeuble. D’autant qu’à l’étage du dessus, des éclats de voix lui parviennent. Le couple se dispute souvent. Anna, qu’elle croise de temps en temps, affiche d’ailleurs un regard fuyant et un visage infiniment triste. Comme apeurée et soumise. Pour une jeune mariée, le moins qu’on puisse dire est qu’elle ne respire pas la joie de vivre.

Et en effet, Anna se sent nouée, tente de calmer ses angoisses à coup d’anxiolytiques et de rendez-vous chez le psy. Mais même à ce dernier, elle ne dit pas tout. Elle ne peut pas. Pas plus qu’à ses parents qui se font insistants au téléphone. Seul son journal intime accueille son coupable secret, ce qu’elle ne peut partager avec personne. A part Sacha.

Dans son appartement transformé en tour de guet, Gabrielle épie les moindres bruits au-dessus de sa tête. Et ne peut s’empêcher de craindre le pire pour Anna, de projeter sa malheureuse expérience de couple sur la jeune femme. Il faut qu’elle amène Anna à se confier, il faut qu’elle vole à son secours. Comme elle aurait aimé qu’on volât au sien du temps où elle vivait avec le volage et tyrannique Sergio. Mais l’enfer est parfois pavé de bonnes intentions. En voulant aider Anna malgré elle, ne va-t-elle pas commettre une erreur ? Et la véritable situation d’Anna, ce secret qu’elle garde scellé, relève-t-il de la maltraitance conjugale ou s’agit-il de tout autre chose ?

Pourquoi lire ce roman de Catherine Locandro?

Dans ce huitième roman, Catherine Locandro excelle à créer une ambiance inquiétante, mystérieuse, envoûtante, à jouer avec les nerfs du lecteur en distillant de vrais et de faux indices au fil des pages. On devient aussi curieux que Gabrielle – et ce n’est pas peu dire, inquiet à l’idée qu’un drame puisse survenir si l’on intervient trop tard. Mais parfois un secret peut en cacher un autre. Pourquoi le fils unique de Gabrielle a-t-il pris ses distances avec sa mère, cette femme qui semble si dévouée aux autres ? Un roman avant tout et surtout sur l’amour, sur le regard des autres. Une magnifique invitation à la tolérance, à l’acceptation que deux cœurs ordinaires, fussent leurs liens peu ordinaires, puissent vivre sans honte un amour extraordinaire.

Coup de coeur( pas ordinaire)!

Philo z’enfants, la philo expliquée aux enfants de primaire : c’est GENIAL et c’est aux éditions Nathan!

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Philo z’enfants, la collection de philo pour les enfants de primaire, de Oscar Brenifier docteur en philosophie

Illustrations de Frédéric Rébéna, Frédéric Bénaglia et Anne Hemstege

Editions Nathan, janvier 2019

De 7 à 10 ans

C’est une collection absolument GENIALE que proposent les éditions Nathan à l’intention des enfants de primaire. La philo expliquée aux enfants, pour se poser des questions et chercher en soi les réponses. Ludique, passionnant, instructif. En un mot : génial !

Pourquoi offrir ces livres à votre enfant ?

  • Pour qu’il répondre par lui-même aux questions qu’il se pose et devienne autonome, curieux.
  • Pour qu’il s’amuse tout en apprenant.

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  • Le principe de la collection Philozenfants

Les parents sont parfois criblés de questions par les enfants, questions auxquelles ils n’ont pas toujours le temps ou la patience de répondre, voire questions pour lesquelles ils n’ont pas toujours la réponse (cela arrive aussi !) . Philozenfants propose à l’enfant d’apprendre à penser et à juger par lui-même. Sans exclure le parent dans la réflexion, cette collection permet à l’enfant d’acquérir plus d’autonomie, de réfléchir seul, de soulever de nouvelles questions, de jauger les diverses réponses qui se présentent à lui. Autrement dit, il devient acteur de la réflexion.

  • Des illustrations ludiques et très parlantes

Chaque livre est divisé en six chapitres correspondant à six questions importantes. Ces questions sont illustrées avec de l’humour, des couleurs joyeuses, des dessins parlants, un langae adapté à celui des enfants. Une invitation à réfléchir tout en s’amusant !

  • Une collection déclinée en trois thèmes qui parlent aux enfants

Cette collection Philozenfants se décline en trois thèmes : C’est quoi la violence?, C’est quoi la liberté ? et C’est quoi vivre ensemble ? Les questions posées amènent plusieurs réponses, certaines évidentes, d’autres conduisant à de nouvelles questions. Un cheminement de pensée qui permet à parents et enfants d’échanger. A la fin de chaque chapitre, une page récapitule les points développés et les leçons tirées de ces réflexions pour permettre à l’enfant de mémoriser ces acquis.

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Rencontre avec Théodore Bourdeau : « je suis né heureux et après tout s’est compliqué. »

Théodore Bourdeau est journaliste. Après avoir travaillé au « Petit Journal », il est aujourd’hui producteur éditorial de l’émission « Quotidien » diffusée sur TMC. Les éditions Stock publient son premier roman, Les petits garçons, dans la nouvelle collection dirigée par Caroline Laurent, la collection Arpège. Rencontre avec l’auteur.

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Journalisme et littérature, deux métiers de l’écrit

Si j’écris un peu tout le temps car en tant que journaliste, c’est la base de mon métier, en revanche écrire un roman n’était pas du tout évident. C’était même hyper intimidant, impressionnant car je fais partie de ces gens qui pensent que la littérature c’est quelque chose d’important, de sacré. Et donc écrire un livre, c’est une responsabilité. J’ai beaucoup hésité, je ne me sentais pas prêt.

Quel a été le déclic pour vous lancer dans un roman ?

Je ne me suis pas senti prêt pendant très longtemps et puis un jour, il y a une lecture qui a agi comme un déclic. C’est un passage dans les journaux que tenait un auteur qui est décédé il n’y a pas très longtemps Maurice Dantec. Il y a un volume qui s’appelle Le laboratoire des catastrophes générales, c’est sa vie, ses lectures. Il raconte ses retrouvailles avec son ami d’enfance, l’ami avec lequel il partageait à l’école son amour de la lecture, de la littérature. Ils se retrouvent 25 ans plus tard et l’ami en question fond en larmes : cet ami raconte son regret, sa peine de n’avoir jamais écrit de livre. En lisant ce passage, j’ai vu une espèce de projection cauchemardesque de moi-même en n’écrivant pas et je me suis dit : « Bon maintenant il faut t’y mettre, essaye on verra bien, mais il est hors de question que tu ressentes les mêmes regrets que ce personnage. »

Quels sont les thèmes du roman, Les petits garçons ?

Le premier thème qui est venu, c’est l’enfance. Tout de suite je me suis dit que j’allais écrire à partir de l’enfance, de souvenirs d’enfance. Je suis un jeune père, c’est un sujet qui a tendance à me travailler. J’ai une petite fille et quand j’ai commencé à écrire il y a deux ans, elle avait deux ans. Je la regardais et je me disais : ce petit être merveilleux de pureté, face à moi être corrompu par le monde. Je me suis demandé : qu’est-ce qui lui restera de son enfance quand tu seras une femme ? Qu’est-ce qu’il nous reste de notre enfance quand on devient des adultes ? Ça a été la première question. Et ensuite, en réfléchissant pour commencer à écrire, m’est venu ce souvenir d’enfance : je suis né heureux et après tout s’est compliqué. C’est devenu la première phrase du roman, c’est ça qui m’a permis de commencer à tirer le fil.

C’est aussi un livre sur l’amitié, sur les amitiés de l’enfance

J’ai toujours été fasciné par les amitiés d’enfance. Qu’ont-elles d’absolument magique ? Qu’est ce qui fait qu’on s’unit, quand on est des petites filles ou des petits garçons, qu’est-ce qui fait que ces amitiés-là résistent autant aux épreuves ?

Vous avez deux personnages très différents, opposés même

J’avais envie de travailler avec deux personnages très différents et là pour le coup, ils le sont radicalement. Le narrateur est un looser, battu par les vents, il ne fait jamais vraiment les bons choix, il hésite, il tombe amoureux tout le temps. Au contraire, l’autre personnage est très brillant, réussit tout, réussit vite, est absolument génial, ce qui rend le narrateur absolument fasciné par son ami. Qu’est-ce qui fait que ces deux personnages hyper différents soient liés, soient si proches qu’ils savent de l’autre des choses que les autres ne savent pas ? Qu’est-ce qui explique ce lien qui va résister aux épreuves ?

Vous le découvrirez en lisant Les petits garçons !

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Et que nos âmes reviennent…, Sabrina Philippe (Flammarion)

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Et que nos âmes reviennent, Sabrina Philippe

Editions Flammarion, février 2019

Un roman à mi-chemin entre le témoignage et le récit initiatique. Quel est le sens caché de nos rencontres ? Qu’ont-elles à nous apprendre de nous, des autres ? Un roman fascinant, dans la droite ligne du précédent : « Tu verras, les âmes se retrouvent toujours quelque part ».

Ce roman alterne entre deux périodes, suit les pas de deux duos homme/femme que rien en apparence ne relie. En apparence seulement. Reste à découvrir la nature de ce lien. Le lien du sang est-il la seule trame qui nous rattache aux générations précédentes ?

Nous découvrons Krystiana dans les années 20. Cette jeune femme issue de l’aristocratie polonaise tombe amoureuse d’un musicien juif à Varsovie. Mais cet amour vire au drame quand elle découvre qu’elle est enceinte. Pour la famille du jeune homme comme pour la sienne, cette grossesse est honteuse. Et le couple de se marier précipitamment et de s’exiler en France. Mais quand éclate la seconde guerre mondiale, être mariée à un juif vaut à Krystiana d’être déportée. A l’arrivée au camp, un officier allemand la remarque : chance ou malchance ?

L’autre couple vit de nos jours un amour qui commence comme un conte de fée. Elle est psychologue, vient d’arrêter ses activités médiatiques et s’offre une pause professionnelle méritée, dans une paisible petite maison en banlieue de Paris. Quand elle rencontre cet homme charismatique, avocat d’affaires à l’international, elle tombe sous le charme. Et accepte d’emménager avec lui, de le suivre dans ses voyages au bout du monde. Mais très vite, le tableau de leur idylle s’assombrit. Il se met à faire des remarques blessantes, à jouer l’indifférent, puis à l’humilier, avant de se montrer à nouveau aimant. Pour mieux la rabaisser ensuite. Déstabilisée, en perte totale de confiance, de repères, elle se replie sur elle-même, victime de son bourreau.

Qu’ont ces deux « couples » en commun ? S’agit-il d’affrontements purement manichéens entre le bien et le mal, la lumière et la noirceur, une gentille et un « méchant » ? Ou est-ce plus complexe qu’il n’y paraît, l’Autre jouant en quelque sorte le rôle d’un révélateur ? C’est ce mystère que Sabrina Philippe tente de percer, distillant des indices au fil des pages, emportant le lecteur dans son envoûtante et magnétique écriture. Quels sont nos héritages spirituels ? Quelles sont ces expériences qui se répètent et auxquelles seule la compréhension des enchaînements peut nous permettre de mettre fin ? Une compréhension qui nécessite que nous reconnaissions tous nos parts d’ombre et de lumière…

Glissez Delphine Bertholon dans votre poche!

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Coeur-naufrage, Delphine Bertholon

Editions Le livre de poche, février 2019

J’ai presque envie de me contenter d’écrire : Lisez-le ! Juste ces deux mots. Non pas comme un ordre, mais comme une ordonnance de bonheur pour tous les amoureux de littérature. Comme un appel à ce que vous ne passiez pas à côté de ce bijou.

Il y a en effet les livres que l’on aime, ceux qu’on adore, ceux qu’on déteste, ceux qu’on oublie, ceux qu’on relit. Et puis il y a LE livre. LA rencontre. Un roman qui vous transporte, vous émeut, vous subjugue par sa remarquable construction, par ses expressions aussi inédites que judicieuses. Un roman qui provoque en vous un tsunami d’émotion dans toutes ses acceptions, qui vous happe, vous interpelle, vous chahute, vous habite cœur et âme. Un roman dont vous peinez à parler tant vous savez que quoi que vous écriviez, ce sera en deçà des éloges qu’il mérite.

C’est le cas du nouveau roman de Delphine Bertholon.

Lyla, célibataire de 34 ans, mène une vie non pas épanouie, mais s’en accommode. Un métier de traductrice, un amant marié, une très bonne copine, un chat fantasque. Elle attend. Tout et n’importe quoi. A commencer par elle-même. « Certains jours je m’attends des heures et je ne me rejoins jamais ; je me pose un lapin, traître de moi-même ».

Jusqu’à ce jour où un message sur son répondeur provoque en elle un choc, une secousse tellurique. Et la ramène brutalement 17 ans en arrière. Un appel qui l’oblige alors à sortir de sa zone de confort. A cesser de fuir, de se fuir. Quel est donc ce secret qu’elle porte comme un fardeau, qui la conduit à faire diversion avec tous ? « Je vis avec cette chose-là depuis dix-sept ans, tapie au fond des os comme une excroissance dont je suis seule consciente, une boule de douleur brûlante comme un soleil. Cette chose-là m’a construite, définie, aggravée, et le sentiment d’avoir pris la bonne décision ne rend pas le présent plus facile. »

Un roman lumineux, brillant, bouleversant. Un bijou d’émotion dans un écrin de talent.

Rencontre avec Jean Teulé : « J’ai besoin d’aimer mes personnages pour pouvoir écrire sur eux »

Les éditions Pocket ont organisé une très belle rencontre avec leur auteur Jean Teulé, à l’occasion de la parution en poche de son roman : Entrez dans la danse. Retrouvailles avec l’auteur dans le magnifique cadre du restaurant GrandCoeur dans le marais à Paris.

 

Entrez dans la danse sort aux éditions Pocket en ce mois de février 2019. Je voulais savoir, quand les lecteurs viennent à vous avec des livres plus anciens, des livres parus en poche depuis, comment vous regardez vos livres plus anciens, quels souvenirs ils ont en vous ?

C’est assez étrange et en plus j’ai une particularité que je n’aime pas beaucoup, c’est que les livres les plus anciens, ceux qui n’ont pas marché, eh bien je ne les aime pas.

Heureusement que ce ne sont pas des enfants !

(Rires). C’est exactement ce que je me dis, comme si j’avais eu une flopée d’enfants et que je n’aimais pas ceux qui n’ont pas réussi. C’est un peu comme s’ils n’avaient pas fait leur travail. Sinon c’est très agréable de rencontrer des gens, car quand comme moi on écrit des journées entières, on peut passer des jours, des semaines entières sans voir personne, sans parler à personne. Rencontrer des gens, pouvoir mettre des visages sur ceux qui vous lisent, c’est vraiment plaisant et c’est une chance.

Il y a aussi une particularité chez vous, c’est que le titre et la couverture du roman comptent énormément dans l’écriture. Ce sont même eux qui président à l’écriture.

Oui, en effet je ne peux pas écrire un roman si je n’ai pas le titre et si je n’ai pas la couverture. C’est le graphiste du Louvre qui fait les couvertures et quand la couverture est faite, je l’imprime et la mets devant mon bureau. Puis, j’écris avec la couverture du livre sous les yeux.

La période d’écriture est une période particulièrement solitaire. Vous écrivez je crois dans un bureau relativement sobre et dépouillé.

Oui c’est drôle car c’est un bureau très cheap, que j’avais fait quand les premiers livres ne marchaient pas beaucoup et donc j’avais acheté une sorte de commode avec des étagères d’occasion. Et de livre en livre, maintenant que ça marche vraiment bien, je me dis mais vraiment, tu pourrais balancer ce mobilier un peu pourri pour en acheter du neuf et plus classe. Mais je ne le fais pas parce que je me dis que ça va me donner la poisse.

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Quel rapport entretenez-vous avec vos personnages, réels ou fictifs ?

J’ai besoin d’aimer mes personnages pour pouvoir écrire sur eux. Par exemple j’ai fait un roman à propos de Rimbaud, à propos de Verlaine, à propos de Villon, et souvent les gens m’ont dit : « Mais pourquoi pas sur Baudelaire ? » Parce que je ne peux pas saquer le mec, il a toujours vécu aux dépens de tout le monde, il a dit tellement de conneries sur les femmes, qu’il me gonfle. Et je ne peux donc pas écrire un livre sur quelqu’un qui me gonfle.

Quand il ne s’agit pas de personnages historiques mais de personnages fictifs, est-ce plus compliqué de les inventer ?

Depuis Le magasin des suicides, je n’avais pas fait de fiction et le prochain roman à paraître en mars sera lui aussi une pure fiction. Je me disais que comme dans Le magasin des suicides le héros est un petit garçon qui s’appelait Alan, j’aimerais bien trouver un personnage qui soit une petite fille du même âge qu’Alan, mais il me fallait trouver une particularité pour cette petite fille. Sur le coup, je n’ai pas eu d’idée et j’ai laissé le temps passer. Puis un jour, alors que j’étais en dédicace en province et que je devais prendre mon train de retour à 18h30, le libraire m’a demandé si je pouvais rester un peu plus longtemps car il y avait encore plein de gens qui attendaient dans la librairie.  J’ai donc pris le train suivant de 20 heures. Une fois dans le train, assez vite je suis contrôlé. Je tends mon billet, on me le rend et le contrôleur poursuit ses vérifications des billets. Et tout à coup je pense au voyage que je devais faire le lendemain et je rappelle le contrôleur pour lui demander des renseignements. Il revient vers moi, je lui demande les renseignements, et avant de me répondre, il me regarde et me redemande mon billet. Je ne comprends pas car il l’avait déjà vérifié et là il constate que je n’ai pas pris le train de 18h30 mais de 20 heures et décide de me mettre une amende. J’ai donc été obligé de payer. Et là je ne sais pas ce qui m’a pris, mais au moment où le contrôleur allait repartir je lui ai dit : « Monsieur regardez-moi bien, écoutez bien ce que je vais vous dire : je vous souhaite un grand malheur très vite et si jamais il se produit, alors au moment où cela se réalise rappelez-vous de moi. » J’ai senti que ça l’avait touché le mec ! Et là je me suis dit : « Mais c’est ça la petite que je cherche, cette petite de 12 ans qui aurait le pouvoir quand elle souhaiterait du mal à quelqu’un que cela se réalise! Il faudra faire attention à elle et tout de suite je me suis dit gare à elle. Gare à elle comme on dit gare au loup et donc elle s’appellera Lou et le titre du roman sera Gare à Lou. » . Et voilà, c’est comme ça que naissent les idées de mes romans. Plusieurs de mes romans sont comme ça nés dans des trains.

Donc rendez-vous en mars pour le nouveau roman de Jean Teulé Gare à Lou, mais d’ores et déjà, rendez-vous en librairie pour la parution aux éditions Pocket de Entrez dans la danse!