Ailleurs meilleur, Sophie Adriansen

ailleurs meilleur Sophie Adriansen

©Karine Fléjo photographie

Un roman sur le parcours touchant d’Alassane, jeune migrant de 15 ans, obligé de fuir la Côte d’Ivoire. Cap sur la France, le pays des droits de l’homme, de Jacques Chirac et de la tour Eiffel. Cap sur l’espoir farouche d’un ailleurs meilleur.

Le voyage comme une fuite et une quête à la fois

Alassane et son frère Alpha étaient à l’abri de la guerre civile en Côte d’Ivoire jusqu’alors. Leurs parents les avaient en effet envoyés vivre chez leur grand-mère au Burkina Faso. Mais quand leur père, malade, décède, la famille n’a plus les moyens de nourrir toutes ces bouches.

Allassane a vu l’Europe à la télé. Elle le fait rêver par son abondance. Et de décider de rejoindre la France, le pays des droits de l’homme, de Jacques Chirac et de la tour Eiffel. Il a espoir que là-bas, il y aura une place pour lui.

Mais la route est longue et les obstacles nombreux. Les passeurs peu scrupuleux, les frontières cernées par la police, la faim, le froid, la fatigue, sont autant de montagnes à surmonter. Si au bout se dessine la promesse d’un paradis, le chemin est un enfer.

Quand Allassane arrive enfin à Paris, il découvre que le combat n’est pas fini. Paris, sur cette terre d’accueil, n’est pas toujours une ville accueillante avec les étrangers. On ne l’attend pas. On ne le voit même pas. Pas plus qu’on ne répond à son bonjour. Mais il n’a pas survécu à toutes ces épreuves pour renoncer si près du but. Il doit rejoindre la Bretagne, où il doit être pris en charge par le département et bénéficier de l’aide sociale à l’enfance.

Les bretons sauront-ils l’accueillir, l’encourager, donner raison à son espoir d’une vie meilleure ?

Un roman engagé, profondément humain

Sophie Adriansen a à son actif plus d’une quarantaine de livres. Si elle se renouvelle indubitablement à chacun de ses romans, il y a une constante que j’apprécie infiniment : ses engagements, ses invitations à plus d’humanité. Car l’auteure est une femme de convictions, convictions dont sa plume est le porte-voix : « J’ai compris que le plus souvent ce n’est pas par désespoir mais par espoir que les gens partent. Je crois qu’il est de notre devoir de nous montrer, puisque nous en avons les moyens, à la hauteur de cet espoir. (…) C’est cela que j’ai voulu raconter. L’espoir qui fait parcourir des milliers de kilomètres, ainsi que les différences de traitement, au mépris des droits de l’homme. Car moi aussi, j’ai un espoir : que cela change. » Une magnifique invitation à la tolérance, à l’ouverture aux autres. Un roman qui parlera aux enfants (à partir de dix ans), mais aussi aux plus grands, adultes compris. Parce que nous sommes tous concernés par le sort des plus défavorisés. Parce que nous pouvons tous, à notre échelle, faire évoluer les choses.

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