La consolation de l’ange, Frédéric Lenoir

La consolation de l'ange, Frédéric Lenoir

©Karine Fléjo photographie

Un roman empli de sagesse, de lumière, sur la relation bouleversante entre une vieille femme et un adolescent. Un livre initiatique qui invite le lecteur à célébrer la vie.

Un optimisme contagieux

Quand Victor se retrouve hospitalisé dans la même chambre que Blanche, c’est la rencontre entre deux êtres que tout oppose à priori. Victor est âgé de 20 ans, Blanche est en fin de vie. Après un troisième échec au concours de l’école de médecine, Victor a tenté de se suicider. La vie n’a pour lui plus aucune saveur. A ses côtés, Blanche, véritable rayon de soleil, adore la vie et a gardé sa capacité d’émerveillement intacte face aux plus infimes bonheurs de l’existence.

Au fil des heures, Blanche gagne la confiance de Hugo. Ce dernier lui confie alors les raisons de son geste : l’impossibilité de satisfaire son père chirurgien en réussissant ses études de médecine, sa désolation face à l’évolution du monde, la perte de sens de la vie. Et une blessure d’enfance bien pire encore. Sans le juger, Blanche l’écoute, empathique, bienveillante. Aux propos et exemples négatifs avancés par Hugo, elle répond par des commentaires positifs et lumineux. Et pourtant, Blanche n’a pas été épargnée par la vie. Au contraire. Mais si elle a connu bien des épreuves, comme la déportation, le deuil, la maladie, jamais elle n’a perdu foi en l’humanité. Jamais elle n’a considéré que la vie ne valait pas pour autant la peine d’être vécue.

Peu à peu, sous sa douce influence, Hugo change de regard… Blanche sera-t-elle son ange de consolation ?

Un lumineux roman sur la transmission

Quand on demande à Frédéric Lenoir ce qui a motivé l’écriture de ce roman, il nous répond : « Si je devais dire à des enfants, à des jeunes, l’essentiel de ce à quoi je crois sur la vie, c’est ce livre que je leur donnerais. J’ai écrit ce livre pour ça, en me disant je pourrais mourir maintenant, j’ai transmis l’essentiel de ce à quoi je crois. C’est à la fois philosophique, spirituel, ça touche-à-tout. C’est un livre de transmission. » Et en effet, ce roman initiatique est riche d’enseignements. Qu’est-ce que le bonheur ? L’amour ? La liberté intérieure ? le sens de la vie ? Y a-t-il une vie après la mort ? Frédéric Lenoir nous offre des clés à travers la bouche de Blanche. A Hugo et à nous d’ouvrir les portes et de cheminer.

« Si je devais résumer le sens de l’existence humaine en quelques mots, je dirais : tout le chemin de la vie, c’est de passer de l’inconscience à la conscience et de la peur à l’amour. C’est pour cela que les âmes viennent sur terre, même si c’est un chemin souvent douloureux et jonché d’obstacles. »

C’est donc un roman positif, émouvant, que nous offre l’auteur. Un roman sur son amour pour la vie, sa foi en elle, sa magie, magie qu’il tente de transmettre au lecteur à travers cet écrit.

Ne soyez pas impressionné par le cadre de départ du roman, à savoir la tentative de suicide de Hugo et la fin de vie de Blanche : ce roman est tout sauf sombre. La consolation de l’ange est au contraire une ode à la vie. Une invitation à savourer l’existence, à l’embrasser dans ses hauts comme dans ses bas. Quant aux personnages, indiciblement attachants, ils vous hanteront longtemps.

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