3 livres pour enfants aux éditions Usborne

Connaissez-vous les éditions Usborne? Cette maison d’édition familiale publie depuis plus de 40 ans des livres pour les enfants. 

Le camion de pompiers – Collection Avec mon doigt

Le camion de pompiers aux éditions Usborne

©Karine Fléjo photographie

Ce livre est plus qu’un livre : c’est aussi un camion que lenfant, âgé de un an ou plus, peut s’amuser à faire rouler.

Ce livre-camion, aux couleurs très vives, propose à l’enfant de prendre place dans le camion aux côtés du pompier-panda qui le pilote, ainsi que de la girafe et  de la souris, elles-mêmes pompiers. Et de partir pour des sauvetages à travers la ville et la campagne : un mouton coincé dans une clôture, un incendie de forêt, le panda, la souris et la girafe sont sur tous les fronts. Et de retour à la caserne, le travail est loin d’être terminé : il faut nettoyer le camion pour le préparer à de nouvelles missions.

Les atouts de ce livre : 

  • Il est résistant : son cartonnage épais résiste aux manipulations pas toujours très « délicates » des tout-petits.
  • Il est très coloré et attire les enfants.
  • Il roule! On sait que la concentration des tout-petits n’excède pas quelques minutes, aussi l’enfant peut jouer à faire rouler son camion quand il en a assez de la lecture.

Poppy et Sam : La fête d’Halloween

Poppy et Sam la fête d'Halloween

©Karine Fléjo photographie

Poppy et Sam, qui vivent à la ferme des pommiers, se préparent à fêter Halloween. Leurs déguisements sont prêts, mais hélas, leur chien Caramel manque à l’appel. Ils ont pourtant prévu un déguisement pour lui aussi!

Les éditions Usborne proposent alors au tout-petit, d’aider Poppy et Sam à retrouver leur chien. Sur chaque double page, des trous laisseront apercevoir des indices : s’agit-il de la queue du chien? De ses oreilles? De sa truffe? L’enfant devra tourner la page pour le découvrir…

Les atouts de ce livre destiné aux petits de 1 à 2 ans :

  • Il aide à développer la concentration et le sens de l’observation de l’enfant : l’enfant doit chercher au milieu des feuillages, des citrouilles, des araignées, des fleurs et des animaux, l’indice situé dans le petit trou.
  • Les dessins sont tendres et colorés, les illustrations de Taylor-Kielty absolument craquantes.
  • Ce livre est de petit format et en cartonnage très résistant, autrement dit adapté aux enfants en bas âge.

Mes autocollants brillants Noël

Mes autocollants brillants Noel Usborne

©Karine Fléjo photographie

Cet ouvrage, aux couleurs scintillantes de Noël, se destine aux enfants de plus de 3 ans en raison des petites pièces détachables qu’il contient. Grâce aux 300 autocollants brillants réutilisables, l’enfant va pouvoir recréer à loisir la magie de Noël. Sur les pistes enneigées, il va emmitoufler les bonhommes de neige, aider les fées décoratrices à orner les sapins, garnir le traîneau du père Noël de cadeaux et les chalets de noël de friandises.

Les atouts de ce livre d’activités :

  • Il fait appel à l’imaginaire et à la créativité de l’enfant : c’est à lui de choisir les autocollants qu’il va insérer dans les décors.
  • Il développe la motricité fine de l’enfant : pour positionner ses autocollants correctement, l’enfant doit se concentrer et faire montre d’habilité. Pas de souci s’il rate, les autocollants sont repositionnables.
  • Les autocollants sont réutilisables : autrement dit, quand l’enfant veut passer à autre chose, il peut ranger les autocollants dans la pochette en fin d’ouvrage et les retrouver la fois suivante, les décoller et les repositionner, en choisir de nouveaux, s’inventer d’autres histoires. Il peut s’amuser à l’infini!

 

Informations pratiques

Site des éditions Usborne : retrouvez tous les titres publiés par les éditions Usborne : Site des éditions Usborne

Poppy et Sam, La fête d’Halloween – Illustrations Simon Taylor-Kielty – Editions Usborne- 6,95€

Mes autocollants brillants (avec plus de 300 autocollants réutilisables) – Editions Usborne – 5,95€

Le camion de pompiers – Collection Avec mon doigt – Editions Usborne – 8,95€

 

Ne t’enfuis plus, Harlan Coben

Ne t'enfuis plus, Harlan Coben

©Karine Fléjo photographie

Drogue, emprise, secte, secrets de famille sont au programme du thriller haletant de Harlan Coben aux éditions Belfond. Et en filigrane, cette question : jusqu’où seriez-vous prêts à aller pour sauver votre enfant ?

Drogue et dérive

Simon et sa femme vivent à Manhattan et sont les parents de trois enfants. Mais seuls deux d’entre eux vivent à la maison. L’aînée, Paige, a fugué. Quelque temps auparavant, elle a en effet fait la rencontre d’Aaron, une racaille, drogué jusqu’à la moelle et de onze ans son aîné. Une rencontre qui a fait basculer la vie de cette jeune femme rangée, promise à un brillant avenir. Depuis son départ, Simon n’a de cesse de la chercher. Jusqu’à ce jour où un voisin lui signale l’avoir vue mendier en jouant de la guitare à Central Park.

Et cette junkie aux traits creusés, aux vêtements et aux cheveux sales, au teint cireux, est en effet bien sa fille. Mais, alors qu’il tente de la ramener à la raison, Aaron surgit et s’interpose entre eux. S’ensuit une bagarre entre les deux hommes, filmée et diffusée sur les réseaux sociaux. Simon se fait alors lyncher par les internautes, lesquels ignorent les dessous de l’altercation. Cependant, ce n’est là que le début des ennuis que Simon va devoir surmonter pour tenter de faire revenir Paige. Pour autant qu’il y parvienne…

En parallèle de cette famille, un jeune couple de tueurs à gage élimine les hommes d’une curieuse liste. Qu’ont ces individus en commun ? Pourquoi le commanditaire, qui est une secte, leur demande-t-il de les tuer ?

Quel rapport y-a-t-il entre ce gang et la famille de Simon ? Quel secret découvrira Simon, de la part de celle dont il croyait tout savoir, avec laquelle il pensait tout partager ? On méconnaît parfois les personnes les plus proches de soi…

Un thriller au suspens savamment entretenu

Pas de doute, Harlan Coben maîtrise parfaitement la technique du cliffhanger. Difficile de reposer le livre une fois la lecture commencée. Au fil des courts chapitres de son roman, l’auteur entretient savamment le suspens, laisse lecteur en attente de la suite, multiplie les rebondissements, les fausses pistes et nous réserve une chute vertigineuse.

Il démonte avec beaucoup de justesse le mécanisme de l’emprise dans le cadre sectaire, la perte de discernement des embrigadés et les dérives dangereuses qui peuvent en découler. Il introduit aussi une réflexion très intéressante sur les possibilités offertes désormais par la science de connaître ses origines grâce aux tests ADN. Une chance pour les enfants qui veulent connaître leurs géniteurs, mais une terreur pour les géniteurs qui souhaitaient effacer toute trace de descendance.

Secrets de famille, drogue, meurtres, secte, vous ne vous ennuierez pas un seul instant à la lecture de ce thriller de plus de 400 pages !

Informations pratiques

Ne t’enfuis plus, Harlan Coben – Editions Belfond, octobre 2019 – 413 pages – 21,90€.

 

L’appel du vent, Marie-Laure Bigand

L'appel du vent Marie Laure Bigand

©Karine Fléjo photographie

Un roman choral viscéralement humain, qui nous emporte sur les terres écossaises battues par les vents.

Un secret dévorant

Depuis le cancer de son mari, Lysiane a perdu son insouciance et sa légèreté. Elle ne peut s’empêcher de craindre que l’épée de Damoclès ne s’abatte à nouveau au-dessus de leur tête. Aussi, quand Denis tarde à rentrer du travail ce jour-là, se met-elle à craindre le pire. Une prémonition qui s’avère hélas exacte : Denis, à l’aube de ses 55 ans, fait une rechute. Et cette fois, les médecins ne se montrent guère optimistes. Lysiane, combattive, sent cette fois le sol s’ouvrir sous ses pieds. Un abattement que note son esthéticienne, la délicate Rose. Et de proposer à Lysiane d’aller rendre visite à son mari à l’hôpital, quand bien même elle ne le connaisse pas, mue par le seul désir d’aider cette femme qu’elle considère comme une amie. Naît alors, à l’insu de Lysiane, une amitié très forte entre Rose et Denis. Si forte que Denis voit en elle la dépositaire idéale de ce secret qui le ronge depuis des années, secret qu’il ne veut pas emporter avec lui dans sa tombe. Mais certains secrets se révèlent être des cadeaux empoisonnés…

Loin de là, en Ecosse, Kirsty, une rousse flamboyante, sillonne les côtes sauvages avec son compagnon Scott. Scott n’est cependant pas un homme mais un compagnon à quatre pattes. Cette femme si chaleureuse, appréciée de tous, reste mystérieusement célibataire. Pourquoi se refuse-t-elle à vivre une histoire d’amour ?

Quand Denis est inhumé, c’est un véritable séisme qui secoue son entourage avec l’exhumation de son secret. Un séisme dont les répliques vont atteindre l’Ecosse et tout particulièrement Kirsty.

Un roman choral très humain

Par une habile construction, Marie-Laure Bigand tisse sa toile et dévoile peu à peu au lecteur la nature des liens qui unissent les protagonistes. Elle nous emmène en Ecosse, dans le sillage de Kirsty, des effluves de whisky, une terre sauvage où il fait bon se ressourcer. Et de nous interroger : toute vérité est-elle bonne à dire ? Garder en soi la vérité peut ronger aussi efficacement qu’une armée de termites. Mais révéler cette vérité à l’autre n’est pas simple non plus. Car si être dépositaire d’un secret est une marque de confiance suprême, certains secrets sont lourds à porter et font perdre toute sérénité. Un roman choral , où la sagesse et l’intelligence du cœur prennent le pas sur les jalousies et rivalités entre les êtres. Un roman à l’image de son auteure : viscéralement humain.

Rentrée littéraire : Le roman des Goscinny, Catel

Le roman des Goscinny par Catel aux éditions Grasset

©Karine Fléjo photographie

La vie fascinante du plus grand des scénaristes, René Goscinny, dessiné, conçu et écrit par la talentueuse Catel. Un magnifique hommage et la découverte de l’homme derrière le scénariste.

René Goscinny : La naissance d’une vocation

Dans ce superbe roman graphique, Catel nous invite à suivre le parcours de René Goscinny, de sa naissance à sa mort, mais aussi celui de sa famille. Né dans une famille juive dans les années 20 à Paris, il se fait très tôt remarquer par sa joie de vivre, sa bouille marrante et sa promptitude à faire rire les autres.  Il est le deuxième enfant du couple. Ses grands-parents, juifs ukrainiens, avaient dû fuir l’Empire russe au début du 20eme siècle pour fuir les persécutions et se sont lancés avec succès dans l’imprimerie à leur arrivée à Paris.

René, lui, grandit en Argentine. Avec son père, ingénieur chimiste et passionné de cinéma, il écume les salles obscures : Buster Keaton, Laurel et Hardy, Charlie Chaplin sont pour lui une révélation. Il prend conscience du formidable pouvoir du rire. Son but lui parait alors évident : dans la vie, il cherchera à rire et à faire rire.

Et pourtant, lors de la deuxième guerre mondiale, ce ne sont pas les rires mais les larmes qui peupleront sa vie, tandis qu’une partie de sa famille est déportée dans les camps.

Dans sa chambre d’enfant il s’amuse à reproduire en dessin les personnages de Walt Disney, qu’il admire tant. Ces dessins animés seront à l’origine de sa vocation. Excellent élève, il ne peut s’empêcher de voler des minutes aux cours pour dessiner dans la marge de ses cahiers. Une passion qui jamais ne le quittera. Au contraire.

Quand son père décède alors qu’il n’a que 17 ans, il doit faire des petits boulots et accepte d’être aide-comptable. Mais la comptabilité ne fait rire personne, lui encore moins que quiconque. Il décide alors de claquer la porte et de se donner les moyens d’assouvir son rêve : raconter les histoires en les dessinant.  Un parcours semé d’embûches, qui le conduira de l’Argentine à Paris en passant par New-York et Bruxelles. Mais quand on a la vocation chevillée au corps, on peut déplacer des montagnes.

Et il déplacera l’Everest.

Un roman graphique magnifique

Quand Anne Goscinny a proposé à Catel de consacrer un roman graphique à son père, le célèbre scénariste René Goscinny, Catel s’est montrée tout d’abord réticente. Seules les héroïnes l’intéressent, pas les héros. Heureusement pour nous, Catel a fini par changer d’avis. Elle nous livre ce roman graphique de plus de 300 pages en trichromie, à la fois terriblement vivant par son graphisme et passionnant par le parcours qu’il révèle. En effet, c’est l’histoire d’une véritable vocation qu’elle nous raconte. Pas juste une passion pour le dessin, mais une raison de vivre, un mode d’expression incontournable. Essentiel. Ni les échecs rencontrés, ni l’extrême misère dans laquelle il vit avec sa mère tandis qu’il tente de percer avec ses dessins, ne le conduisent à renoncer. Jamais. Au contraire, chaque échec est vécu comme un apprentissage, comme une occasion d’affiner ses choix : plus encore que le dessin, il va écrire des histoires, se focaliser sur le scénario. Là sera la voie de sa voix.

Ce roman graphique est organisé en chapitres de couleurs différentes, dans lesquels alternent les prises de paroles : les échanges entre Anne Goscinny et Catel, mais aussi les propos de René Goscinny lui-même dans ses notes et interviews aux journalistes. Les dessins, épurés, sont d’une grande puissance évocatrice et saisissent l’essentiel en quelques traits.

Un roman vivant, drôle et captivant sur le co-créateur d’Astérix, de Lucky Luke ou encore du Petit Nicolas, dont on connaissait davantage les albums que l’homme derrière ses personnages.

 

Livre pour bébé : Regarde autour du monde

regarde autour du monde éditions Nathan

©Karine Fléjo photographie

Un album tout en couleurs et en douceur, pour inviter votre bébé, dès six mois, à voyager. 

Une invitation au voyage

Dans cet album tendrement et joyeusement illustré par Emiri Hayashi, votre enfant va suivre les aventures de Pouf le chien à travers le monde. Sur chaque double page, il découvre avec l’intrépide petit chien, des pays et des animaux tous plus fantastiques les uns que les autres. Dans la savane avec les lions, au Japon sous les cerisiers en fleurs, en passant par la forêt tropicale et ses oiseaux, le Canada et ses caribous ou encore l’Australie et ses kangourous.

Une explosion de couleurs, de textures différentes au toucher, de scintillements  qui ne manqueront pas de captiver l’enfant.

Cinq raisons d’acheter ce livre à votre bébé

Les éditions Nathan ont concocté cet album pour les tout-petits et il faut reconnaître qu’il est réussi. Alors voici cinq bonnes raisons de craquer pour ce bonbon rose et brillant :

  • Il est très attrayant : l’enfant sera attiré par ses couleurs vives, ses inserts brillants et les illustrations d’une tendresse infinie d’Emiri Hayashi.
  • Il permet d’exercer le toucher : ses textures variées permettent à l’enfant d’identifier différents reliefs en passant ses doigts sur les pages : lisse, doux, strié, en velours… N’oubliez pas que la première expérience de votre enfant avec un livre sera la manipulation.
  • Il est adapté aux tout-petits : sur chaque double page, une histoire très courte, d’une  seule phrase. Peu à peu, le bébé va se familiariser avec la sonorité de la langue et comprendre l’histoire. Puis il va vouloir répéter des mots.
  • Il contribue, par la lecture, au développement du langage de l’enfant : lire des histoires à votre enfant, à partir de 6 mois, favorise son acquisition du langage.
  • Il est solide : ses pages cartonnées résisteront aux manipulations pas toujours délicates des tout-petits.

Le voyageur, Ulrich Alexander Boschwitz

Le voyageur Ulrich Alexander Boschwitz

©Karine Fléjo photographie

Le voyageur est un témoignage romanesque précieux de la situation de la population juive en Allemagne lors de la nuit de cristal. Ce manuscrit, rédigé en novembre 1938, a été retrouvé récemment à Francfort. Un devoir de mémoire.

Nuit de cristal : le quotidien des juifs allemands

Otto Silbermann est un négociant berlinois d’origine juive, dont les affaires avec son associé Becker marchent bien. Membre de la bourgeoisie berlinoise, il se sent allemand et n’a jamais envisagé de fuir son pays. C’est donc une situation presque irréelle pour lui, quand, de retour à son domicile, il apprend que des rafles systématiques ont lieu. Il échappe alors lui-même de peu à une arrestation et fuit dans Berlin, avec trois fois rien. Mais les hôtels dans lesquels il a l’habitude de descendre ne sont plus ces lieux chaleureux où il est bienvenu. Le personnel a peur et ne souhaite plus avoir de clientèle juive. Commence alors une errance sans fin. Mais fuir et tenter de regagner la France où étudie son fils nécessite de l’argent. Heureusement, il en a et son associé, de retour de négociations fructueuses, va lui apporter de l’argent frais. Du moins en est-il convaincu. Mais si son associé est allemand comme lui, il n’est pas juif. Pire, il est du côté des nazis et répond aux injonctions de son époque. Dès lors, il n’y a plus de collaboration ni d’amitié qui tienne, juste une haine incommensurable entre Becker et Silbermann. La déception et la blessure sont immenses pour Silbermann qui parvient néanmoins à sauver quelques milliers de marks de son affaire.

Les frontières se ferment. La fuite devient illusoire. Otto Silbermann n’a d’autre choix que de bouger en permanence, de prendre un train puis un autre, pour éviter de se faire arrêter.

Un témoignage essentiel sur les pogroms

Le voyageur a été rédigé par Ulrich Alexander Boschwitz à partir de la fin novembre 1938, autrement dit, au moment de la nuit de cristal. Son auteur, juif, né à Berlin, raconte de l’intérieur le quotidien des juifs allemands sous la dictature nazie. Il nous livre un témoignage historique de grande valeur, auquel il mêle sa propre expérience. Il a en effet dû lui-même émigrer en Scandinavie, puis en France, pour fuir les persécutions contre les juifs.

Au fil des pérégrinations ferroviaires de son personnage, il observe, décrit, écoute ce que les autres allemands pensent de cette nuit de cristal, et plus largement, des persécutions juives. Témoin de son époque, il retranscrit l’indifférence des uns, la haine des autres, la compassion parfois aussi. Au moment où les juifs restés en Allemagne réalisent qu’ils n’ont plus d’autre issue que de fuir le pays, le passage des frontières devient quasi impossible. Les pays européens comme les Etats-Unis ou les pays d’Amérique du sud n’accordent presque plus de visas. Ils sont alors pris au piège. Reste alors à tenter de passer clandestinement, en payant grassement des passeurs peu scrupuleux. Une situation qui n’est pas sans rappeler cruellement l’actualité des migrants. A croire que l’homme ne retient aucune leçon de l’histoire, ce qui rend ce témoignage romanesque d’autant plus essentiel.

Mon seul petit regret dans ce livre a été le manque de tension narrative. J’ai parfois trouvé un peu long et répétitif ces allers-retours en train. Mais cela n’enlève rien à la valeur indéniable de ce livre.

Informations pratiques

Le voyageur, par Ulrich Alexander Boschwitz – Traduction deDaniel Mirsky – 335 pages – Editions Grasset – Novembre 2019