Rencontre chez Shakespeare and Co au sujet de « L’homme qui aimait trop les livres »

Camille Racine et Ben Brown

Rencontre avec Camille Racine (éditrice chez Pocket) et Ben Brown (libraire de livres anciens) à la merveilleuse librairie Shakespeare and Company à Paris, à la faveur de la publication du livre d’Allison Hoover Bartlett :  » L’homme qui aimait trop les livres ».

Comment avez-vous découvert « L’homme qui aimait trop les livres » ?

Camille Racine : Dans un magazine littéraire, je suis tombée sur une petite chronique au sujet de ce livre, aux éditions Marchialy, qui disait : « C’est l’histoire d’une traque entre un libraire obstiné et un libraire de livres anciens. » Et alors dans ma tête tout s’est allumé et je me suis dit « Ce livre, il me le faut ! » Je me le suis procuré, j’étais en transe et j’ai saoulé tout le monde chez Pocket en leur disant qu’il fallait qu’ils le lisent. On est donc très heureux de le publier aujourd’hui.

Camille Racine

De quoi parle le livre en quelques mots ?

Camille R. : L’auteure est une journaliste américaine qui reçoit un livre très ancien de la part d’un ami, lequel lui demande de l’aider à estimer ce livre. Elle fait des recherches et découvre avec l’aide d’un libraire spécialisé qu’il s’agit d’un herbier très ancien estimé entre 3 et 5 000 dollars. Au fil de ses recherches sur cet herbier, elle découvre qu’il existe des anecdotes incroyables sur les voleurs de livres anciens. Elle apprend notamment qu’il existe un libraire de livres anciens qui s’est transformé en détective pour traquer un grand voleur de livres, John Gilkey, et se met à enquêter au point d’en tirer ce livre. Le rêve de ce voleur, est de devenir un gentleman anglais et d’avoir la bibliothèque dont on rêve tous. Avec ce livre, vous allez donc pénétrer un monde secret.

L'homme qui aimait trop les livres

Un monde qui est le quotidien de Ben Brown, libraire de livres anciens chez Shakespeare and Co à Paris.

Ben Brown

Comment avez-vous fait pour devenir libraire de livres anciens ?

Ben Brown : Après des études en maths à l’université je suis allée à Londres pour chercher du travail. Un jour, lors d’un déjeuner, le père d’un ami me dit qu’il connait un librairie de livres rares et qu’ils embauchent. Je ne connaissais pas du tout ce monde, mais pourquoi pas ? J’ai envoyé mon CV. J’ai été pris et y suis resté cinq ans. C’est là que j’ai appris toutes les bases. Je suis venu ensuite chez Shakespeare and Co à Paris.

Qu’est-ce qu’un livre « rare » ?

Ben B . : Il y a divers critères. Ce n’est pas forcément un livre édité en peu d’exemplaires, car cela dépend de l’état de la demande. C’est un livre qui vaut plus cher qu’à sa parution, c’est une reliure particulière, c’est une dédicace particulière, ou cela peut être un livre très recherché mais existant en peu d’exemplaires. J’ai par exemple un exemplaire de Ulysse de Joyce, dédicacé à un critique français, qui vaut 18 000 euros.

Shakespeare and Company

Comment estimez-vous la valeur des livres ?

Ben B. Je me réfère à des bibliographies officielles sur lesquelles figurent tous les titres, toutes les impressions, tous les tirages. Ce qui nous intéresse, ce sont les premières éditions. Mais ce n’est pas toujours facile à identifier, car parfois la page de titre manque, ou ils ne sont pas datés (surtout au XIXème siècle).

Comment vous approvisionnez-vous en livres rares chez Shakespeare and Company?

Ben B. : On a la chance d’être connus donc souvent ce sont les gens qui viennent ici nous présenter leurs livres, mais on passe aussi par des maisons de vente. Il y a aussi de grands marchés aux livres anciens dans plusieurs pays.

Avez-vous été déjà confronté aux vols comme dans le livre d’Allison Hoover Bartlett?

Ben B. : Oui, hélas. Et on retrouve très rarement un livre volé, sauf s’il s’agit d’un livre très particulier. On ne s’en rend compte que lors de l’inventaire.

—> Si vous voulez en savoir plus sur ce monde des passionnés de livres, qu’ils soient libraires, collectionneurs, bibliophiles mais aussi…voleurs, lisez donc le livre de Allison Hoover Bartlett, aux éditions Pocket : « L’homme qui aimait trop les livres. » !

Et vous, jusqu’où iriez-vous pour mettre la main sur le livre de vos rêves ?

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