Ciao Bella, de Serena Giuliano chez Pocket

Ciao Bella Serena Giuliano

©Karine Fléjo photographie

Vous avez envie d’un livre aussi tendre qu’émouvant ? Aussi dynamisant que drôle ? Un roman qui vous fasse voyager au soleil de l’Italie ? Alors ne manquez surtout pas Ciao Bella !

Déracinement et reconstruction

Anna attend son deuxième enfant et approche du terme. Entre son premier accouchement qui s’est mal passé avec un bébé prématuré né à 28 semaines et ses peurs multiples au quotidien, elle sent qu’elle a besoin d’aide. Et se tourne vers une psy pour tenter d’apaiser ses angoisses. En fait, Anna n’a pas peur. Elle est la peur : peur du chiffre 4, peur d’attraper une maladie, peur d’aller à la piscine, peur de conduire sur l’autoroute, peur de quitter ses repères. Peur, peur, peur. Mais elle est la première à se moquer d’elle-même. Elle a d’ailleurs ouvert un blog dans lequel, avec un humour délicieux, elle partage son quotidien de femme stressée.

Au fil des échanges avec sa psy, le lecteur comprend combien Anna a toujours dû se battre pour rester debout, pour évoluer dans un univers fait d’incertitudes, de peurs, de déracinement. De violence aussi.  A douze ans, elle a dû être arrachée à sa terre patrie, son Italie chérie, son amour de grand-mère, ses amies, la dolce vita. Tout ce qui nourrissait sa vie jusqu’alors. Et elle a appris qu’on peut tout perdre du jour au lendemain. Que rien n’est jamais acquis, pas même ce qu’on croyait indestructible.

Cette femme qui se pense fragile est en réalité une résiliente. Une fragilité forte. Un être que l‘on a envie de serrer dans ses bras et d’aimer…

Un roman lumineux qui fait un bien fou

Ce qui m’a séduite dans « Mamma  Maria » le nouveau roman de Serena Giuliano et que je retrouve dans ce premier roman « Ciao Bella », c’est l’humour inénarrable et la verve de l’auteur. Serena Giuliano vous fait passer du rire aux larmes, de la légèreté à la gravité en une respiration. Peintre des émotions, elle déploie dans son texte toute la palette des couleurs. Capable d’autodérision, Anna se moque de ses travers, de ses peurs tous azimuts. Avec délicatesse, elle évoque ses blessures, touche par touche, suffisamment pour nous faire prendre la pleine mesure de ce qui se trame mais sans jamais verser dans le pathos ou dans un tableau noir. Elle met de la lumière, partout, toujours. Elle nous entraîne dans son Italie natale, auprès de cette si chère grand-mère, dans les allées gorgées de soleil de la côte amalfitaine et nous insuffle sa formidable énergie, son incroyable appétit de vivre.

Un roman qui vous donnera furieusement envie de voyager en Italie et de dire aux êtres qui vous sont chers combien vous les aimez.

 

 

2 réflexions sur “Ciao Bella, de Serena Giuliano chez Pocket

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