Célestine du bac, Tatiana de Rosnay

Celestine du bac

Une magnifique histoire d’amitié entre deux êtres que tout semble opposer : un jeune homme de bonne famille et une SDF sans âge rongée par l’alcool.

Une rencontre improbable

Depuis le décès accidentel de sa mère alors qu’il n’était âgé que de deux an, Martin Dujeu vit seul avec son père, les conquêtes de ce dernier et son inséparable chien Germinal. En terminale dans une boite à bac réputée, lui autrefois excellent élève s’apprête encore à redoubler. Car la préoccupation de Martin, ce grand rêveur et amoureux de Zola, n’est absolument pas de décrocher son bac. Mais de terminer l’écriture de son premier roman, roman qu’il rédige en cachette de son père. Un père avec lequel la communication est d’ailleurs réduite aux formules de politesses.

Alors qu’il promène dans le quartier, il remarque une SDF d’un âge indéfinissable, assise sous un porche. Elle dit se prénommer Célestine du Bac. Quelques mots échangés à chaque passage. Un peu d’argent déposé à son intention la fois suivante. Des vêtements et des couvertures à l’arrivée du froid. Ce rituel devient important pour Martin, qui contre toute attente s’attache à la femme rongée par l’alcool, le froid et la dureté de la vie dehors. Une femme qui partage visiblement avec lui la passion pour l’écriture. Que consigne-t-elle dans son cahier ? Un mystère que Martin aimerait bien percer, à l’image de celui qui entoure la disparition de sa mère.

Un roman lumineux

Tatiana de Rosnay a écrit ce roman, Célestine du Bac en 1990. Puis l’a laissé dormir pendant 30 ans. On ne peut donc que se réjouir qu’elle l’ait retrouvé à la faveur d’un déménagement. Cette histoire d’amitié est en effet si belle, si bouleversante, et Martin comme Célestine si attachants, qu’il eût été dommage de ne pas les rencontrer.

C’est la rencontre entre deux univers opposés, celui du milieu bourgeois de Martin et celui du dépouillement le plus total de la rue. Mais c’est aussi la rencontre de deux belles âmes, de deux êtres viscéralement humains, animés par la passion de l’écriture. Si en apparence tout les séparent, en profondeur leurs valeurs humaines les rassemblent. Alors chacun va aider l’autre à avancer, à mettre du soleil dans son existence. A faire du reste de sa vie la plus belle partie de son existence.

Un roman lumineux, bienveillant, qui met du soleil dans les esprits à défaut de le voir briller dans le ciel de Paris ce moi de mai !

Informations pratiques

Célestine du bac, Tatiana de Rosnay – éditions Robert Laffont, mai 2021- 352 pages – 21,50€

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