Vivre se conjugue au présent, Alejandro G. Roemmers

Vivre se conjugue au présent Alejandro G. Roemmers

Un roman à l’intrigue très bien menée et aux personnages d’une grande humanité. Une invitation à vivre pleinement au présent.

Faire ses preuves

Alexia et Fernando se sont connus à l’école de journalisme et sont devenus amis. Aujourd’hui diplômé, Fernando attend l’affaire qui lui permettra de faire ses preuves. Aussi quand on lui demande de relever le défi d’interviewer Ron Davies, un millionnaire argentin qui vit en Patagonie, il décide de saisir sa chance. A la clef, une embauche en CDI au journal El Nacional. Depuis le scandale écologique qui a impliqué l’entreprise de Ron Davis il y a 20 ans, ce dernier n’a plus accordé aucun entretien à la presse. Et a complètement changé d’orientation, prenant fait et cause pour la protection de l’environnement. Un revirement sincère ou purement médiatique ? Peut-on changer à ce point ?

Or arrivé dans l’antre du millionnaire en Patagonie, il découvre un homme loin de l’image dure et calculatrice véhiculée par la presse. C’est un homme calme, réfléchi, chaleureux, vivant en symbiose avec la luxuriante nature environnante qui l’accueille. Ron Davis ignore que Fernando est venu enquêter sur lui et lui accorde sa confiance. Mieux : il le charge de retrouver son fils unique, Michael, qui a coupé les ponts avec lui depuis des années.

C’est donc un double défi que Fernando doit relever…

Un roman sur le pardon et l’amour

J’avais beaucoup aimé le précédent roman d’Alejandro G. Roemmers, axé développement personnel : Le retour du jeune prince (chronique ICI). J’étais donc impatiente de découvrir Vivre se conjugue au présent, lequel s’inscrit dans un registre très différent, davantage roman pur que développement personnel, même s’il invite à vivre pleinement l’instant présent.

Alejandro G. Roemmers nous livre un roman aux personnages très attachants. Au fil des pages, on découvre des êtres viscéralement humains, loin des préjugés dus à leur fonction ou aux rumeurs médiatiques. Peut-on changer après avoir opéré une prise de conscience ? Oui, nous répond l’auteur. L’erreur est humaine, mais non condamnable si on en tire des leçons et surtout, si on décide de ne pas la répéter. L’importance du pardon, la rédemption, l’ouverture à l’autre guident l’histoire. Une histoire pleine de rebondissements, qui tient le lecteur en haleine du début à la fin.

Informations pratiques

Vivre se conjugue au présent, Alejandro G. Roemmers – City éditions – 256 pages – 17,90€

Le harcèlement. Le repérer, le stopper. (I. Filliozat)

Le harcèlement Filliozat

Le harcèlement est un véritable fléau. Les auteures aident ici l’enfant à comprendre quand le harcèlement commence et comment y faire face.

Repérer le harcèlement scolaire

Les carnets Filliozat accompagnent les enfants dans leur apprentissage de l’existence. le thème abordé ici est celui du harcèlement scolaire. Que votre enfant soit victime, témoin ou harceleur, il est important de lui faire prendre conscience de ce qui se joue, de la gravité d’un tel procédé et de la nécessité d’y mettre un terme en trouvant les bons interlocuteurs.

Grâce à divers exercices ludiques, l’enfant apprend à identifier les rôles des divers protagonistes : harceleur, harcelé, témoin. Il apprend à faire la part des choses entre moqueries, menaces, insultes, calomnies et donc à percevoir quand cela relève du harcèlement. Notamment du fait de la répétition de la situation.

Face au harcèlement scolaire, que l’on soit la victime ou le témoin de ces scènes, comment réagir? Plusieurs outils sont donnés à l’enfant. qu’il s’agisse d’attitudes à adopter, de techniques mentales ou de numéros de téléphone d’urgence.

Les illustrations sont claires et très parlantes et les explications adaptées à la compréhension de l’enfant.

Stopper le harcèlement scolaire

En France, on dénombre un enfant sur dix victime de harcèlement scolaire. Que ce soit en primaire, au collègue ou au lycée. le harcèlement peut être le fait d’enfants entre eux ou d’adultes avec des enfants. Sous l’expertise d‘Isabelle Filliozat, Violène Riefolo et Chantal Rojzman, psychopraticienne et thérapeute sociale fournissent aux enfants des outils pour sortir de l’enfer du harcèlement. C’est très concret, directement applicable dans le quotidien. Un ouvrage d’autant plus précieux qu’il n’est pas toujours aisé de trouver les bons mots pour aborder un tel sujet avec l’enfant. Ce dernier, s’il est harcelé, vit en effet dans la peur et dans la honte. Il a alors tendance à se replier sur lui-même et à fuir le dialogue. Ce livre permet d’amorcer le dialogue, d’accompagner l’enfant dans l’épreuve qu’il traverse ou dont il est témoin.

Un excellent outil pédagogique.

Informations pratiques

Les carnets Filliozat, Violène Riefolo et Chantal Rojzman. Le harcèlement. le repérer et le stopper – éditions Nathan, mai 2021 – Pour enfants de 7 à 12 ans – 40 pages – 6,90€

Citation du jour

Ecrire, c’est jouer avec le silence, c’est dire, de manière détournée, des secrets indicibles dans la vie réelle. La littérature est un art de la rétention. On se retient comme dans les premiers moments de l’amour. quand nous viennent à l’esprit des phrases banales, des déclarations enflammées que l’on se force à ne as dire pour ne pas abimer la beauté du moment. La littérature consiste dans une érotique du silence. Ce qui compte, c’est ce qu’on ne dit pas.

Leila Slimani – Le parfum des fleurs la nuit (Stock)

Reviens Lila, Magali Laurent et Françoise-Marie Santucci

Reviens Lila

Le combat poignant d’une mère dont la fille Lila a été kidnappée par son père, parti faire le djihad.

Kidnapping d’enfant

Octobre 2015. Lila, 3 ans ½, s’apprête à partir en vacances avec son père, Anis, en Tunisie, pays natal de ce dernier. C’est d’ailleurs lors de vacances en Tunisie, que Magali a rencontré celui qui allait devenir son époux. Un homme attentionné, charismatique, aimant, élégant. Rien à voir avec celui qu’il est devenu sous ses yeux, méprisant, cassant, trainant avec une barbe longue et une djellaba, fréquentant assidument la mosquée. Un homme dont elle a divorcé mais avec lequel elle s’efforce de garder des rapports cordiaux pour le bien de leur fille Lila.

Ce n’est pas la première fois qu’il emmène Lila au pays. Magali ne s’en inquiète donc pas outre mesure.

Mais un coup de fil une semaine plus tard la fait basculer dans l’horreur : la sœur d’Anis lui apprend qu’il ne reviendra pas. Ni sa fille. Il a kidnappé Lila. Pire, il n’est pas en Tunisie mais en Turquie et s’apprête à rejoindre la Syrie avec l’enfant.

Pour Magali et ses proches, c’est la sidération.

Commence alors un long combat pour tenter de localiser et de récupérer sa fille…

Islamisme radical et Djihad

Ce récit de Magali Laurent, Reviens Lila, paru aux éditions Grasset, dépasse le simple besoin de faire savoir à sa fille Lila qu’elle la recherche, quels combats elle mène depuis sa disparition, quels rapports elle a entretenu avec son père, ce qu’elle a vu et ce qu’elle n’a pas su/pu voir le concernant. C’est un témoignage qui s’adresse à chacun d’entre nous. Non seulement aux autres mères confrontées à un enlèvement d’enfant, à cet arrachement inhumain, mais aussi aux hommes et femmes qui nourrissent tant de défiance face aux femmes comme Magali. En effet, parce qu’elle a été mariée à un homme aujourd’hui djihadiste, elle est assimilée à une terroriste ou du moins à une femme potentiellement dangereuse dans l’esprit de beaucoup. A l’horreur d’avoir perdu la chair de sa chair, s’ajoute le rejet des gens. Une double peine.

Avec beaucoup de pudeur, de sensibilité, elle évoque les années qui ont précédé l’enlèvement de Lila. Ce basculement d’Anis vers un islam radical. Sa honte de s’être trompée sur lui. Ces changements qu’elle a vus, sans imaginer qu’il irait si loin. Sans imaginer pareille issue.

On ne peut qu’être indiciblement ému par le sort de cette femme et admiratif de son courage. Un témoignage poignant. Un cri d’amour d’une mère à sa fille.

Informations pratiques

Reviens Lila, Magali Laurent et Françoise-Marie Santucci- Editions Grasset, février 2021 – 18€ – 22à pages

Prochains livres sur le blog

La semaine prochaine, retrouvez sur le blog, comme chaque semaine, des nouveautés littéraires pour adultes comme pour enfants.

Au programme de la semaine à venir

Côté littérature adulte :

  • Reviens Lila, Magali Laurent et Françoise-Marie Santucci- Editions Grasset : Le combat poignant d’une mère dont la fille Lila a été kidnappée par son père, parti faire le djihad. un témoignage bouleversant.
  • Mais aussi Vivre se conjugue au présent, Alejandro G. Roemmers – City éditions : Un roman à l’intrigue très bien menée et aux personnages d’une grande humanité. Une invitation à vivre pleinement au présent.
  • Ou encore Le parfum des fleurs la nuit, Leila Slimani – éditions Stock, 2021 : Récit d’une expérience étonnante, celle de passer une nuit dans un musée. L’occasion de mener une analyse passionnante sur le métier d’écrivain et la création littéraire.

Côté livre pour enfants :

  • Je vous parlerai d’un livre essentiel pour vos enfants tandis qu’on parle de plus en plus de harcèlement à l’école. Que votre enfant soit témoin ou victime de harcèlement, ce livre fournit des outils pour le faire stopper. Les carnets Filliozat, Violène Riefolo et Chantal Rojzman. Le harcèlement. le repérer et le stopper – éditions Nathan. Le harcèlement est un véritable fléau. Les auteures aident ici l’enfant à comprendre quand le harcèlement commence et comment y faire face.

Et bien sûr, des citations, des extraits chaque jour de la semaine !

Le courage des autres en version poche!

Des portraits croqués sur le vif lors de trajets de métro. Des êtres comme vous et moi, avec leurs côtés émouvants, énervants, héroïques mais aussi lâches parfois. Un livre très original et vraiment touchant.

Radioscopie de l’être humain

Hugo Boris est âgé de vingt-sept ans et vient de décrocher avec succès sa ceinture noire de karaté. Un art martial qu’il pratique depuis dix ans suite à une agression à laquelle il a échappé de peu. De quoi désormais savoir se défendre en cas de besoin. Du moins le pense-t-il. Mais quand le lendemain de cet examen de karaté, il est témoin d’une agression dans le RER, sa ceinture noire ne lui est d’aucun secours. Tétanisé, il est en état de sidération. Si la veille sur le tatamis il simulait l’agressivité du combat, aujourd’hui la menace est réelle mais le combat absent. Il parvient seulement à tirer la sonnette d’alarme avant de fuir de la rame.

« La ceinture sonne maintenant comme un mensonge impardonnable, et cette imposture s’élargit brusquement, dans ma détresse, à tout ce qu’on m’a appris et que je ne sais pas faire. »

Ce qui aurait pu rester une impression fugace, un événement sans lendemain, s’inscrit au contraire chez l’auteur comme un traumatisme.

« J’ai la maladie de la peur. Je suis devenu la proie de ce mot. Ma propre réaction me terrorise, me dévirilise, me tend mon reflet authentique (…) Si lâche, si friable. »

Dès lors, à chaque fois qu’il prend les transports en commun, Hugo Boris se met à observer le comportement des autres voyageurs, à guetter s’il y a chez eux le courage qu’il n’a pas eu. Sur des bouts de papier, des coins de carnet, des tickets de métro, tout ce qui peut servir de support à des écrits, il prend des notes sur ce dont il est témoin : la beauté des échanges, le courage de certains, la tendresse de certaines situations, l’agressivité d’autres. Pendant 15 années, il va ainsi prendre la température de la société, brassée dans les métros et RER, bus et train, et se constituer un amas de notes, véritable herbier dont il décide de faire un livre : Le courage des autres.

Un livre touchant et sincère

C’est sous un angle très original que l’auteur aborde la question du courage. Original et authentique aussi. En effet, Hugo Boris ne se cache pas d’être peureux, et de regretter que sa ceinture noire de karaté ne lui ait au final pas donné davantage de confiance en lui ni d’outils pour se défendre. Il se met à nu, indiciblement touchant, et évoque ses peurs, son admiration pour ceux qui osent dire, faire,  agir quand la situation le nécessite. Il décrit aussi ce courage qu’il s’est découvert en devenant papa : quand il prend le RER avec son fils Gabriel âgé de quelques mois, il se sent invincible :

 » Ses 9 kilos font passer en moi une vigueur qui ne vient pas de moi. Je suis invincible quand je voyage avec Gabriel. Si quelqu’un le touche, je le tue. Je le sais et tout le monde le sait. En me permettant d’émettre ce tendre rayonnement de sécurité moi aussi (…), il me fait entrevoir quelques instants le doux confort de la force. »

Un livre qui parle de l’auteur mais aussi de vous et moi, de toutes ces personnes qui prennent les transports en commun. Ne vous est-il jamais arrivé de ne pas parler, ou de ne pas agir, tétanisé de peur? Si certainement. Comme Hugo Boris dans ce métro. Et si son expérience particulière nous touche, c’est par sa vocation universelle. L’humanité entière se retrouve dans ces voitures du métro, et montre tantôt ce qu’elle a de plus lumineux, tantôt ce qu’elle a de plus sombre. C’est cette peinture contrastée que nous offre avec beaucoup de sensibilité et d’authenticité Hugo Boris ici.

Informations pratiques

Le courage des autres, Hugo Boris – éditions Pocket, mars 2021 – 5,95€ – 160 pages

Roule ma poule, Denise Tidiman

roule ma poule

Quand un couple, soudé jusqu’alors, n’envisage pas la retraite de la même façon. Que faire, se résigner ? Ou vivre ses rêves envers et contre tout ? Un roman tendre et envolé.

Retraite et voyages

Agathe n’envisageait pas la retraite d’un très bon œil. Mais les 50000€ qu’elle a gagnés à un jeu de hasard changent la donne. C’est décidé, elle va assouvir son envie de voyage et acheter un camping-car ! Une surprise qu’elle réserve à son mari Victor pour leurs 40 ans de mariage.

Mais quand elle lui présente fièrement le camping-car, c’est la douche froide. Victor, qui en tant que chauffeur routier a sillonné les routes toute sa vie, a envie de sédentarité, de rester bien tranquillement chez lui à cultiver son potager. Et puis, vivre dans un si petit habitacle, cela ne l’enchante pas du tout.

Que faire, quand dans le couple les envies et besoins ne sont plus partagés ? Faut-il se résigner pour satisfaire l’autre conjoint ? Faut-il s’arc-bouter à ses rêves, quitte à le faire seul(e) ? Faut-il chercher un compromis ?

Un roman tendre et envolé

Ce sont des personnages très attachants que nous propose Denise Tidiman dans Roule ma poule, paru aux éditions Jouvence. Agathe a fantasmé en entendant son mari routier lui parler toutes ces années des villes et villages qu’il a traversés. Il lui avait promis qu’à la retraite, ils sillonneraient les routes ensemble, qu’à son tour elle découvrirait du pays. Alors aujourd’hui elle est impatiente de passer à l’action. On s’attache à Agathe, on est ému par son désarroi face à la réaction de son mari. Tout comme on applaudit sa détermination et son courage.

C’est un roman tendre, plein d’humour et de fraicheur aussi. Une histoire qui nous montre qu’il faut faire confiance en la vie, en sa capacité à nous surprendre, dans le bon sens comme dans le mauvais sens. Car Victor n’a pas dit son dernier mot.

Informations pratiques

Roule ma poule, Denise Tidiman – Editions Jouvence, février 2021- 17,9à€- 283 pages

Ma vie d’instit (tome 2), Emy Bill

ma vie d'instit

Le quotidien plein d’humour – parfois noir- d’une professeure des écoles passionnée par son métier. Les 1000 et 1 casquettes du métier d’enseignant. Jubilatoire!

Le quotidien d’une professeure des écoles

Quand Emy Bill s’est lancée dans une carrière d’enseignante, il y a tout d’abord eu les stages. Des immersions parfois chaleureuses, parfois glaciales dans des écoles primaires. Mais même ses pires expériences ne sont pas venues à bout de sa passion, de son désir d’enseigner aux enfants. Elle sera Instit, un point c’est tout.

Sauf que la vie d’instit ne se résume pas qu’à l’enseignement des savoirs à nos chères têtes blondes. Etre prof des écoles, c’est aussi être gendarme pour rétablir le calme dans la classe, infirmière pour soigner les petits bobos de la cour de récré, assistante sociale pour répondre aux désirs des parents, cuisinière pour l’atelier cuisine et tant d’autres casquettes encore. Etre instit c’est être un couteau suisse 😉

Alors imaginez, quand dans ce quotidien aux multiples rebondissements et aux multiples ajustements nécessaires, débarque la Covid-19. Entre absence d’informations et informations contradictoires, c’est le grand bazar.

L’école en temps de covid-19

Emy Bill est une professeure des écoles doublée d’une excellente dessinatrice. Sur son blog, « Pour mieux te croquer « (cliquez ICI) , elle publie au quotidien des dessins pleins d’humour et de tendresse, sur les perles de ses élèves, sur les joies et les difficultés de son métier d’instit. Après le succès de sa première BD, elle nous revient avec un Tome 2 : Ma vie d’instit, publié chez City éditions. Et c’est purement jubilatoire. Si vous avez peur de passer pour une folle car vous éclatez de rire toute seule devant votre livre, ne le lisez pas. Si vous avez envie de soleil, de rires, de passer un excellent moment en immersion dans une école, foncez acheter cette bande dessinée.

Non seulement l’humour de l’auteure est savoureux, son regard sensible et juste, sa passion pour son métier palpable, mais elle a un formidable trait de crayon. Les dessins sont drôles et les expressions cocasses renforcent la puissance du propos. Plutôt que de vous en parler encore et encore, retournez sur les bancs de l’école en lisant cette BD!

Informations pratiques

Ma vie d’instit (tome 2), Emy Bill – City éditions, mai 2021 – 16,90€ -144 pages

Glissez Claire Norton dans votre poche!

ces petits riens qui nous animent

Un livre plein d’humanité, aux personnages indiciblement attachants, sur le pouvoir fabuleux de la solidarité, de l’amitié et de l’empathie. Ou quand l’union fait la force. Captivant et émouvant.

Hasard ou destin ?

Aude, Alexandre et Nicolas ne se connaissaient pas. Jusqu’à ce que leurs pas les amènent un jour de printemps au Parc des Buttes Chaumont, dans le nord-est parisien, pour évacuer dans cet océan de verdure leurs soucis respectifs.

Aude est tombée sur son mari accompagné d’une maîtresse et ne sait plus quelle suite donner à son couple. Alexandre est né dans une famille très conventionnelle et se trouve écartelé entre les attentes parentales et son choix amoureux.

Nicolas, quant à lui, est préoccupé par l’attitude de son frère auquel il est si soudé. Ce dernier a en effet annulé leur rendez-vous, ce qui n’est pas dans ses habitudes.

Chacun, perdu dans ses pensées, est alors interpelé par une jeune fille, suspendue dans le vide, qui menace de sauter. Impossible de rester simple spectateur à cet acte désespéré. Tous les trois émergent de leurs ruminations pour voler à son secours. Mais la jeune fille accepte de renoncer à sauter à condition que les trois inconnus consentent à remplir une étrange mission pour elle.  La vie de chacun prend alors un virage à 180 degrés. Pour le meilleur ou pour le pire ?

Un roman impossible à lâcher

Après En ton âme et conscienceMalgré nous, Claire Norton nous revient avec un troisième roman parfaitement abouti : Ces petits riens qui nous animent. Un roman admirablement construit, qui tient le lecteur en haleine du début à la fin, happé par l’histoire de ces êtres indiciblement attachants.

En portant assistance à la jeune fille, Aude, Nicolas et Alexandre vont s’aider eux-mêmes aussi, découvrir et dépasser leurs limites, apprendre à se respecter, à s’aimer tels qu’ils sont, à ne plus se soumettre au regard et aux attentes des autres. A exister, enfin. Ce que chacun hésitait à entreprendre seul, devient plus aisé grâce à l’amitié qui nait entre eux, à l’écoute bienveillante que chacun a envers l’autre, à l’énergie positive qui circule entre eux. Les montagnes deviennent dunes. Les obstacles ne le sont plus.

Une captivante histoire d’amour et d’amitié, véritable ode à l’entraide et à l’empathie.

A lire absolument !

Informations pratiques

Ces petits riens qui nous animent, Claire Norton – éditions Pocket, avril 2021,- 448 pages – 7,95€