Brassens, Jeanne et Joha, Maryline Martin

Brassens, Jeanne et Joha

Pipe à la bouche et la guitare à la main, tout le monde connaît Georges Brassens, le chanteur. Mais que sait-on de l’homme? Peu de choses. Maryline Martin nous emmène alors coté coulisses, rencontrer les deux femmes de sa vie. Ses deux amours.

Brassens côté coulisses

En août 1981, alors qu’il se sait condamné et le cache à ses amis et au public, Brassens vient trouver le repos et l’inspiration dans ce petit village de Bretagne où il a une maison, près de Paimpol. A ses côtés, l’aimante et dévouée Joha, surnommée affectueusement Püpchen par Brassens. Une femme qui le suit partout, en concert, en vacances, mais qui ne partage pas son toit à Paris ni n’apparait sur un contrat de mariage entre eux. Une femme à laquelle il voue un amour infini. Sa déesse de la Baltique depuis 34 ans.

Tandis que le temps lui est désormais compté, le chanteur rembobine le fil de sa vie. Ses doutes face aux refus multiples des éditeurs de musique en 1940. Le soutien sans faille de celle qui a cru en lui du haut de ses 65 ans et l’a aimé passionnément, bien que mariée et de 30 ans son aînée : Jeanne. Il se remémore ses débuts sous la protection de Patachou qui a su immédiatement déceler en lui un talent rare. Mais aussi sa rencontre avec Joha, sa relation à la paternité, sa passion de toujours pour les livres et la littérature, tout particulièrement pour la poésie. Ses amis, ses succès.

Les amours de Georges Brassens

En octobre, nous fêterons le centenaire de la naissance de Brassens et le 40ème anniversaire de sa disparition. Aussi, Maryline Martin nous offre la chance de découvrir l’homme derrière le chanteur. Un homme que l’on connait peu et dont on connait encore moins les deux femmes qu’il a aimées : Jeanne et Joha.

Ceux qui ont aimé notamment le roman-récit de Maryline Martin autour de la Goulue, vont se réjouir de retrouver sa si délicate plume ! Les autres, de la découvrir. Pas de voyeurisme ici, ni de révélations croustillantes, ce serait mal connaître l’auteure. Non, c’est un portrait intimiste, touchant, respectueux que nous offre Maryline.

Avec pudeur, elle lève le voile sur un pan méconnu de la vie du chanteur : ses amours. Deux femmes qui l’ont nourri, ont nourri son inspiration, ses textes, ses chansons. Deux femmes qui ont énormément compté pour celui qui était si à l’aise ne public et si réservé en privé, si embarrassé pour exprimer ses sentiments.

Un récit entre passé et présent, d’une grande sensibilité. Un très bel hommage à ses deux muses.

Informations pratiques

Brassens, Jeanne et Joha, Maryline Martin – éditions du Rocher, septembre 2021 – 16,90€- 170 pages