Le rire des déesses, Ananda Devi

le rire des déesses

En cette rentrée littéraire, Ananda Devi nous offre une immersion en Inde, dans un groupe de femme et de transsexuels malmenés par la société. Le roman d’une révolte mais aussi un roman d’amour.

La condition des femmes en Inde

Nous sommes dans un quartier très pauvre de l’Inde, appelé la Ruelle. Le quartier des prostituées. Parmi elles, Veena. Elle a fui sa famille pauvre, laquelle la maltraitait et cherchait en vain à la marier, faute de dot suffisante.  Mais elle n’a pas quitté la misère pour autant et se retrouve avec d’autres prostituées, sous le joug d’une maquerelle acariâtre.

Veena a une fille, âgée désormais de dix ans. Une fille qu’elle ne parvient pas à aimer, à laquelle elle craint trop de s’attacher tant elle pressent l’avenir horrible qui l’attend, comme pour la majorité des femmes issues des basses castes en Inde. Pendant que sa mère Veena fait commerce de son corps pour survivre, Chinti reste cachée derrière une paroi. Témoin des violences que subi Veena, elle se promet qu’elle échappera à pareil sort.  

Aussi quand un client de sa mère, Shivnath, homme de Dieu corrompu, jette son dévolu sur l’enfant, désireux de l’élever au rang de déesse, Chinti pense avoir trouvé une porte pour s’envoler de sa cage. Pour s’élever au dessus de sa condition. A moins que ne s’ouvre à elle une prison plus grande encore…

Le cri de révolte des femmes

Avec Le rire des déesses, Ananda Devi nous transporte dans les bas-fonds de l’Inde et nous dresse les portraits d’une enfant attachante et de sa mère. Et à travers elles, celui des femmes là-bas, malmenées, déconsidérées, esclaves des hommes. Mais non résignées pour autant. Car ces femmes sont extraordinairement courageuses, combattives, de véritables guerrières. Et se mobilisent toutes pour voler au secours de Chinti.

Si j’ai trouvé les sujets traités très intéressants, édifiants, notamment la place des femmes et des transsexuels en Inde, les dérives des religieux, l’amour maternel, la colère des femmes, j’ai eu plus de mal avec le style très lyrique de l’auteur, lequel m’a freinée. Je vous laisse juger par vous-même !

Informations pratiques

Le rire des déesses, Ananda Devi – rentrée littéraire – éditions Grasset aout 2021 – 235 pages – 19,50€

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