Double Nelson, Philippe Djian

Double Nelson Djian Flammarion

En cette rentrée littéraire, Philippe Djian nous parle d’amour, ou plus exactement, de la renaissance d’un amour.

Fin d’un amour ou nouveau départ

Le livre commence sur un amour qui s’achève. Sur une gifle qu’Edith donne à Luc, l’homme dont elle partage la vie depuis neuf mois. Ils viennent pourtant de passer ensemble des mois intenses, enfiévrés, passionnés. Eux dont les univers sont si différents qu’ils n’auraient jamais dû se rencontrer. Edith fait en effet partie des forces spéciales d’intervention de l’armée et a toujours l’esprit squatté par une nouvelle mission, mission dont elle ne peut à chaque fois dévoiler que quelques bribes à Luc. Tout en ne vivant, ne dormant, ne parlant que de cela.

Luc, quant à lui, est écrivain. Et, même si cette rupture sentimentale est douloureuse, il sait par expérience qu’elle sera créatrice. Rien de tel qu’une rupture, des tensions, de la colère, pour alimenter l’écriture.

Seulement voilà, alors que l’inspiration lui revient, qu’il pense avoir tourné la page avec Edith comme avec les précédentes femmes de sa vie, Edith resurgit. A la faveur d’une mission qui a mal tourné, elle a besoin de se cacher quelque temps chez Luc. Ce dernier accepte.

Cela va-t-il demeurer une simple cohabitation « amicale », ou cette proximité physique va -t-elle attiser à nouveau les braises de l’amour ? En finit-on vraiment un jour avec nos histoires d’amour ?

L’amour toujours en cette rentrée littéraire

L’amour toujours, c’est un peu la morale du roman de Philippe Djian, Double Nelson, paru chez Flammarion en cette rentrée littéraire. L’amour qui perdure, même au-delà de la rupture, comme une part de soi. Une part de son histoire.

J’avoue avoir un sentiment très mitigé concernant ce roman. Ce ressenti n’est que le mien. Je reste dubitative, ma lecture terminée. J’ai été embarquée par le début du roman, par cette histoire d’amour qui ne se clôt pas vraiment et étais impatiente de voir si les personnages allaient pouvoir se donner une seconde chance. Or ce virage a mis du temps à être pris et entre les deux, un sentiment de vide, de flottement, de stagnation. Je me suis obligée à terminer ma lecture mais ai peiné, peu sensible au caractère loufoque et peu crédible des rebondissements concernant la mission d’Edith, cherchant une tension narrative qui ne venait pas. Je vous laisse donc juge et suis impatiente de connaitre votre avis !

Informations pratiques

Double Nelson, Philippe Djian – rentrée littéraire – Editions Flammarion, août 2021- 232 pages – 20€