Géraldine Dalban-Moreynas : « Méfiez-vous du sentiment de ne pas être malheureux »

Après l’énorme succès de son premier roman « On ne meurt pas d’amour (chronique ICI), c’est aux éditions Albin Michel que Géraldine Dalban-Moreynas publie son deuxième livre en ce mois d’octobre : « Elle voulait juste être heureuse ». Rencontre avec la chaleureuse romancière dans le superbe cadre de l’Alcazar à Paris.

Comment est venue l’idée de ce deuxième livre « Elle voulait juste être heureuse » ?

Petit à petit, j’ai commencé à avoir beaucoup de monde à me suivre sur Instagram (compte Insta : Geraldinefromlabutte) et revenait souvent la remarque : « Vous, c’est facile, vous avez claqué des doigts, vous avez acheté un Riad à Marrakech, vous vous êtes mise à vendre des tapis et ça cartonne ». Je me suis dit que j’allais écrire pour démonter un peu ce mythe de petite fille née avec une cuillère en argent dans la bouche, pour laquelle tout a été facile, car ce n’est pas vrai. Et j’avais aussi beaucoup envie de répondre à ces gens qui m’écrivaient et qui me disaient ne pas oser quitter une situation qui ne leur convenait pas.

La notion de bonheur

J’avais envie de dire à travers ce livre : si à un moment donné, vous sentez que vous n’êtes pas à votre place, n’y restez pas. Méfiez-vous du sentiment de ne pas être malheureux. Si on demande aux gens : ça va ? Ils répondent que ça va, c’est une forme d’encéphalogramme plat. Mais si vous leur demandez s’ils sont heureux, ils ne sont pas capables de répondre, car s’ils s’interrogent vraiment, ils réalisent qu’ils ne le sont pas vraiment. Donc prenez le risque, même si c’est compliqué, raide parfois, pour atteindre cette place où vous pourrez vous dire « là je suis heureux ».

C’est aussi une histoire d’amour

J’avais aussi envie de raconter cette société où il est très difficile d’aimer, surtout passé 40 ans, car avant on est encore un peu naïf. Il y a une violence de la société amoureuse actuelle due aux applis de rencontres, aux réseaux sociaux, à cette société où on peut tout faire en cliquant sur son téléphone. Les sites de rencontre ont apporté une urgence tant dans la rencontre, dans le développement des sentiments que dans la rupture. Tout va hyper vite. On se rencontre beaucoup plus vite qu’avant, on se dit « je t’aime » au bout de 3 jours et on se désaime aussi rapidement.

Un livre qui peut accompagner les gens

Je vois dans les retours, que ce livre peut accompagner les gens, leur donner l’impulsion s’ils ont envie de changer mais n’osent pas sauter le pas en raison de la pression de leur entourage, de peurs diverses.

2 réflexions sur “Géraldine Dalban-Moreynas : « Méfiez-vous du sentiment de ne pas être malheureux »

  1. J’ai beaucoup aimé son livre parce qu’il m’a parlé. J’aime sa façon d’être cash, et sa philosophie de vie. Son roman est le reflet de sa personnalité: on aime ou pas, mais moi j’adore ! Ce questionnement de milieu de vie, on y passe toutes. Il est nécessaire et bénéfique ❤️

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